Journal d'Haïti et des Amériques

Joe Biden promeut une «nouvelle synthèse démocrate»

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Le président américain Joe Biden devant sa vice-présidente Kamala Harris (à gauche) et Nancy Pelosi, la porte-parole de la Maison Blanche (à droite). Le 28 avril 2021, au Congrès américain.
Le président américain Joe Biden devant sa vice-présidente Kamala Harris (à gauche) et Nancy Pelosi, la porte-parole de la Maison Blanche (à droite). Le 28 avril 2021, au Congrès américain. © Jim Watson/Pool via REUTERS

«L’Amérique va de nouveau de l’avant» : alors que Joe Biden passe, ce jeudi 29 avril 2021, le cap des 100 premiers jours de mandat à la Maison Blanche, dans son premier discours devant le Congrès hier (28 avril), le président des États-Unis est revenu sur les 6 000 milliards de dollars d’investissements destinés à relancer l'économie. Des plans à destination des classes moyennes, financés par une hausse d’impôts pour les plus riches. 

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Joe Biden, défenseur des classes moyennes. Après 100 jours de mandat, le président américain promet de réduire la pauvreté de moitié, de créer des emplois grâce au gigantesque plan infrastructures, d'améliorer la couverture santé des plus pauvres. Il a également annoncé lors de son adresse au Congrès, mercredi 28 avril, près de 2 000 milliards de dollars d'investissements pour aider les familles américaines. Pour financer son programme, Joe Biden confirme l'augmentation des impôts mais seulement pour les 1% d'Américains les plus riches. «Une posture de gauche que l’on n'avait pas entendue depuis Kennedy», selon notre invitée, Maya Kandel, historienne et spécialiste de la politique étrangère des États-Unis. Une politique influencée par l’aile la plus progressiste du parti démocrate. Joe Biden «met en œuvre une nouvelle synthèse», selon Maya Kandel, afin de démontrer que «le gouvernement fédéral peut apporter des solutions aux problèmes les plus pressants des Américains». Mais le plus dur reste à faire, explique notre invité face aux républicains du Sénat qui n’entendent pas lui laisser le champ libre. «Les 100 prochains jours seront sans doute les plus difficiles» d’après l’historienne. 

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Cinq partis et regroupements politiques de l'opposition haïtienne veulent chercher un accord inclusif avec tous les acteurs impliqués dans le blocage politique qui paralyse Haïti. Des petits partis, auxquels ni les formations traditionnelles, ni les autorités n’ont répondu, nous explique Frantz Duval, le rédacteur en chef du Nouvelliste, qui revient aussi sur les manifestations qui ont paralysé Port-au-Prince, le mercredi 28 avril 2021, après de nouveaux enlèvements dans la capitale.

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C’est historique. La décision a été prise par sept juges contre deux. Désormais, les victimes de viols pourront recourir à l’IVG. «Cela vaut également pour les filles de moins de 14 ans. En dessous de cet âge, chaque relation sexuelle est considérée comme non consentie par la loi équatorienne», rapporte La Hora. El Commercio souligne que le nouveau président élu «est membre de corpus Dei», une institution de l’Église catholique qui s’oppose avec véhémence à l'interruption de grossesse. Pourtant, Guillermo Lasso a salué la décision de la Cour constitutionnelle.  

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