Invité international

Tunisie: «Un coup de force n’est jamais bon signe pour un processus démocratique»

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Le président tunisien Kaïs Saïed, en octobre 2019, lors de sa prestation de serment, à Tunis.
Le président tunisien Kaïs Saïed, en octobre 2019, lors de sa prestation de serment, à Tunis. REUTERS - Zoubeir Souissi

L'inquiétude plane sur l'avenir de la démocratie tunisienne après le coup de force du président Kaïs Saïed, dimanche dernier, qui a suspendu le Parlement et le gouvernement. Dans une interview accordée au New York Times, Kaïs Saïed dit qu’il déteste et méprise la dictature. Mais vendredi, deux députés de l’opposition qui avaient critiqué le chef de l'État ont été arrêtés. Le décryptage de la situation avec Sophie Bessis, historienne franco-tunisienne, auteure de Histoire de la Tunisie de Carthage à nos jours aux éditions Tallandier.