Accéder au contenu principal
Chronique des matières premières

L’appel à la discipline de l’OPEP consolide les cours du pétrole

Audio 01:56
Le logo de l'OPEP, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole dont le siège social est à Vienne, en Autriche.
Le logo de l'OPEP, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole dont le siège social est à Vienne, en Autriche. REUTERS/Leonhard Foeger

Les cours du pétrole ont grimpé de 10% en une semaine. L’Arabie saoudite a tapé du poing sur la table la semaine dernière pour que les membres de l’OPEP respectent les réductions de production promises. Mais le déblocage des exportations libyennes a modéré cette hausse des prix.

Publicité

C’est la nouvelle qui a ralenti le regain des cours du brut vendredi 18 septembre. L’homme fort de l’Est libyen, le maréchal Haftar, a annoncé qu’il débloquait les gisements et les ports sous son contrôle, en coopération avec le vice-ministre du Gouvernement d’union nationale (GNA) de Tripoli. La compagnie nationale libyenne, la NOC (National Oil Corporation), reste prudente. L’état de force majeure qui suspendait depuis huit mois l’exécution des contrats pétroliers, à cause du blocus, ne sera levé que si les groupes armés évacuent les infrastructures pétrolières.

Bientôt un million de barils supplémentaires de la Libye ?

Mais la perspective du retour de la Libye sur le marché pétrolier, avec plus d'un million de barils par jour supplémentaires, a stoppé net la courbe ascendante que les cours avaient connue toute la semaine, retrouvant leur niveau de début septembre, à un peu plus de 43 dollars.

Une ascension due au rappel à l’ordre au sein de l’OPEP. Le ministre saoudien du Pétrole, Abdel Aziz ben Salmane a dénoncé les pays-membres de l’organisation qui ne respectaient pas les quotas décidés collectivement en avril dernier pour faire face à la pire dégringolade des prix du brut, face au coronavirus.

Les Émirats arabes unis mauvais élèves de l’OPEP

Ce n’est pas la première fois qu’il y a des récalcitrants. Le Nigeria et l’Irak sont coutumiers du fait. Mais la colère de l’Arabie saoudite est d’autant plus forte qu’un pays allié a désobéi. Les Émirats arabes unis ont en effet produit des centaines de milliers de barils de plus que ce qui leur avait été imparti, d’après l’Agence internationale de l’énergie. Les Émirats contestent ces chiffres, mais ne nient pas qu’ils aient produit plus que promis, uniquement à des fins de consommation intérieure, ont-ils plaidé, pour fournir l’électricité nécessaire à tous les Émiriens qui n’ont pu quitter leur pays cet été.

Réunion extraordinaire en octobre si besoin

Quoiqu’il en soit, l’Arabie saoudite impose aux mauvais élèves de compenser leurs excès d'ici la fin de l'année. Une réunion extraordinaire de l’OPEP est aussi envisagée le mois prochain si les cours repartent à la baisse, ce qui a un peu rassuré les marchés, inquiets des mauvais chiffres du chômage américain et de la recrudescence du Covid-19.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.