Revue de presse Afrique

À la Une: plus de 200 morts en 6 jours dans l’ouest du Niger

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Des soldats nigériens en patrouille (photo d'illustration).
Des soldats nigériens en patrouille (photo d'illustration). ISSOUF SANOGO / AFP

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« Le Niger a été frappé dans sa partie ouest, proche du Mali, par les attaques les plus meurtrières commises ces dernières années par des jihadistes présumés, pointe Le Monde Afrique. Ils ont tué, dimanche, 137 personnes, des civils, un bilan qui vient s’ajouter aux 66 morts des attaques commises il y a six jours. Le gouvernement nigérien a décrété un deuil national de trois jours. L’intensification de ces attaques constitue le plus grand défi du nouveau chef de l’Etat, Mohamed Bazoum. » Le site d’information L’Evénement Niger précise que « le porte-parole du gouvernement, Abdoulraman Zakaria, a déclaré hier que des soldats avaient été envoyés dans la région et avaient combattu les assaillants. Pour le moment, aucun groupe n’a revendiqué l’attaque mais on sait qu’un groupe lié à l’Etat Islamique est très actif dans cette région. » Et le site nigérien de rappeler que « le gouvernement a peu de contrôle sur ces zones désertiques, frontalières avec le Mali, en dehors des villes, une situation qui est exploitée par des groupes djihadistes et des réseaux criminels, tels que des passeurs de clandestins. »

Le président Bazoum au pied du mur

« À quand la fin du cycle des condamnations et des deuils nationaux ? », s’interroge WakatSéra au Burkina. « Plus que jamais, le président Mohamed Bazoum est au pied du mur. La lutte contre le terrorisme et le banditisme, action qu’il avait érigée en priorité dans son programme de campagne, sonne comme une urgence. Sauf que l’heure n’est plus aux discours, mais aux actes. Passer à l’action s’impose. Ancien ministre en charge de l’Intérieur qui connaît bien le dossier et le terrain, le nouveau président et les forces armées nigériennes, dont il a toujours loué la détermination et le courage, ne bénéficieront d’aucun état de grâce. »

Congo-Brazza : on va revoter ?

À la Une également, les conséquences du décès de Guy Brice Parfait Kolélas sur le scrutin présidentiel au Congo Brazzaville… Pour l’opposant et candidat Mathias Dzon, cité par Les Echos du Congo Brazzaville, il est « impossible d’organiser un second tour et conformément à l’article 70 de la constitution, l’élection doit être annulée. Covid-19 ou autre chose nous souhaitons et demandons, poursuit-il, que toute la lumière soit établie sur le décès de Parfait Kolélas. Ce n’est qu’après que nous pourrons reparler élection. » 

Le site Les Echos du Congo Brazzaville précise également que le corps de Guy Brice Parfait Kolélas va être autopsié par l’Institut médico-légal de Paris afin de déterminer les causes de son décès.

RDC : deux ex-sécurocrates de Kabila en fuite

La RDC à présent : « sale temps pour les ex-sécurocrates de Kabila », c’est le titre du site d’information Afrikarabia spécialisé sur l’Afrique centrale. « La lente reconquête du pouvoir par Félix Tshisekedi se poursuit à Kinshasa. Après la reprise en main de l’Assemblée nationale puis du Sénat, la nomination de trois nouveaux juges à la Cour constitutionnelle, le président congolais cherche maintenant à neutraliser l’ancien appareil sécuritaire de son prédécesseur Joseph Kabila. Acculés par la justice et le risque d’être jeté en prison, deux symboles de la répression politique du régime Kabila ont donc décidé de basculer dans la clandestinité. L’ancien chef des renseignements, Kalev Mutond et l’ancien chef de la police John Numbi ont décidé d’entrer en clandestinité à quelques jours d’intervalle. Le premier dans un lieu inconnu, le second, sans doute au Zimbabwe. »

Rattrapés par leur passé ?

« Arrestations, détentions arbitraires, traitements inhumains et dégradants ; la liste des exactions reprochées à Kalev Mutond et John Numbi est bien longue », pointe pour sa part Le Pays au Burkina. Les deux hommes « rechignent à se rendre au Parquet. Qui plus est, ils sont en fuite. Autant croire a priori que les deux anciens hiérarques veulent continuer à s’envelopper dans la douillette couette de l’impunité qui avait atrocement caractérisé le régime de leur ancien mentor, Joseph Kabila. »

Alors, s’interroge Le Pays, « Kalev Mutond et John Numbi vont-ils être rattrapés par leur passé ? En attendant de le savoir, leur cas doit interpeller tous les sicaires du continent, agissant bien souvent, hélas, sans discernement, dans l’unique intérêt des satrapes. Ils semblent parfois oublier que leurs maîtres ne sont pas éternels. »

 

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