Journal d'Haïti et des Amériques

Équateur: qui pour affronter Andrés Arauz au second tour de la présidentielle?

Audio 19:30
Andrés Arauz, le 7 février 2021, à Quito.
Andrés Arauz, le 7 février 2021, à Quito. © Rodrigo BUENDIA/AFP
Par : Mikaël Ponge
22 mn

C’est une certitude, il y aura bien un second tour à la présidentielle équatorienne. Rendez-vous pris le 11 avril 2021. Mais qui affrontera Andrés Arauz, le dauphin de l'ex-président Rafael Correa, arrivé en 1ère position avec un peu plus de 32% des voix ? Ses concurrents sont dans un mouchoir de poche.

Publicité

Il voulait l’emporter dès le 1er tour d’hier, dimanche 7 février 2021, Andrés Arauz, candidat de la coalition Union pour l'espérance (Unes) n’y sera pas parvenu. Celui qui promet de défendre la «révolution citoyenne» de l’ex-président Correa devra donc passer par l’épreuve du second tour le 11 avril. Mais au lendemain de ce scrutin, le candidat indigène de gauche Yaku Perez du parti Pachakutik est au coude à coude avec celui de la droite libérale, Guillermo Lasso qui se présentait pour la troisième fois. Un autre candidat de gauche Xavier Hervas est lui arrivé en quatrième position. Cet éclatement des voix peut-il s'expliquer par les quelque 30% d'indécis qui ne savaient pas pour qui voter avant le scrutin ? Quelles alliances peuvent se former ? Andrés Arauz va-t-il fédérer contre lui les anti-corréistes ? L’analyse de notre invité, Christophe Ventura, directeur de recherches à l’IRIS.

 

  • L’incertitude après le 7 février en Haïti

Haïti est aujourd’hui fracturé entre ceux qui considèrent Jovenel Moïse comme président illégitime, usurpateur du pouvoir, et les partisans du chef de l'État estimant, comme lui, que son mandat ne se terminait pas hier, dimanche 7 février, mais bien dans un an, en 2022. Alors qu’il est ainsi contesté, Jovenel affirme avoir réchappé à une tentative de d'assassinat, ce 7 février. Un coup d'État, dira quelques heures plus tard, le chef du gouvernement. Un scénario que contestent les oppositions qui parlent d’une manœuvre répressive (23 arrestations ont eu lieu) et ont choisi un dirigeant de transition. On fait le point avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron.

 

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail