Journal d'Haïti et des Amériques

Colombie: la rue maintient la pression

Audio 19:30
Manifestation contre le projet de réforme fiscale à Bogota (Colombie), le 1er mai 2021.
Manifestation contre le projet de réforme fiscale à Bogota (Colombie), le 1er mai 2021. © Juan BARRETO/AFP

C’était l’un de textes-phares de son mandat, mais face à la contestation, le président Ivan Duque recule. Il retire son projet de réforme fiscale. Au lendemain de nouvelles manifestations durement réprimées, le ministre de l’Économie, ce lundi 3 mai 2021, démissionne.

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C’est une réforme qui soumettrait à l’impôt les franges de la population qui souffrent le plus de la pandémie de Covid et de ses conséquences économiques. Après plusieurs jours de manifestations dans la capitale, Bogota, mais aussi à Medellin et Cali, le président colombien Ivan Duque a donc reculé en retirant son texte. Le calme peut-il revenir ? De nouvelles mobilisations sont annoncées, pour ce lundi 3 mai 2021, notamment à Cali où les manifestants bloquent les principaux axes routiers. Le mouvement se durcit après la brutale répression de la police. Officiellement, 6 personnes sont mortes. Mais d’après les ONG, rien qu’à Cali ce 2 mai, 16 personnes sont mortes et plus de 230 blessées.

 

  • Au Salvador, Nayib Bukele s’arroge tous les pouvoirs

Samedi 1er mai 2021, le jour de son investiture, la nouvelle Assemblée dominée par le parti du président Nayib Bukele a destitué les juges du Tribunal constitutionnel et le procureur général, connus pour leur hostilité au chef de l'État. Nayib Bukelé contrôle donc désormais les 3 pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire. L'opposition parle de coup d'État. La communauté internationale, États-Unis en tête fait part de sa préoccupation.

 

  • Haïti : «Ce président ne va pas tomber facilement»

Jovenel Moïse, le chef de l'État haïtien, le dit en parlant de lui à la 3ème personne comme le rapporte Le Nouvelliste : «Ce président ne vas pas tomber facilement». Déclaration faite le week-end dernier, lors d’un déplacement. Jovenel Moïse qui «n’a pas manqué de tacler», souligne le quotidien, ceux qui «ne cessent d’exiger son départ du pouvoir», assure combattre «la misère, le sous-développement et l’insécurité». Des paroles en lesquelles la jeunesse n'a plus foi. Face aux kidnappings et la paralysie politique, nombreux ceux qui n’imaginent plus leur avenir dans leur pays et préfèrent quitter Haïti. À Jacmel, le reportage de Sachenka Thomas.

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