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Revue de presse française

À la Une: les timides mesures de Jean Castex contre le coronavirus

Audio 05:21
Le Premier ministre Jean Castex à la sortie du Conseil de défense du 11 septembre 2020.
Le Premier ministre Jean Castex à la sortie du Conseil de défense du 11 septembre 2020. Thomas COEX / AFP
10 mn

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La presse française est plutôt restée sur sa faim. Dans un discours de moins de dix minutes prononcé sans masque depuis l’Hôtel Matignon, le Premier ministre a annoncé le renforcement du dépistage des personnes infectées et leur traçage, mais aussi le raccourcissement de 14 jours à 7 jours du délai de leur isolement ; plus de créneaux horaires spécifiques dans les laboratoires pour les personnes présentant des symptômes, les cas contacts et les personnels soignants ainsi que des tentes de dépistage dédiées ; désormais, 42 départements sont classés rouges.

Dans Le Parisien, des professionnels de santé font part de leur « perplexité ». Des « spécialistes » s’y montrent « dubitatifs, voire très critiques sur la nature de la riposte ».

« Tout ça pour ça », se navre Libération, les mesures ou plutôt les « mesurettes » annoncées ce vendredi par Jean Castex sont « mineures » et elles ont été annoncées lors d’un discours « de maître d’école de la IIIe République ».

Il faut dire, explique ce quotidien, que « l’exécutif est dans une seringue. […] Il doit tout à la fois prendre en compte […] la circulation active du virus dans certaines régions, […] la crise économique […] et […] le respect des libertés publiques. […] Il doit faire peur sans angoisser, […] sans entraver la vie économique. Mission quasi impossible », admet Libération.

Un vert, ça va, trois verts, bonjour les débats !

Ces nouveaux maires écologistes de grandes villes de France à présent, qui ont déclenché la polémique car ils veulent, qui supprimer les sapins de Noël sur leurs places publiques, qui supprimer le passage du Tour de France dans leur ville. Ces maires écologistes « multiplient les prises de position dogmatiques », se récrie en Une Le Figaro, en dénonçant leur « dérive radicale ». Des maires « qui irritent jusqu’au sein de leur propre camp », souligne ce quotidien. « Ça sent le sapin chez les écologistes », formule Le Figaro.

Pourquoi le sapin ? Parce Pierre Hurmic, nouveau maire de Bordeaux a dit que le sapin de Noël était un « arbre mort » et qu’il est hors de question pour lui d’en installer un sur la place de la mairie. Cet élu, ce vendredi, s’est pris « une volée de bois vert » du monde politique et des réseaux sociaux, moque Le Figaro.

Pourquoi le Tour de France ? Étant rappelé que la quatorzième étape de cette épreuve cycliste arrive ce samedi à Lyon, parce que son maire, Grégory Doucet vient de publiquement estimer que le Tour de France « continue à véhiculer une image machiste du sport » et qu’il n’était « pas éco-responsable ».

Plus tôt, le maire de Grenoble, Eric Piolle, avait refusé la 5G dans sa ville car elle sert, selon lui, « à regarder du porno sur son téléphone dans un ascenseur ».

Alors ? Alors Le Figaro dénonce « ces pseudo-écologistes [qui] méprisent le passé, se défient du présent […] et craignent l’avenir. On attendait des amoureux de la vie : voici une nouvelle expression du nihilisme contemporain », soupire Le Figaro.

Petits meurtres en famille chez les Le Pen

Marion Maréchal fait sa rentrée politique. L’ancienne députée du Front national flétrit le Rassemblement national et sa tante, Marine Le Pen, présidente de ce parti. Dans un entretien au Figaro, Marion Maréchal dit ainsi qu’il lui est « impossible de prédire l'affiche du second tour [de la présidentielle de 2022] aujourd'hui ». Étant rappelé que Marine Le Pen, présente au second tour en 2017, est déjà candidate à la prochaine présidentielle, sa tante appréciera.

Dans Le Parisien, Marion Maréchal estime que « certains », au Rassemblement national, sont « en croisade contre » elle, ce qui ne l’empêchera pas de « se remettre à l'exercice » médiatique.

Dans ces deux quotidiens, la nièce de Marine Le Pen « déplore » la mise à l'écart cet été de membres de la commission nationale d'investiture du Rassemblement national, dont beaucoup sont proches de ses idées. « C'est quelque chose de contre-productif politiquement et maladroit humainement », dit-t-elle au Figaro. Selon elle, l’appel du maire Les Républicains de Nice Christian Estrosi à passer un accord avec Emmanuel Macron pour 2022, « a donné le coup de grâce aux LR ».

SOS enfants coincés en Syrie

Ces enfants français et leur mère, prisonniers en Syrie. Par voie de presse, des élus demandent leur rapatriement en France. Pour raisons humanitaires, mais aussi et avant tout sécuritaires. Dans une tribune publiée par Le Parisien, « au nom de l'impératif humanitaire », soixante-seize parlementaires de l’Assemblée nationale ou du Parlement européen, d’opposition comme de la majorité, demandent « le rapatriement des enfants français et de leurs mères détenus » dans des camps et prisons dans le nord-est de la Syrie, où ils sont exposés « à des traitements inhumains et dégradants », écrivent-ils dans Le Parisien.

Étant rappelé la doctrine du « cas par cas » du gouvernement français, qui a procédé à ce jour au rapatriement de vingt-huit mineurs depuis cette zone de conflit, les signataires de cette tribune, en effet, mettent en avant un « impératif sécuritaire », car, soulignent-ils, « depuis des mois, Daech appelle publiquement ses partisans à libérer ces femmes pour mieux les enrôler et faire grossir ses rangs », rapporte Le Parisien.

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