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Aujourd'hui l'économie

Pourquoi le déconfinement partiel est insuffisant pour relancer l’économie

Audio 03:28
Le président de la République Emmanuel Macron, lors de son allocution d'annonce du début du déconfinement.
Le président de la République Emmanuel Macron, lors de son allocution d'annonce du début du déconfinement. © AFP/Thomas Coex

En France les commerces dits non essentiels vont pouvoir rouvrir dès ce week-end a annoncé hier soir le président Macron. Le « déconfinement » va commencer, mais il sera partiel, sous haute surveillance :  est-ce suffisant pour relancer l’économie ?

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C’est une bouffée d'oxygène bienvenue. Les ventes sur les deux derniers mois de l'année représentent 20 à 25% du chiffre d'affaire annuel du commerce. Les libraires les boutiques de mode ou de jouets ont encore une chance de sauver les meubles grâce aux cadeaux de Noël, grâce à l’engouement des consommateurs qui vont redécouvrir le shopping dans le monde réel. Les grandes surfaces en profitent aussi puisqu'elles peuvent à nouveau proposer tous leurs articles à des clients, qui cette fois, auront non pas une mais trois heures pour faire leurs courses dans un rayon de 20 km. Mais l’expérience restera contrainte par des mesures drastiques de prévention sanitaire, avec un comptage à l'entrée des magasins. Pas sûr que cet allégement partiel suffise à renflouer les caisses des commerçants éreintés. C'est pourquoi ils espèrent vraiment obtenir l'ouverture du dimanche, c'est aux maires d'en décider. Le pire est à craindre pour ceux qui en sont exclus, les restaurants ou les salles de sport fermés au moins jusqu'au 20 janvier, et les cafés qui n'ont à ce jour aucune perspective de réouverture.

L’industrie a été relativement épargnée par ce deuxième confinement

En revanche, le commerce et les services sont durablement affaiblis par ce gel de l’activité. Beaucoup de chefs d’entreprise n’y croient plus, leur moral a flanché en novembre, bien plus bas que le mois précédent. Selon Heuler Hermès le manque à gagner pour les commerces non essentiels se montent à 4 milliards d’euros pour le seul mois de novembre. Les délais de paiement s’allongent de plusieurs jours. Beaucoup d’entreprises auront du mal à survivre à cette horrible année 2020. Toujours d’après les analystes d’Euler Hermès une entreprise sur 4 pourrait se retrouver à court d’argent l'an prochain. À court de liquidité pour payer ses charges, ses salaires ou ses factures. Le textile, les commerce dit « non-essentiels », les services de transports, les concessionnaires automobiles, l'hôtellerie-restauration, et les activités de loisir, sont les plus menacés par cette crise de trésorerie. Le gouvernement en est bien conscience, il va prolonger les aides.

Le président Macron a aussi annoncé une campagne de vaccination qui pourrait démarrer le mois prochain

C’est un élément fondamental pour éradiquer le coronavirus et indispensable pour que le pays retrouve une bonne santé économique. Et cela va prendre du temps, même si les premières doses sont administrées en décembre. D’après une étude de City Bank, c’est seulement à la fin de l’année 2021 que les populations vaccinées auront atteint un taux d’immunité collective suffisant pour qu’on puisse envisager le retour à une activité économique normale et sans entrave. A condition bien sûr de réussir cette campagne de vaccination, c'est le défi que doit relever le gouvernement français qui a failli dans la distribution des masques.

Dans les pays développés le vaccin devrait doper la croissance de 0,7% l’an prochain mais c’est seulement une fois que cette immunité collective sera atteinte que l’économie va vraiment redécoller en 2022. 85% des volumes de vaccins commandés émanent des pays riches selon les calculs de Citibank. Des quantités bien supérieures à leur besoin réel. Pour les pays en développement qui seront donc servis plus tard, la reprise économique sera repoussée d'autant, sauf dans les pays asiatiques qui ont déjà circonscrits le coronavirus.

 


EN BREF

Au Brésil, Carrefour dans la tourmente : la responsable du magasin de Porto Alegre a été arrêtée pour sa responsabilité dans le meurtre d'un client noir du supermarché

Elle apparait sur les vidéos où les deux vigiles se déchainent sur ce client. Le groupe français qui a vu son action fortement baissé hier à la bourse de Sao Paulo a annoncé la création d'un fonds de 4 millions d'euros pour lutter contre le racisme au Brésil, le dernier pays à avoir aboli l'esclavage. D'autres grandes marques, fournisseurs de Carrefour, veulent aussi se mobiliser pour cette cause.

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