Revue de presse Afrique

À la Une: victoire judiciaire pour Simone Gbagbo

Audio 04:27
Simone Gbagbo, lors d'un meeting de l'opposition à Abidjan, le 14 septembre 2019.
Simone Gbagbo, lors d'un meeting de l'opposition à Abidjan, le 14 septembre 2019. © AFP - Sia Kambou

Publicité

La CPI lève son mandat d’arrêt international contre l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire.

« L’ancienne première dame » de Côte d’Ivoire est « désormais libre de tout mouvement », souligne d’entrée de jeu le site Koaci.com. Comme le rappelle ce journal en ligne, il y a six ans, « un mandat d'arrêt de la Cpi avait été émis contre Simone Gbagbo ». Toutefois, complète Koaci, « les autorités ivoiriennes refusaient de livrer l'ex-première dame » à la Cour pénale internationale.

C’est à la demande du « nouveau procureur de la juridiction, Karim A. A. Khan » que le mandat d’arrêt international contre Simone Gbagbo a été levé, souligne le quotidien indépendant Soir Info. Ce journal signale que la CPI ordonne aussi la notification de cette décision « à tous les Etats qui ont été saisis de la délivrance de ce mandat d’arrêt ».

« C’est clairement un grand soulagement » pour Simone Gbagbo, énonce de son côté le quotidien L’Inter. Ce journal note que l’accusation a justifié sa demande d’annulation des poursuites contre Simone Gbagbo par le fait qu’il n’y avait « aucune chance raisonnable » que ladite accusation « puisse apporter les preuves nécessaires à la tenue d’un procès ».

« La CPI terrassée par Simone », se réjouit le quotidien Aujourd’hui, c’est une « rouste judiciaire infligée à Fatou Bensouda », bûcheronne ce quotidien (et l’on précisera ici que le mot « rouste » signifie « raclée »). Aujourd’hui salue une « victoire importante à titre personnel mais aussi pour le droit (…) Pour Simone, si croyante, c’est Dieu qui vient de montrer son œuvre (et) son image tronquée de femme de sang véhiculé dans les médias occidentaux au fil d’une avalanche d’articles téléguidés va maintenant prendre le temps de se refaire ». Dans ce journal, Maître Rodrigue Dadjé, avocat de Simone Gbagbo, dit ressentir « un sentiment de justice », tout en parlant de « grand soulagement pour l’ex-Première dame ».

Au Mali, le général Diawara inculpé dans l’affaire Birama Touré

L’ancien directeur de la sécurité durant la présidence d’Ibrahim Boubakar Keïta a été écroué. Ce haut gradé malien a été arrêté hier et placé sous les verrous à Bamako après avoir été notamment inculpé de complicité d’enlèvement, de séquestration, d’actes de torture et d’association de malfaiteurs, dans le cadre de l’enquête sur la disparition du journaliste Birama Touré… qui n’a plus donné signe de vie depuis cinq ans.

Information traitée sobrement par Malijet. « Wait and see !!! », se borne à énoncer ce journal en ligne.

Selon Malikilé, le général « serait actuellement détenu dans les locaux de l’École de la Gendarmerie » à Bamako. En tout cas, le doyen des juges d’instruction de la Commune IV de Bamako vient encore une fois de « frapper un grand coup », apprécie ce confrère bamakois.

Au Burkina Faso, le quotidien Le Pays se réjouit que « les lignes commencent à bouger » dans cette affaire. Toutefois, regrette ce journal ouagalais, « faute de grives, on mange des merles. A défaut de mettre la main sur ce gros poisson qui se la coule douce en Côte d’Ivoire et sur qui pèsent des soupçons de disparition de l’intrépide journaliste d’investigation, il faut se contenter de la prise de cet alevin qui, à bien des égards, constitue tout de même une grosse prise », énonce Le Pays.

« Mieux vaut tard que jamais, enchérit son confrère local L’Observateur Paalga, et l’on croise les doigts pour que la nasse judiciaire serre dans ses mailles, pas que les alevins mais également les gros poissons, entendez par là tous ceux qui, de près ou de loin, sont impliqués dans la disparition et peut-être la mort de Birama Touré », veut croire ce journal ouagalais.

Au Sénégal, le coronavirus gagne rapidement du terrain

Et les professionnels de santé appellent à l’aide. C’est ce que signale le journal La Croix. Avec l’apparition du variant Delta, le Sénégal est confronté à une propagation du virus que le quotidien catholique français qualifie de « massive », le pays connaissant depuis le début juillet une « flambée » des cas. « La situation est invivable », dit à La Croix un médecin généraliste dakarois. « Je dois refuser des hospitalisations pour ne pas mettre en danger les patients déjà admis », déplore un autre praticien sénégalais exerçant sur la Petite Côte, au sud de Dakar, rapporte le quotidien catholique français.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail