Accéder au contenu principal
Revue de presse française

À la Une: la répression se durcit en Biélorussie

Audio 04:16
Les forces de l'ordre biélorusses interviennent lors d'une manifestation à Minsk, le 10 août 2020, contre la réelection d'Alexandre Loukachenko au poste de président.
Les forces de l'ordre biélorusses interviennent lors d'une manifestation à Minsk, le 10 août 2020, contre la réelection d'Alexandre Loukachenko au poste de président. REUTERS/Vasily Fedosenko
Par : Sébastien Duhamel
9 mn

Publicité

« Biélorussie : le régime en guerre contre la rue », affiche Le Monde en Une, au-dessus d'une photo qui montre une jeune femme essuyant ses larmes de sa main gauche et tenant, dans sa main droite, une pancarte. Sur celle-ci on peut lire que c'est son anniversaire et qu'elle demande simplement « l'arrêt des violences policières ». Car la « dérive violente du régime se confirme », explique Le Monde dans le corps du journal avant de préciser : « Deux manifestants ont été tués par les policiers lors des protestations contre la réélection (d'Alexandre Loukachenko) qualifiée de mascarade ».

Oui, « la répression s'intensifie en Biélorussie », affirme également Le Figaro. « Le retour de l'Internet, fréquemment coupé, a permis la diffusion de vidéos montrant des scène de tabassage systématique par les forces de l'ordre », peut-on lire. Le journal revient aussi sur les images des chaines de télévision d'État montrant « des jeunes arrêtés, visiblement terrorisés, avouant leur participation aux manifestations et faisant repentance ». 6 700 arrestations depuis l'élection de dimanche, mais selon la présidente du sénat, Natalia Kotchanova, citée ici : plus de 1 000 personnes auraient été relâchées hier soir, « avec l'obligation de ne pas participer à des manifestations non autorisées »

« Femmes et ouvriers minent le système Loukachenko »

Libération estime pour sa part que les femmes et les ouvriers « minent le système Loukachenko ».« Depuis mercredi, écrit Libé, les femmes se mobilisent pour demander la paix - vêtues de blanc, des fleurs à la main, elles étaient des milliers hier à former une chaîne le long de l’avenue de l’Indépendance, l’une des rues les plus longues d’Europe. » Le quotidien évoque par ailleurs les grèves à l'usine BelAZ de Zhodino par exemple, l’un des fleurons de l’industrie biélorusse qui produit des engins miniers. À l'usine d'État Keramin également, produisant des lavabos et carrelages en céramique et qui connait « la première grève de son histoire ».

Dans un second article, Libération présente ensuite les initiatives diplomatiques à l'international. La réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne notamment, prévue aujourd'hui par visioconférence sur invitation de la Pologne. Or, selon Libération, « la répression menée par Alexandre Loukachenko ne devrait pas monopoliser le débat : la crise libanaise et les manœuvres turques dans l’est de la Méditerranée figurent également à l’ordre du jour ».

Les tensions greco-turques en méditerranée

« L'UE au secours de la Grèce », écrit Le Figaro, rappelant qu'Athènes exige « une réaction nette de l'Union européenne, après le déploiement par la Turquie d'un navire de recherche sismique, escorté par des batiments militaires dans le sud-est de la mer Égée ». « Dans les eaux riches en hydrocarbures de l’île de Kastellórizo », précise Libération. Des eaux «sur lesquelles les deux pays sont en désaccord», une situation « faisant craindre une dangereuse escalade », poursuit Libé.

Le journal voit un Erdogan montrant les muscles, et un Emmanuel Macron montant d'un ton car, après Athènes, qui a mis « son armée en état d’alerte et dépêché sa marine et des avions dans la zone, la France a rejoint le bal hier matin, en mobilisant (pour des exercices conjoints) la frégate la Fayette, qui était déjà dans la région, ainsi que le porte-hélicoptère Tonnerre, deuxième plus gros navire de guerre français, alors en route pour le Liban où il doit acheminer de l’aide ».

« Pourquoi Macron s'engage au Liban »

« Pourquoi Macron s'engage au Liban », question justement en Une du Figaro ce matin. « Un pari risqué » pour le chef de l’État français souligne le quotidien, avant de développer : le président français « en première ligne après la catastrophe de Beyrouth veut renforcer l'influence française et contenir le Hezbollah ». Un pari à la fois « économique, politique et géopolitique » donc, pour Le Figaro.

Économique avec la conférence de donateurs qu'Emmanuel Macron a réussi à « faire parrainer par l’ONU » et à laquelle « il a associé Donald Trump ». Politique avec le nouveau pacte réclamé par le président français qui a évoqué la « responsabilité historique » des dirigeants libanais. Et géopolitique car « un renforcement de l'influence occidentale au Liban permettrait de regagner du terrain face à L'Iran et à la Chine », analyse enfin Le Figaro. Avant de revenir, dans d'autres papiers, sur les conséquences de l'explosion en elles-mêmes. A savoir la communauté maronite du Liban qui s'est vue « ébranlée » par ce drame ayant « touché des quartiers majoritairement chrétiens », ou bien encore le « lourd tribut payé par le patrimoine architectural ».

L’adversaire du PSG pour la demi-finale de Ligue des Champions

Sur des terrains beaucoup plus légers, la presse présente ce matin l'adversaire qui affrontera le PSG en demi-finale de Ligue des Champions. L'Équipe notamment, nous apprend que les Parisiens joueront contre « l'inattendu Leipzig, vainqueur hier soir de l'Atletico madrid 2-1 ». Ainsi, après son succès contre l'Atalanta, « le PSG rêve plus que jamais du sacre européen », affirme le quotidien sportif. L'Équipe estime d'ailleurs que la victoire « arrachée sur le fil » contre Bergame a « renforcé un peu plus l'idée que ce PSG-là, habité par une force collective peut voir plus loin ».

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.