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Revue de presse française

À la Une: le déni

Audio 04:07
L'actuel président des États-Unis, Donald Trump.
L'actuel président des États-Unis, Donald Trump. AFP/Mandel Ngan

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« Huit jours après l’annonce de la victoire de Joe Biden, Donald Trump et ses partisans continuent de nier sa défaite et de crier à la fraude. Au risque de porter atteinte à la démocratie américaine. » Constat établi par Libération ce matin.

Libération qui compare Donald Trump à un sale gosse… « Plus les jours passent, plus le côté cyclothymique et surtout infantile de Donald Trump saute aux yeux. Ses dernières interventions sont éloquentes : épaules tombantes, pas lent, cheveux gris et mine boudeuse, vendredi, lors de cette première déclaration publique post-scrutin, au cours de laquelle il a failli reconnaître sa défaite ; grognon sous sa casquette, samedi, derrière la vitre de la limousine qui fendait la foule de ses supporteurs pour l’emmener au golf ; rageur, dimanche, dans les tweets envoyés en rafale pour réaffirmer en lettres capitales que l’élection avait été truquée et qu’"il" (Biden, jamais nommé) n’avait "gagné" qu’aux yeux des "médias fake news", comme si la Maison Blanche était un jouet piqué par un petit camarade. Et c’est là qu’on réalise, soupire Libération, l’ampleur des dommages que cet homme a causés et cause encore à la démocratie américaine, voire à la démocratie dans le monde quand on sait à quel point les populistes de tout poil se sont nourris et réclamés de lui. »

Réinventer la démocratie

Et pour Le Figaro, « le populisme survivra à Donald Trump. » Car, « les mutations fondamentales dont il est le produit subsistent et se trouvent même amplifiées par la crise sanitaire et économique, qu’il s’agisse de la désintégration des classes moyennes, du chômage de masse et des inégalités, du ressentiment et de la polarisation, de la montée de l’insécurité et de la tentation de la violence, de la défiance envers les dirigeants et les institutions démocratiques. (…) L’heure n’est donc pas à la célébration d’une improbable victoire de la démocratie mais à l’action pour la réinventer, estime Le Figaro. Pour les États-Unis, cela exige de Joe Biden et de Kamala Harris qu’ils mettent rapidement en place une stratégie nationale efficace de lutte contre l’épidémie, condition pour la relance de l’économie, et surtout qu’ils engagent la réconciliation d’une nation déchirée. »

En effet, renchérit Sud-Ouest, « dans l’immédiat, il faut désamorcer les mines laissées par la présidence Trump. Ce dernier fera tout pour savonner la planche de Biden. Et la lucidité d’Obama, invité demain soir sur France 2 à l’occasion de la sortie du premier volume de ses mémoires dans l’Hexagone, est le meilleur service qu’il puisse rendre à celui qui hérite de la tâche herculéenne de ressouder l’Amérique. »

Amère défaite pour les Arméniens

À la Une de La Croix, « Haut-Karabakh, l'heure des adieux pour les Arméniens » : « Fragile Arménie », soupire le quotidien catholique. « L’Arménie est traumatisée par le choc de sa défaite face à l’Azerbaïdjan, entérinée par un cessez-le-feu signé il y a une semaine à Moscou. Plus de 2 300 soldats ont été tués pour défendre le Haut-Karabakh. Et l’accord stipule qu’une partie de ce territoire ancestral va rester sous le contrôle de l’adversaire, tandis que les districts d’Azerbaïdjan que les Arméniens avaient conquis durant le conflit précédent seront rétrocédés. (…) L’avenir paraît sombre pour une Arménie dont la dépendance envers la Russie, garante du cessez-le-feu, est encore accrue, pointe encore La Croix. Des partis revanchards veulent reprendre le pouvoir à Erevan. Pour la diaspora arménienne, nombreuse en France, se pose la question du type de soutien à apporter à cette petite patrie chère à leur cœur. Il faut espérer que le plus grand nombre entretiendra l’espoir qu’une paix juste et durable sera un jour possible. »

L’affaire Daval

Enfin, « la descente aux enfers d’un couple modèle » : C’est le dossier du Parisien. Et en effet, Jonathann Daval et son épouse Alexia étaient resplendissants sur les photos de leur mariage publiées par le journal. Quelques années plus tard, Jonathann Daval comparaît, à partir de ce lundi, devant la cour d’Assises de la Haute-Saône pour le meurtre de sa femme. Un crime qui avait défrayé la chronique il y a trois ans. En effet, commente Le Parisien, « nous avons tous en mémoire les images de Jonathann Daval marchant, effondré, aux côtés de ses beaux-parents pour rendre hommage à sa compagne retrouvée assassinée. Nous avons tous en mémoire aussi le moment où il est apparu que c’était lui le coupable, que ses larmes n’étaient que du cinéma. »

Ce fait divers est ancré dans l’esprit des Français, comme les affaires Grégory, Fourniret ou Dupont de Ligonnès. Et Le Parisien de s’interroger : « D’où vient cette fascination pour les grands faits divers ? À coup sûr notre côté voyeur. (…) Mais ce n’est pas la seule explication. Nous sommes à chaque fois renvoyés aux mystères de l’âme humaine. Qu’est-ce qui conduit certains d’entre nous à commettre le pire ? »

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