Journal d'Haïti et des Amériques

Mission terminée: Anne Corpet quitte Washington

Audio 19:30
Anne Corpet, lors d’un meeting de Donald Trump à Washington, en 2019.
Anne Corpet, lors d’un meeting de Donald Trump à Washington, en 2019. © Anne Corpet/RFI

C’est l’heure du grand départ. Ce 29 juillet 2021, après quatre années passées à couvrir l’actualité des États-Unis, Anne Corpet, envoyée spéciale permanente de RFI, quitte Washington. Elle dresse le bilan d’une Amérique en constante évolution, bousculée par la présidence Trump.

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« Une aventure professionnelle exaltante, passionnante, même si parfois un peu épuisante ». Pendant quatre années, elle a emmené son micro aux quatre coins des États-Unis et à couvert surtout la présidence de Donald Trump. « Il y avait un travail constant de vérification des faits qui s’imposait », se rappelle notre correspondante Anne Corpet, au moment de boucler ses valises pour rentrer en France. De ces quelques mois passés sous la présidence de Joe Biden qui a promis de « réconcilier l’Amérique », elle estime que si « l’atmosphère s’est apaisée en surface, s’il y a moins de tensions, de manifestations, les divisions demeurent et la fracture du pays reste plus béante que jamais ».

 

  • Haïti : Ariel Henry garde le cap des élections

Le Premier ministre haïtien tenait hier, mercredi 28 juillet, à Port-au-Prince, son premier point de presse depuis sa prise de fonction la semaine dernière. « La mission de ce gouvernement est de préparer les conditions pour des élections le plus rapidement possible. Des élections libres, honnêtes et transparentes avec une large participation de la population et avec un gouvernement qui n'aura pas de favori ou de gens qu'il favoriserait », a déclaré Ariel Henry sans toutefois préciser avec qui et comment souligne le rédacteur en chef du Nouvelliste, Frantz Duval qui rappelle que le chef de gouvernement a déjà essuyé un revers au sujet de l’ordre du jour du dernier Conseil des ministres. Au point de s’interroger : qui dirige Haïti ?

 

  • Des annonces, mais pas de gouvernement encore au Pérou

« Nous devons éradiquer la corruption. Mais pour ce faire, nous devons punir sévèrement et fermement tous ceux qui s'y livrent », a déclaré mercredi 28 juillet Pedro Castillo, investi nouveau président du Pérou, qui promet aussi une nouvelle constitution. En revanche, il n’a pas encore annoncé quelles personnalités composeraient son premier gouvernement, ce qui est inhabituel dans la tradition politique péruvienne. Ce qui pourrait laisser présager « des discussions "lentes et tendues" pour chaque prise de décision », selon un politologue interrogé par El Comercio.

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