Nouvelles technologies

IA et supercalculateurs, une course mondiale à la suprématie numérique

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Grâce à la technologie Omiverse, la firme Nvidia permet de simuler de façon hyper réaliste l'installation d'une usine.
Grâce à la technologie Omiverse, la firme Nvidia permet de simuler de façon hyper réaliste l'installation d'une usine. © Nvidia

Toutes les puissances mondiales du numérique se livrent actuellement à une compétition féroce à grands coups de supercalculateurs et de programmes d’intelligence artificielle. Une course effrénée à la suprématie numérique, dont la firme américaine NVIDIA veut prendre la tête, en réalisant, avec sa technologie de processeurs graphiques, conçus à l’origine pour les Gamers, des superordinateurs qui se classent parmi les plus puissants du monde. 

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Employés de longue date pour les besoins de la recherche scientifique, les supercalculateurs et leurs programmes d’intelligence artificielle sont dorénavant de plus en plus sollicités par les entreprises de la high tech et les grandes firmes du Web, mais aussi par les industries dites traditionnelles. Pour les nations, les supercalculateurs représentent un nouvel enjeu stratégique de domination technologique. Et dans cette course, la firme américaine Nvidia avec ses processeurs graphiques conçus à l’origine pour les Gamers, se positionne comme un acteur majeur du calcul intensif. Avec des puces graphiques interconnectées en réseau, cette puissance numérique devient accessible sur un simple ordinateur de bureau, nous précise Serge Palaric Vice-Président Alliances & OEMs chez NVIDIA. 

« Ces supercalculateurs de nouvelles générations utilisant la technique de milliers de processeurs graphiques mis en parallèle, vont avoir la capacité de booster leurs calculs intensifs pour résoudre de multiples problèmes. Par exemple, de répondre aux cyberattaques contre les centres de données de façon instantanée. Mais ces systèmes peuvent aussi être partagés entre plusieurs utilisateurs pour développer des environnements de travail collaboratifs en employant le même outil. Autre exemple qui concerne cette fois le monde industriel : implémenter une nouvelle usine coûte énormément d’argent en étude de faisabilité. Mais on peut simuler son installation virtuellement en 3D de façon hyper réaliste à l’aide de notre technologie dénommée Omiverse ou bien simuler la fabrication industrielle de ses produits. Que ce soit des montres ou encore des voitures, le dispositif  est en mesure de repérer toutes les problématiques liées à cette installation, bien avant le déploiement de l’usine dans le monde réel », explique Serge Palaric.

La puissance de calcul des superordinateurs actuels a de quoi donner le tournis. Elle se mesurait jusqu’à présent  en « pétaflops », c’est-à-dire en millions de milliards d’opérations par seconde. Mais les nouvelles générations de ces machines à calculer comptent multiplier par 1000 leur capacité en passant à l’Exaflops. (Soit plus d'un milliard de milliard d'opérations par seconde).

 Cette course aux calculateurs « exaflopiques » est une bataille géostratégique dont l’enjeu est la domination technologique mondiale. Une guerre informatique totale à laquelle se livrent aujourd’hui les États-Unis, la Chine, le Japon et l’Europe. Comme le démontre le dispositif développé pour le Centre national suisse de calcul par Hewlett Packard Enterprise et NVIDIA qui sera capable de soutenir 20 Exaflops de calculs pour les programmes d’Intelligence Artificielle, en devenant ainsi en 2023, le supercalculateur le plus puissant du monde. Il permettra de mener des recherches de pointe sur le climat, dans les sciences des matériaux, l'astrophysique, les sciences de la vie, la chimie quantique, la physique des particules ou encore de réaliser des simulations dans le domaine des sciences économiques et sociales. 

Si vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à l'adresse : nouvelles.technologies@rfi.fr

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