Journal d'Haïti et des Amériques

Haïti sous le choc

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Une rue de la ville de Port-au-Prince le 12 avril 2021 (Image d'illustration).
Une rue de la ville de Port-au-Prince le 12 avril 2021 (Image d'illustration). AFP - VALERIE BAERISWYL

Quinze personnes ont été tuées par balle, dont un journaliste et une militante politique d'opposition, dans la nuit de mardi à mercredi 30 juin 2021, à Port-au-Prince. Une nouvelle tuerie après laquelle la police a rapidement désigné des responsables, sans convaincre.

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Leurs visages s'étalent, ce 1er juillet 2021, à la Une de la presse. Les photos de leurs corps sans vie inondent les réseaux sociaux haïtiens. Le journaliste de Radio Vision 2000 Diego Charles et de la militante politique Antoinette Duclaire, tous les deux âgés de 33 ans, ont été assassinés dans la nuit de mardi à mercredi à Port-au-Prince. Avec eux, 13 autres personnes ont été abattues par balle. Une tuerie pour laquelle la police a très vite désigné les coupables. La PNH parle de représailles de la part d'un syndicat de policiers après la mort d’un officier, quelques heures plus tôt. Une version qui ne convainc pas la société civile et les associations de journalistes, comme nous le détaille Frantz Duval, du Nouvelliste.

 

L’Assemblée constituante chilienne bientôt au travail

Au Chili, c'est une conséquence directe de la mobilisation historique de la fin 2019 contre les inégalités sociales : une Assemblée constituante a été élue pour remplacer la Constitution héritée de la dictature du général Pinochet. Elle commencera ses travaux ce dimanche 4 juillet 2021. Et c'est une assemblée historique à plus d'un titre : 50% de femmes élues, des sièges réservés aux peuples indigènes, et une forte percée des indépendants issus des mouvements sociaux. Tout cela pourrait pousser le Chili vers un modèle plus proche de la social-démocratie. Justine Fontaine est allée à la rencontre de ces nouveaux visages et nouvelles voix de l'Assemblée constituante chilienne.

 

Une fête nationale au goût amer au Canada

Encore 182 sépultures d'enfants autochtones viennent d’être retrouvées autour d'un ancien pensionnat au Canada. La 3ème découverte de ce type en un mois, réalisée grâce à l'aide de géo-radars. De la fin du XIXe siècle aux années 90, 150.000 enfants autochtones ont été enrôlés de force dans ces établissements de l'État fédéral, gérés par des institutions religieuses, pour les «assimiler» à la culture dominante. Une commission d'enquête avait déjà révélé qu'au moins 4 000 d'entre eux y avaient trouvé la mort, mais ce sont ces découvertes macabres qui créent l'émoi au Canada depuis un mois. Le Premier ministre Justin Trudeau a demandé que le drapeau reste en berne ce jeudi 1er juillet, jour de la Fête nationale au Canada.

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