Accéder au contenu principal
Afrique économie

Les inondations entravent l'économie au Tchad

Audio 02:03
Vue aérienne de N'Djamena, la capitale tchadienne.
Vue aérienne de N'Djamena, la capitale tchadienne. SIA KAMBOU / AFP
Par : Madjiasra Nako
5 mn

L’été est la saison des pluies pour de nombreux pays africains, particulièrement au Sahel. Cette année, les pluies ont été diluviennes, entraînant des inondations avec pour conséquences des maisons écroulées et des voies de communications coupées. Dans la capitale tchadienne, certains commerçants ont été obligés de fermer boutique et d’autres menacent de suivre le pas.

Publicité

Sur l’avenue du 10 octobre dans le 7e arrondissement de N’Djaména, Abdoulaye Mamadene, assis devant son officine, observe les va-et-vient des voitures, piétons et pirogues qui tentent de se frayer le passage dans l’étendue d’eau qui a englouti la voie. Depuis la matinée, pas un seul client n’a osé franchir les portes de sa boutique. C’est une situation qui dure selon le pharmacien : « Une pharmacie qui n’arrive même pas à faire une entrée pendant trois ou quatre semaines… On perd beaucoup et nos produits tendent vers la date de péremption. On n’a pas de clientèle comme vous le voyez. »

Juste à côté, Mahamat Abba, gérant d‘immeuble, vient juste d’avoir une algarade avec un de ses locataires qui lui a annoncé qu’il ne versera pas le loyer du mois d’août parce que les affaires ne marchent pas. Il raconte : « Mes clients parlent toujours à propos de l’eau. Nous vivrons à perte encore quelques temps parce que je vois que cette année, il y a beaucoup trop d’eau. »

Tout le long de l’avenue, plusieurs échoppes sont fermées et les commerçants crient à la catastrophe. Plus loin de là, dans le 8e arrondissement, ce gérant de cinéclub ne peut plus faire tourner son affaire. Les eaux de pluie ont bloqué l’accès à sa salle. Après avoir été obligé de fermer pendant plusieurs mois à cause du coronavirus, il estime que les inondations sont pour lui, une deuxième peine. Et pour ne pas se mettre à dos son bailleur, il a choisi de chercher un autre travail pour se libérer de son engagement : « Quand j’arrive à faire tourner ma salle de cinéma, j’ai entre 4 500 et 5 000 de recette. Mais là on est obligé de se débrouiller ailleurs pour avoir de quoi payer le bâilleurs. »

A cause des inondations, de nombreux artisans et autres professionnels de petits métiers qui ne peuvent circuler, enregistrent des manquent à gagner qui n’apparaitront malheureusement pas dans les comptes publics parce que la plupart exerce dans l’informel.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.