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Politique, le choix de la semaine

2022 : à gauche, les prétendants sortent du bois

Audio 03:07
Anne Hidalgo (G) -Jean-Luc Melenchon (D)
Anne Hidalgo (G) -Jean-Luc Melenchon (D) Photo: Montage/RFI

Anne Hidalgo veut prendre sa part, Yannick Jadot trace son sillon, Jean-Luc Mélenchon se prépare. A plus d’un an et demi de l’élection présidentielle, les prétendants à l'Elysée s’agitent à gauche. Mais pourront-ils vraiment se mettre d'accord sur une candidature commune ?

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Oui, c’est le moment où rien n’est encore figé, à dix-neuf mois de la présidentielle... c’est le moment des « pourquoi pas moi ? »

Dans ce contexte la moindre petite phrase met tout le monde en émoi. C’est le cas de celle d’Anne Hidalgo, la maire socialiste de Paris, réélue largement en juin dernier. Elle répète régulièrement que son ambition, c’est Paris et rien d’autre… Et là voilà qui esquisse une ouverture. Elle se dit prête « à prendre toute sa part dans la bataille » qui s’annonce… Légère inflexion donc – on est loin de la déclaration de candidature – mais déferlement de réactions en coulisses. Car pour certains, elle apparait comme l’unique figure à gauche capable de rassembler !

Beaucoup à gauche partagent en effet le même constat : un émiettement des candidatures éliminerait d’office toute chance pour la gauche d’être au second tour de la présidentielle pour se faire une place dans le duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen qui s'annonce. Mais cet idéal de « candidature unique » pourrait se fracturer sur les divergences politiques profondes, les ambitions personnelles et les logiques propres aux partis… Même s’il faut le noter : le Parti socialiste se dit prêt à s’effacer derrière un candidat qui ferait l’unanimité…

Un candidat unique de la gauche, c'est donc une utopie ?

Il sera en effet très difficile de mettre d’accord les sociaux-démocrates avec la gauche plus radicale incarnée par Jean-Luc Mélenchon.

Déjà deux fois candidats à la présidentielle, il se prépare, il se dit prêt même à incarner une candidature commune, mais a peu de chance de convaincre ses anciens amis socialistes et les écologistes qui eux ont le vent en poupe après les Européennes et les municipales et pensent que c’est autour d’eux que doit se reconfigurer la gauche.

Yannick Jadot sur RFI le 4 septembre 2018.
Yannick Jadot sur RFI le 4 septembre 2018. RFI

C’est ce que pense notamment Yannick Jadot, député européen, déjà candidat à la présidentielle en 2017, il veut que les écologistes assument désormais le leadership à gauche… Jadot nous l’a confié cette semaine : il est persuadé qu’il n’y aura pas d’alliance avec Mélenchon et qu’il faut fédérer les différents partis écolos et les socialistes derrière une bannière commune – la sienne en l’occurrence.

Sa principale difficulté : se faire aimer au sein de son parti…

Il en est la figure de proue mais ses prises de positions ne sont pas majoritaires au sein d’EELV. Tout l’enjeu est de savoir s’il peut remporter l’adhésion des militants écologistes. Le danger pour lui, c’est qu’émerge depuis quelques semaines un concurrent qui plaît aux écolo anti-Jadot : Eric Piolle, le maire de Grenoble, plus à gauche. Il se voit comme un rassembleur, mais il ne jouit pas d’une grande notoriété.

Un duel Piolle / Jadot se dessine au sein des Verts, qui fait le jeu pour le moment de Jean-Luc Mélenchon. Yannick Jadot redoute lui que « la machine à perdre » se soit à nouveau mise en route au sein de sa famille politique, et que ses concurrents à gauche – Anne Hidalgo en tête – prennent trop d’avance sur lui… La course est donc belle et bien lancée à gauche !

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