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Revue de presse française

À la Une: un été sans fin

Audio 04:50
Le soleil, vu d'un immeuble à Paris.
Le soleil, vu d'un immeuble à Paris. RFI/G.NG

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Constat dressé par Le Parisien ce lundi matin : en France, « on n’en a pas fini avec la chaleur ! […] Ce n’est pas le moment de remiser tongs, manches courtes ou jupettes, s’exclame le journal. Après une première journée de grand chaud ce dimanche, nous allons transpirer sous nos masques ce lundi alors que les températures vont atteindre des valeurs exceptionnelles et même dépasser des records. […] On attend des températures dix à quatorze degrés au-dessus des moyennes saisonnières ! À l’exception d’une partie du littoral, les températures vont dépasser les 30°C sur l’ensemble du pays. […] Ces pics sont quatre fois plus fréquents qu’au siècle dernier. »

Commentaire du Parisien : « Le réchauffement climatique de notre planète semble inexorable et sa manifestation est chaque jour plus spectaculaire : feux de forêts, canicules, sécheresse. Face à ce grand péril, l’heure est aux décisions collectives. »

Trump attendu en Californie

À 9 000 km de là, la Californie continue de brûler… La Californie qui attend la visite de Donald Trump ce lundi. « Sans doute, s’emploiera-t-il encore à attribuer la responsabilité des événements aux autorités locales, pointe La Croix. Non sans quelques motifs. Le défaut d’entretien des forêts concernées est patent, tout comme la vétusté des réseaux électriques, parfois à la source de tragiques incendies, comme celui qui a détruit la ville de Paradise en 2018. Cependant, s’interroge La Croix, le gouvernement fédéral peut-il s’exonérer complètement ? D’une certaine façon, la mauvaise gestion des causes humaines des incendies témoigne que les États-Unis ne se portent pas aussi bien qu’aime l’affirmer Donald Trump. Le président américain devra aussi, en cette fin de mandat, répondre du déni climatique dans lequel il est installé, relève encore le quotidien catholique. Les sinistres qui ravagent l’Ouest américain n’atteindraient pas de telles proportions sans le dérèglement du climat. Or Donald Trump est celui qui a fait sortir les États-Unis des accords de Paris et n’y a substitué aucune autre initiative. Certes, il est soutenu par de nombreux Américains qui partagent son scepticisme. Mais, conclut La Croix, le nombre de ceux qui se posent des questions pourrait bien augmenter nettement d’ici à novembre. »

Dans l’enfer de Lesbos

Le drame des migrants de l’île grecque de Lesbos à la Une de Libération. « À Lesbos, les migrants assignés à déshérence », titre Libération. « "Un nouveau camp vient d’ouvrir ? On ne veut pas y aller ! Ce sera comme une prison, on n’aura plus le droit de sortir. Ça suffit, on a déjà vécu tant de souffrances à Moria…", martelait dimanche Youssouf, un jeune migrant ouest-africain, le visage en sueur, sous un soleil de plomb. Quatre jours après l’incendie qui a entièrement ravagé Moria, le plus grand camp de réfugiés d’Europe, dans la nuit de mardi à mercredi dernier, la colère gronde parmi les sinistrés agglutinés sur l’artère qui longe une zone industrielle, sur l’île de Lesbos. Au loin, on aperçoit la mer Egée qui scintille, fidèle à son image de carte postale, celle qui fait rêver tant de touristes. Mais les réfugiés qui ont fui Moria en flammes n’y sont pas forcément les bienvenus. »

L’exemple allemand ?

Cet incendie « doit nous servir de piqûre de rappel » à nous autres, Français, estime Libération. Et le journal de pointer l’exemplarité de l’Allemagne à ce sujet : « Certes, l’AfD (l’extrême-droite) a pris de l’ampleur après qu’Angela Merkel avait accepté d’accueillir en 2015 quelques milliers de migrants bloqués en Hongrie. Mais la chancelière a su y résister et l’opinion lui reste favorable. Mieux même, pointe Libération, les Allemands se montrent massivement disposés à accueillir des rescapés de Lesbos, preuve que le pays n’a pas été perturbé plus que ça par l’intégration des réfugiés. La France, comparativement, fait pitié sur ce dossier, déplore le journal, prête, du bout des lèvres, à en accueillir… une centaine quand, au même moment, l’État restreint la distribution de repas aux migrants de Calais ! Il serait temps, conclut Libération, de changer de logiciel, d’exhumer le mot solidarité des poubelles de l’histoire et, accessoirement, de sauver l’honneur de l’Europe. »

La Grèce fourbit ses armes

Enfin, le conflit entre la Grèce et la Turquie à la Une du Figaro : « La Grèce, aidée par la France, réarme face à la Turquie », titre le journal qui précise qu’Athènes vient d’acquérir 18 avions de combat Rafale, des hélicoptères et des frégates pour rehausser sa défense vis-à-vis d’Ankara en Méditerranée orientale.

Pour Le Figaro, « il est clair que le différend entre la Turquie et la Grèce (ainsi que Chypre) sur la délimitation du plateau continental et l’exploration de riches gisements gaziers ne pourra être réglé qu’à travers le dialogue ou un arbitrage international. Mais il est tout aussi clair que cela suppose de tenir tête, s’exclame Le Figaro, à un autocrate qui se croit tout permis. Soutenir Athènes est tout à l’honneur de la France - c’est aussi le devoir de l’UE, conclut le journal, a fortiori quand l’Otan et les États-Unis restent inaudibles. "Si vis pacem, para bellum" : l’antique conseil de préparer la guerre pour préserver la paix ne vaut pas seulement pour la Grèce. Il s’adresse à l’Europe entière, sommée de se réveiller de son sommeil stratégique. »

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