Débat du jour

Peut-on regarder le passé de façon apaisée ?

Audio 29:30
Une statue de Léopold II recouverte de peinture rouge à Anvers, en Belgique, le 4 juin 2020.
Une statue de Léopold II recouverte de peinture rouge à Anvers, en Belgique, le 4 juin 2020. JONAS ROOSENS / BELGA / AFP

C'est une façon d'envisager le débat public. Ses détracteurs appellent cela la cancel culture. En bon français, la culture de l'annulation ou peut-être de l'effacement. Cela consiste à ne plus mentionner, à faire disparaître, à rendre invisible toute personne, son oeuvre ou tout évènement, après des propos ou des actes jugés répréhensibles ou problématiques.

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Et cela concerne aussi bien nos contemporains que des personnages historiques ramenés à leur part d'ombre, avec le temps et l'évolution de la perception. Cela touche à la fois la liberté d'expression, de création, l'histoire et la mémoire qui deviennent hautement inflammables. Peut-on regarder le passé de façon apaisée ? C'est la question du jour.

Pour en débattre :

- Nicolas Offenstadt, historien, maître de conférences en Histoire du Moyen-Age à l’Université Panthéon-Sorbonne et co-fondateur du Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire (CVUH). Auteur du livre «Le pays disparu. Sur les traces de la RDA», éditions Gallimard. Téléphone

- Marc Cheb Sun, auteur, éditorialiste, fondateur du média en ligne «d’ailleurs et d’ici.new», auteur d’un premier roman «Et je veux le monde», éditions Jean-Claude Lattès. Téléphone

 

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