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Revue de presse française

À la Une: un million de nouveaux pauvres en France

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La crise sanitaire a fait basculer dans la pauvreté un million de Français, qui s’ajoutent ainsi aux 9,3 millions de personnes vivant déjà au-dessous du seuil de pauvreté (Photo d'illustration).
La crise sanitaire a fait basculer dans la pauvreté un million de Français, qui s’ajoutent ainsi aux 9,3 millions de personnes vivant déjà au-dessous du seuil de pauvreté (Photo d'illustration). REUTERS/Yoan Valat

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Constat établi par Le Monde sur la base des estimations de plusieurs associations caritatives : « La crise sanitaire a fait basculer dans la pauvreté un million de Français, qui s’ajoutent ainsi aux 9,3 millions de personnes vivant déjà au-dessous du seuil de pauvreté monétairec’est-à-dire à un peu plus de 1 000 euros par mois. »

En effet, précise Le Monde, « tous les acteurs de la solidarité voient arriver des personnes en détresse inconnues d’eux jusqu’à présent. Autoentrepreneurs en panne de clients, intérimaires sans "mission", salariés en CDD non renouvelés, saisonniers en déshérence, étudiants privés de petits boulots vitaux. Un nouveau public de travailleurs précaires, qui s’est largement développé ces dernières années, bascule dans l’univers de l’aide sociale et du caritatif auquel il n’est nullement habitué. »

Alors, préconise Le Monde, « le gouvernement, qui a géré correctement l’urgence notamment en matière d’aide sociale et d’hébergement, doit désormais adapter sa "stratégie de lutte contre la pauvreté" à ce contexte entièrement nouveau (…). Alors que les entreprises bénéficient d’aides fiscales considérables, l’exécutif doit sortir de sa réticence à augmenter les minima sociaux et de sa volonté de durcir les conditions d’indemnisation du chômage, affirme encore le quotidien du soir. Plus que jamais, il est temps de mettre en œuvre le plan annoncé en 2018 visant à "éradiquer la misère en une génération" et la promesse de rendre obligatoire la formation des 16-18 ans, particulièrement impérieuse en ces temps de décrochage scolaire lié au confinement. (…) L’enjeu est tout sauf mince, conclut Le Monde : il s’agit d’encourager l’accès ou le retour à une activité, mais aussi d’éviter que la crise sanitaire et le tsunami économique en cours ne se doublent d’une catastrophe générationnelle. »

Suez-Veolia-Engie : la bataille de l’eau

À la Une également, l’économie toujours, mais cette fois dans les hautes sphères : Engie, entreprise du secteur de l’énergie dont l’État détient près d’un quart du capital, a vendu à Veolia, une de ses plus importantes participations : 29,9 % du distributeur d’eau Suez pour 3,4 milliards d’euros, alors que l’État s’y est fermement opposé.

« État actionnaire n’est pas un métier facile, pointent Les Echos, la nouvelle crise de Suez vient à nouveau de le démontrer. Lundi soir, les représentants de l’Agence des participations de l’État se sont opposés à la vente à Veolia des 29,9% de Suez que possède Engie. Mais l'énergéticien a voté la cession nonobstant le rejet des pouvoirs publics - un geste rare dans un capitalisme à la française en général inféodé au bon vouloir de l’État, souligne le quotidien économique. "Engie n’est pas une entreprise publique, Engie est une entreprise à participation publique", a rappelé Jean-Pierre Clamadieu, le président du groupe, qui se défend d’avoir voulu "défier" l’État. »

« L’État actionnaire a-t-il encore le moindre pouvoir, la moindre influence en France ?, s’interroge Libération. Si l’on en croit le dernier épisode de la bataille en train de se jouer entre Veolia et Suez pour le contrôle de l’eau dans l’Hexagone, la réponse est non. (…) Engie a choisi de passer en force. (…) Si l’opération va à son terme, Veolia se retrouvera en quasi-situation de monopole en France, pointe Libé, autrement dit libre de jouer sur les prix à sa guise. (…) À l’heure où l’économie, en France comme ailleurs, est mise à mal par la pandémie, cette opération prouve, conclut le journal, que l’État dispose de bien peu de leviers pour agir sur des groupes désormais de taille mondiale. »

Les billets moisis de Kadhafi…

Et puis cette histoire incroyable que nous raconte Le Parisien : « Une partie du trésor de Kadhafi retrouvée à... Limoges ».

« L’argent était trop sale pour passer inaperçu, ironise le journal. Un couple vivant à Limoges a été interpellé début octobre avec 20 000 euros de billets moisis et il avait déjà écoulé le double de ce montant en quelques mois. Les enquêteurs travaillaient sur cette filière de blanchiment du trésor de l’ex-chef d’État libyen Mouammar Kadhafi depuis plus de dix mois. »

En fait, précise Le Parisien, tout commence il y a deux ans quand les soldats du maréchal Haftar pillent la banque de Benghazi. « À l’intérieur de la salle des coffres, ils découvrent 160 millions d’euros en espèces », qui appartenaient donc à Kadhafi. Seulement voilà, les bombardements ont déclenché le système anti-incendie et une grosse partie des billets ont été inondés. Finalement, les rebelles les font sécher, les nettoient, achètent des armes avec et en revendent une partie à la mafia turque.

« Et près de 10 mois plus tard, poursuit Le Parisien, au milieu de l’été 2018, les premiers billets moisis commencent à réapparaître, d’abord en Allemagne, puis un peu partout en Europe. »

Et jusqu’en France, donc, où un couple de commerçants a été arrêté à Limoges. Un couple qui travaille sur les marchés et « qui pouvait donc justifier auprès de leur banquier de présenter des coupures soi-disant détériorées par des produits alimentaires. »

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