Journal d'Haïti et des Amériques

Hausse de la criminalité aux États-Unis: «La pandémie est une des explications»

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La fusillade a eu lieu dans un centre du groupe de transport de lettres et colis FedEx, à Indianapolis, le 16 avril 2021. (Image d'illustration)
La fusillade a eu lieu dans un centre du groupe de transport de lettres et colis FedEx, à Indianapolis, le 16 avril 2021. (Image d'illustration) © AP Capture écran

Au moins 150 personnes ont été tuées aux États-Unis dans 400 fusillades, rien que le week-end du 4 juillet, lors de la fête de l'indépendance. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il s’est accentué avec l’épidémie de coronavirus.

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Meurtres, fusillades… c’est une explosion de violence qui secoue les États-Unis. Quelque 400 fusillades ont été recensées le week-end dernier, alors que le pays célébrait sa fête de l’indépendance, au moins 150 personnes sont mortes selon le groupe de recherche Gun Violence Archive. Parmi les villes où se sont déroulées ces fusillades : New York où, depuis le début de l'année 2021, 885 victimes ont été répertoriées. La mégalopole est loin d'être un cas isolé.

Au 1er trimestre 2021, les homicides ont bondi de 18% par rapport à la même période l'an dernier, dans 37 grandes villes américaines, comme le détaille notre invité Alexis Rapin, chercheur en résidence à l'Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul Dandurand de l'Uqam à Montréal. « Depuis 2020, dans toutes les grandes villes américaines, on observe une hausse des meurtres, plus 30% à Los Angeles, plus 55% à Boston ou Chicago (…) et même dans les plus petites villes, le phénomène est constaté », note Alexis Rapin qui explique que « la pandémie qui s’est accompagnée d’une hausse du chômage, de la fermeture de centres sociaux, est une des raisons ». Les démocrates, selon lui, « s’interrogent sur la manière de répondre politiquement au problème » mais, selon lui, « les républicains ont tout intérêt à surfer sur le sujet » pour en faire un thème de la campagne des élections de mi-mandat en 2022.

 

  • Un nouveau PM en Haïti

Ariel Henry, 71 ans, médecin de formation, a été nommé lundi 5 juillet 2021 par décret présidentiel. Il devient le 7ème chef de gouvernement de l'ère Moise depuis sa prise de fonctions en 2017. Son mandat est aussi simple que sa tâche s'annonce compliquée : former une équipe d'ouverture pour sortir le pays de l'impasse politique et surtout de l'insécurité qui paralyse l'ouest de la capitale Port-au-Prince ainsi qu'une bonne partie du pays. Une nomination qui suscite peu d'espoir, comme nous l'explique Gotson Pierre, rédacteur en chef du site en ligne Alterpresse.

 

  • Honduras : Une nouvelle inculpation dans l’affaire Caceres

Roberto David Castillo, dirigeant d'une société d'hydroélectricité, soupçonné d'être à l'origine de l'assassinat de la militante écologiste Berta Caceres, en 2016, a été reconnu coupable en tant que co-auteur dans cette affaire hier, lundi 5 juillet, lors d’une audition publique. Sa peine ne sera connue que le 3 août 2021. Une décision saluée par le procureur général de la République Oscar Fernando Chinchilla pour qui cette sentence contribue à la mise en place d’un État de droit, détaille la presse.

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