Accéder au contenu principal
Revue de presse française

À la Une: sous les fusées, la rage

Audio 04:42
Une quarantaine d'individus ont attaqué au mortier d'artifice un commissariat à Champigny, près de Paris
Une quarantaine d'individus ont attaqué au mortier d'artifice un commissariat à Champigny, près de Paris Instagram @funnyfamilyzen via REUTERS

Publicité

« Gueule de bois du dimanche matin après la nuit, s’exclame Libération : une quarantaine de jeunes ont donc attaqué samedi soir le commissariat du Bois-Labbé à Champigny, dans le Val-de-Marne. À coups de feu d’artifice et de barres de fer. Deux policiers en pause se sont réfugiés dans les locaux, dont quelques carreaux n’ont pas résisté. (…) Du balcon d’un immeuble, une dame s’exprime sans filtre. Snapchat et autres réseaux ont donné l’impression que sa ville était un théâtre de guerre. Elle affirme : 'Il n’y a pas de fumée sans feu, on ne fait pas ce genre de choses comme ça. Ça arrive bien de quelque part'.

La cause, tout du moins ce qui y ressemble pour le moment, précise Libération : un gars du Bois-Labbé aurait été percuté à scooter la semaine passée et la police en serait responsable. Celui-ci a terminé à l’hôpital, en attendant, peut-être, de témoigner, quoiqu’il ne souhaiterait pas servir de prétexte. La triplette est également convenue, relève encore Libé : HLM, motos et course-poursuite fondent la mythologie, la dramatique des quartiers populaires. »

« Tandis que les uns parlent, les autres caillassent, soupirent Les Dernières Nouvelles d’Alsace. Ces zones que l’on dit oubliées de la République voient les travers du système. A leur gré, des présidents font rétrécir au lavage l’effectif des uniformes, ou l’inverse. (…) Entre les gouvernants autocentrés et les délinquants décomplexés, la distance grandit. C’est dans cet océan que barbote la police : elle focalise les ressentiments sans que rien, ailleurs, n’empêche ni le délitement social, ni la haine visant la personne même du policier. »

Lien évident avec le trafic de drogue

Ce matin dans Le Parisien, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin affirme avoir eu « un sentiment de dégoût de voir un symbole de la république ainsi attaqué. Nous sommes confrontés, poursuit-il, à une violence plus forte, avec des actes de sauvagerie à l’encontre de tout ce qui représente l’autorité de la République : forces de l’ordre, pompiers, élus… Il y a aussi un lien évident entre ces violences et la lutte que nous menons dans ces quartiers contre le trafic de drogue, affirme encore Gerald Darmanin. Ce commissariat se trouve au cœur d’un quartier difficile, un des lieux les plus importants du trafic d’héroïne en Ile-de-France. Plusieurs opérations anti-stupéfiants se seront déroulées ces dernières semaines dans le Val-de-Marne. Sans doute cela a-t-il un lien… »

Réaction, cette fois dans Le Figaro, de Marlène Schiappa, la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté. « Face aux dealers, il s’agit de proposer un contre-modèle, déclare-t-elle. Il faut empêcher les mineurs d’entrer dans la spirale du crime. »

Pour ce faire, la ministre propose un plan choc en 40 mesures. Exemple : des travaux alternatifs payés à la journée en direction des 16-25 ans. « Cela peut être des travaux d’urbanisme, de ramassage ou de nettoyage. L’idée, précise Marlène Schiappa, c’est de compenser ce que les 'petits frères' pourraient gagner en faisant quelques heures de 'chouf' (de surveillance) pour le compte des dealers. »

Erdogan : « des incendies partout où il le peut »

On reste avec Le Figaro qui fait sa Une sur « la dangereuse surenchère d’Erdogan : Syrie, Méditerranée, Haut-Karabakh, le président turc multiplie les terrains de confrontation pour affirmer ses ambitions régionales et faire oublier la piètre situation économique de son pays. »

En fait, analyse Le Figaro, « la Turquie voit l’Azerbaïdjan, comme un pays frère, avec lequel elle partage des racines culturelles, linguistiques et ethniques. En se portant à son secours, Erdogan peut se targuer de réparer une 'injustice', héritée de l’effondrement du bloc soviétique. Le dirigeant turc remplit deux objectifs, poursuit le journal. Il projette l’ancienne puissance coloniale au-delà de ses frontières, comme au temps de Mehmet II, et solde les comptes face à un ennemi historique, l’Arménie. Et en redoutable stratège, Erdogan allume ou alimente des incendies partout où il le peut pour étendre l’influence de la Turquie. En Syrie et en Irak, pour combattre ses ennemis kurdes. En Libye, en Méditerranée ou à Chypre, pour faire main basse sur les hydrocarbures. Il s’immisce dans les failles ouvertes par ses alliés russes ou occidentaux, n’hésitant pas à les prendre à revers ou à agir contre les intérêts de l’Otan, à laquelle son pays appartient. Erdogan est armé d’une certitude, conclut Le Figaro : aux yeux de l’Alliance atlantique, la Turquie est un allié trop puissant pour être sanctionné. »

Rafa phénoménal !

Enfin, « vertigineux », en lettres capitales et sur toute la largeur de la Une… C’est ainsi que L’Equipe qualifie Rafael Nadal.

L’Espagnol a balayé le N°1 mondial Novak Djokovic hier en finale de Rolland Garros, en trois petits sets. « Nadal a donc soulevé pour la 13e fois la coupe des Mousquetaires et rejoint Federer au panthéon du tennis avec 20 titres en Grand Chelem. La performance, s’esbaudit le quotidien sportif, est phénoménale.  »

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.