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Chronique des matières premières

Cacao ivoirien: les exportateurs veulent un rabais sur les taxes

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Ouvrières triant des fèves de cacao chez un exportateur ivoirien à Abidjan.
Ouvrières triant des fèves de cacao chez un exportateur ivoirien à Abidjan. SIA KAMBOU / AFP

En Côte d'Ivoire, depuis un mois les exportateurs de cacao ont stoppé leurs achats sur les contrats à terme de la prochaine campagne de production. Ils réclament une ristourne sur les taxes et notamment sur la prime à la qualité que l'on appelle « le différentiel pays ». Une information révélée par l'agence Bloomberg.

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C'est un bras de fer invisible du grand public mais qui dure déjà depuis un mois. Il oppose les principaux exportateurs de cacao ivoirien, réunis au sein du GEPEX, au régulateur de la filière, le Conseil du café et du cacao. Ce bras de fer concerne l'avenir, plus précisément la production cacaoyère qui sera sortie de terre en septembre prochain.

D'ordinaire, les exportateurs achètent des contrats à terme et règlent d'avance les taxes et les primes diverses. Mais cette année, alors que la production attendue est estimée à 1,7 million de tonnes, les exportateurs n'ont acheté que 1,45 million de tonnes. Reste 250 000 tonnes que le régulateur ivoirien n'arrive pas à écouler.

Les « Big Five », les cinq plus gros acheteurs présents sur le marché ivoirien, ont en effet décidé de geler leurs achats réclamant un rabais sur la prime dite de « différentiel pays », autrement dit celle que l'on verse pour avoir la très réputée qualité ivoirienne.

Cette prime varie entre 70 et 100 livres par tonne de cacao, mais cette année les acheteurs veulent la voir diminuer à 20 livres seulement. Et selon l'agence Bloomberg, le régulateur ivoirien propose 75 livres. On est encore loin d'un compromis.

La grogne des acheteurs s’explique par les incertitudes qui pèsent non pas sur la production, mais sur le marché mondial. Car la pandémie de Covid-19 a ralenti les opérations de commerce extérieur, provoqué une crise économique mondiale, et renforcé les incertitudes sur la consommation de chocolat.

Reste que si la situation se prolonge, ce sont bien les planteurs qui risquent d'en faire les frais. Si la prime de qualité est abaissée ou si la production n'est pas vendue, le prix garanti au producteur pourrait fort bien diminuer. Un scénario que personne, à commencer par les autorités, ne souhaite voir se réaliser.

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