Accents d'Europe

La diplomatie du vaccin

Audio 19:30
Une infirmière administre le vaccin de Pfizer-BioNTech contre le Covid-19 au Guy's Hospital à Londres, le 8 décembre 2020.
Une infirmière administre le vaccin de Pfizer-BioNTech contre le Covid-19 au Guy's Hospital à Londres, le 8 décembre 2020. AP - Frank Augstein

Quand le vaccin devient un levier d’influence à l’échelle planétaire ! La Russie et la Chine l’ont bien compris. Leurs vaccins respectifs Spoutnik V et Sinopharm viennent appuyer leur soif de puissance, alors que les États-Unis ont bien du mal à sortir la tête de l’eau et que l’Europe fait le bilan de ses nouvelles fractures.

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À l’est trois pays de l’UE, la République Tchèque, la Slovaquie et la Hongrie n’ont pas attendu le feu vert de l’Agence européenne du médicament. Ils ont commandé leurs vaccins à Moscou et Pékin. Une manière de bouder Bruxelles, ou une politique pragmatique. C’est le reportage à Budapest de Florence Labruyère.

C’est l’heure des comptes. Le Royaume-Uni reste en tête sur le continent européen pour sa stratégie de vaccination, à l’échelle internationale, troisième loin très loin derrière Israël. En position 6 et 7, la Hongrie et la Serbie, elle aussi dans le peloton de tête du continent européen. Depuis la mi-janvier 2021, on vaccine à tout va à Belgrade, grâce au vaccin chinois cette fois. Ce qui n’est pas sans rappeler la stratégie économique de Pékin sur la route de la soie. D’ailleurs lassés des atermoiements européens, tous les voisins des Balkans qui ont adopté la même stratégie, Simon Rico.

Et puis à noter en cette fin de semaine, que l’Agence Européenne du Médicament a commencé l’examen du vaccin Spoutnik V afin de déterminer si elle pouvait recommander son autorisation.

Et on retrouve Ingrid Therwath du magazine Courrier International pour parler de l’actualité européenne de cette semaine.

On parle du City Backpackers Hostel à Stockholm. C’est une auberge de jeunesse surnommée «l’auberge des fuyards du Covid».

On visite le monument de la discorde à Lisbonne. Ila été érigé en 1960 sous le régime du dictateur Salazar, et porte le nom de «Monument des découvertes». Ce monument met à l’honneur des navigateurs et des grandes figures de l’expansion, on pourrait dire de l’impérialisme et du colonialisme, portugais.

Et on termine en Bulgarie, où l’anthropologue Ivaylo Ditchev crie haut et fort son ras-le-bol de la saleté qui défigure son pays.

La chronique musique de Vincent Théval : le premier album du duo norvégien Smerz.

 

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