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Aux racines économiques et sociales de la colère des Noirs américains

Audio 48:30
Le slogan « Les vies noires comptent » est devenu le cri de ralliement de ceux qui protestent contre la mort violente de jeunes Afro-Américains.
Le slogan « Les vies noires comptent » est devenu le cri de ralliement de ceux qui protestent contre la mort violente de jeunes Afro-Américains. REUTERS/Rick Wilking

Cette semaine, Éco d’ici Éco d’ailleurs se penche sur les autres raisons qui ont provoqué la vague de colère à travers tous les États-Unis. Outre les violences policières, les Noirs américains sont aussi victimes d’inégalités économiques, sanitaires, éducatives dont les origines sont lointaines.

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Ce sont 8 minutes et 46 secondes qui ont tué un homme George Floyd et secoué un pays, les États-Unis dont les citoyens sont massivement descendus dans les rues pour dire que les vies noires avaient de l’importance et pour dénoncer les violences policières.

Mais cette question de la sécurité des Noirs américains, du respect de leur intégrité physique ne peut être séparée des conditions économiques et sociales dans lesquelles ils vivent. Cette population noire américaine est, en effet, au premier rang des victimes des inégalités qui sont aujourd’hui l’un des stigmates du système capitaliste américain.

Dans cette émission, nous allons donc décrire le niveau de vie des Noirs américains et nous attacher à comprendre les raisons de leurs difficultés actuelles, sans oublier les racines historiques de cette problématique. Pour ce faire, sont réunis dans cette émission deux invités :

- Patrick Bolton, professeur d’économie à Columbia Université à New York et à l’Imperial College de Londres. Sa dernière publication est un ouvrage collectif publié en anglais. “Green swann”, le cygne vert édité par la Banque de France

- Audrey Célestine, maîtresse de conférences à l’Université Lille 3. Spécialiste des politiques publiques, des mobilisations et du rapport à l’État dans les Caraïbes et aux États-Unis, elle travaille en ce moment sur la politisation de la question raciale aux États-Unis à partir du mouvement Black Lives Matter. Son dernier ouvrage La fabrique politique des identités. L’encadrement politique des minorités caribéennes à Paris et New York est publié aux éditions Karthala.

Autres éléments

Washington, surnommée « la ville chocolat » du fait de l’importance de la communauté afro-américaine, a été frappée de plein fouet par le coronavirus. Anne Corpet a rencontré un jeune Noir au chômage depuis trois mois.

ITV / Gregory corona chomeur a DC

À Minneapolis les émeutes ont frappé des quartiers pauvres, afro-américains déjà précarisés par la pandémie du coronavirus… et deux mois de confinement…en l’absence d’aide l’Etat…pour les habitants la première difficulté est souvent de trouver de la nourriture dans une ville où tous les supermarchés sont fermés ou pillés. Eric de Salve à Minneapolis.

REP / Déserts alimentaires OK

Les violences policières, on l’a vu, sont exacerbées par le fait que l'épidémie de coronavirus a dévoilé encore plus les disparités et les conditions de vie difficiles des Afro-Américains. Certains espèrent relancer un mouvement similaire à celui des droits civiques, ils appellent notamment à des campagnes de boycott. Pour eux, frapper économiquement pourrait donner davantage de pouvoir au mouvement Black Lives Matter. Loubna Anaki à New-York

REP / USA BlackOutDay Campaign

(Rediffusion du 13 juin 2020)

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