Journal d'Haïti et des Amériques

Haïti: une évasion permise par la complicité de gardiens

Audio 19:30
Détenus récupérés par la police haïtienne à l'extérieur de la prison d la Croix-des-Bouquets, après une tentative d'évasion, à Port-au-Prince le 25 février 2021.
Détenus récupérés par la police haïtienne à l'extérieur de la prison d la Croix-des-Bouquets, après une tentative d'évasion, à Port-au-Prince le 25 février 2021. AP - Dieu Nalio Chery

Le 25 février 2021, plus de 400 détenus se sont évadés de la prison de Croix des Bouquets, en banlieue de Port-au-Prince. Une évasion rendue possible en raison d'un cruel manque de surveillants et par la complicité de certains, dénonce Je Klere, une organisation de défense des droits humains.

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Deux semaines se sont écoulées et les autorités policières n’ont pas encore fourni d’informations sur les circonstances de cette évasion massive, au cours de laquelle 25 personnes ont été tuées, dont le directeur de la prison. L’organisation de défense des droits humains «Je Klere» a publié, cette semaine, un rapport d’enquête cinglant qui révèle une nécessaire complicité des agents pénitentiaires à cette évasion et aussi une responsabilité d’État face au cruel sous-effectif de surveillants. «Il y avait six policiers à l'intérieur de la prison pour assurer la surveillance des 1.535 détenus et un superviseur général au moment où les détenus étaient en recréation», détaille la directrice de la fondation à Amélie Baron.

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