Revue de presse Afrique

À la Une: le 10e anniversaire de la révolution libyenne

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Sur la place des Martyrs à Tripoli en Libye. Libye, le 17 février 2021.
Sur la place des Martyrs à Tripoli en Libye. Libye, le 17 février 2021. © Aabla Jounaidi/RFI

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« Voilà dix ans débutait la révolution qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi, relève Le Point Afrique. Depuis, le pays est miné par les divisions et est englué dans un profond chaos. […] Dix ans après le début du soulèvement et l’intervention internationale sous couvert de l’Otan conclue en octobre 2011 par la mort du "Guide" Kadhafi, la Libye continue d’être déchirée entre des pouvoirs rivaux et à subir des ingérences étrangères, aux dépens d’une population exsangue privée des immenses ressources énergétiques du pays. Le quotidien des Libyens est marqué depuis plusieurs années par des pénuries de liquidités et d’essence, ainsi que par des coupures d’électricité et par une inflation galopante. »

Un incendie qui continue de courir

« 10 ans après, l’enfer », s’exclame L’Observateur Paalga au Burkina. « L’étincelle de la révolution libyenne a provoqué un incendie qui aujourd’hui encore continue de ravager le pays tout entier sans que quiconque sache ni comment ni quand on en viendra à bout. […] Le rêve qui avait nourri la révolution libyenne s’est révélé être un cauchemar sans fin. L’État libyen n’existe plus et ce qui en tient lieu n’a aucune emprise sur le quotidien des populations livrées à elles-mêmes. Et telle une dépouille, soupire encore L’Observateur Paalga, le pays est à la merci d’une multitude de groupes armés qui s’en disputent les parties les plus charnues. Et ce sont des puissances étrangères et régionales aux intérêts divergents qui s’affrontent pour le contrôle des gisements pétroliers et des positions géostratégiques. »

Tout le Sahel impacté

Et du coup, souligne Aujourd’hui, toujours au Burkina, « 10 ans après, chaos, pleurs et regrets… »

Le journal précise : « Au Sahel, le chaos en Libye a engendré la dispersion des supplétifs kadhafiens et tous ceux qui vivaient des expédients de ce dernier. Une dispersion dont le Sahel paie chèrement aujourd’hui le prix. Mali, Burkina, Niger, ces 3 pays sont désormais la cible quotidienne de ces ex-trublions du Guide, lequel avait su les contenir par le bâton et surtout par les dollars de la manne pétrolière. "L’OTAN a assassiné Kadhafi, c’est le service après-vente qui n’a pas suivi", aime à dire Deby du Tchad. Chaos en Libye et dans une moindre mesure dans certaines parties du Sahel […] : 10 ans après la révolution libyenne, nombreux sont ceux qui se demandent si Kadhafi n’aurait pas été plus utile vivant malgré sa bipolarité que mort, avec une sous-région en guerre. Comme quoi, conclut le quotidien ouagalais, on peut être orphelin d’un dictateur. »

Sénégal: les premières doses de vaccins anti-Covid

À la Une également, l’arrivée ce mercredi au Sénégal de 200 000 doses de vaccins anti-Covid.

On entre « dans le vif du sujet », s’exclame le quotidien Enquête, avec ces « vaccins acquis auprès de la firme chinoise Sinopharm et qui auraient un taux d’efficacité de 79%. […] Selon le président Macky Sall, qui a présidé la cérémonie de réception, l’urgence, aujourd’hui, c’est la protection du personnel de santé de première ligne dans la lutte contre la pandémie de Covid-19. C’est aussi la protection de personnes âgées de plus de 60 ans et celles vivant avec des comorbidités. […] Près de 7 millions de doses sont attendues dans les prochaines semaines. »

Ebola, le retour

Et puis toujours dans le domaine de la santé, « le virus Ebola réapparaît en Guinée et en RDC ».

C’est ce que constate notamment Le Monde Afrique. « Une résurgence qui inquiète les autorités aux prises avec le Covid. […] En 2013, rappelle Le Monde Afrique, la Guinée avait été le point de départ d’une flambée épidémique qui s’était rapidement étendue à la Sierra Leone et au Liberia voisins. Trois années avaient été nécessaires pour en venir à bout, et 11 300 personnes sont mortes, soit le plus lourd bilan enregistré pour ce virus originaire d’Afrique centrale. De son côté, la RDC venait il y a seulement quelques semaines – le 18 novembre – de décréter la fin de sa 11e épidémie. Là aussi, la gravité de la situation, avec plus de 2 200 morts, avait justifié que l’Organisation mondiale de la santé déclare, un an et demi plus tôt, le pays en situation d’urgence de santé mondiale. […] Dans les deux pays, précise encore Le Monde Afrique, les prélèvements réalisés sur les premiers malades sont en cours de séquençage pour déterminer s’il s’agit de la souche la plus commune du virus dite Zaïre ou d’un variant. Il est trop tôt pour expliquer les raisons de la résurgence de cette fièvre hémorragique hautement mortelle. »

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