Revue de presse Afrique

À la Une: les affrontements entre l'armée tchadienne et les rebelles du Fact se poursuivent

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Dans cette image diffusée par l'armée tchadienne le 18 avril, des rebelles présumés appartenant au Fact sont faits prisonniers suite à des affrontements avec des soldats à Nyze, dans le Kanem, le 17 avril.
Dans cette image diffusée par l'armée tchadienne le 18 avril, des rebelles présumés appartenant au Fact sont faits prisonniers suite à des affrontements avec des soldats à Nyze, dans le Kanem, le 17 avril. © AFP -

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Entre autres titres de la presse locale, le site Al Wihda signale « le crash d'un hélicoptère militaire de retour d'opération au nord de la province du Kanem ». L’armée tchadienne assure que l’appareil a subi une « panne technique », la rébellion affirme « avoir abattu l'hélicoptère ».

À Ndjamena même, le procureur a annoncé jeudi que 653 personnes avaient été interpelées mardi lors de manifestations contre la junte au pouvoir qui ont été réprimées. Six personnes ont été tuées à Ndjamena et dans le sud du pays selon les autorités, neuf selon une ONG locale.

Parmi les personnes interpelées, Tchad Infos signale que trois étudiants de l’université polytechnique ont été arrêtés mardi à Mongo, 350 kilomètres à l’est de Ndjamena, lors d’une marche, interdite par les autorités militaires, qui avait pour objectif de « dénoncer la mise en place du Conseil militaire de transition et le soutien qu’il reçoit de la France ». D’autres étudiants « sont recherchés » par des « éléments de l’Agence nationale de sécurité », prévient Tchad Infos.

Appel à une journée ville morte au Tchad

Un appel a été lancé par le Forum des organisations de la société civile du Tchad et relayé notamment par Le Journal du Tchad à une journée ville morte et de deuil national ce vendredi, « pour honorer la mémoire des manifestants (…) tombés en martyrs pour une cause nationale », et pour inviter la population à sortir « massivement » manifester demain, samedi, sur l’ensemble du territoire national afin d’exiger « le retour à l’ordre constitutionnel ».

Et le journal tchadien Le Pays ajoute que le Forum des organisations de la société civile du Tchad demande aussi « la libération sans condition de personnes arrêtées lors des différentes manifestations et des soins appropriés aux blessés ».

Le Pays, justement, mais cette fois-ci le quotidien burkinabè, qui se demande ce que peut faire l’Union africaine. Comme l’annonçait RFI vendredi, la mission dite d’enquête dirigée par Bankole Adeoye, commissaire aux Affaires politiques, et Mohamed Idriss Farah, ambassadeur djiboutien qui préside pour le mois d’avril le conseil paix et sécurité de l’Union africaine, est arrivée à Ndjamena pour un séjour sur place d’au moins une semaine. Mission « difficile », souligne Le Pays ; mission via laquelle l’Union africaine « veut non seulement gagner du temps, mais aussi aider à desserrer l’étau autour de la junte conduite par Mahamat Idriss Déby », estime ce quotidien ouagalais.

En Côte d'Ivoire, retour d’exil pour six hauts cadres pro-Gbagbo

Six hauts cadres pro-Gbgabo, dont deux illustres fidèles de l’ex-président, qui vivaient au Ghana depuis dix ans, Justin Koné Katinan et Damana Pickass, sont attendus ce vendredi dans le pays.

« Il faut savoir pardonner », lance la manchette du quotidien Le Patriote. Proche du chef de l’État, ce journal, entre griffes, cite ainsi Alassane Ouattara face aux cadres du Grand-Sud et du Grand-Est. Sur la Une du journal Le Jour, qui lui est aussi proche, Ouattara « rassure » et déclare : « Nos compatriotes à l’extérieur peuvent rentrer ».

Justement. Justin Koné Katinan et Damana Pickass, le retour ? Proche de l’ex-président Laurent Gbagbo, le quotidien Le Temps publie une photo de ces deux illustres exilés prise hier à Accra, au Ghana voisin. On y aperçoit ces deux cadres du FPI assis dans le bureau de son excellence Moriko Tiemoko, ambassadeur de Côte d’Ivoire au Ghana. Le Temps décrit « une rencontre d'amitié et de fraternité dans une ambiance bon enfant entre fils du pays, pour qui la réconciliation a du prix. L'ambassadeur qui s'est réjoui de ce retour au pays, a assuré ses hôtes (…) que le chef de l'État Alassane Ouattara était dans le même état d'esprit », rapporte ce journal.

Pour conclure, la libération de Pulchérie Gbalet. Après huit mois d’incarcération « préventive » à la prison d’Abidjan, la présidente d’Alternative citoyenne ivoirienne a été libérée « sans avoir été condamnée », souligne le quotidien Aujourd’hui. Proche de Laurent Gbagbo, ce journal rappelle toutefois que cette personnalité de la société civile ivoirienne « est désormais sans emploi. Mais pour qui connaît sa mentalité, le gouvernement aurait tort de penser qu’elle a été vaincue », énonce Aujourd’hui.

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