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Revue de presse française

À la Une: vers un déconfinement pas à pas

Audio 05:24
Le président français Emmanuel Macron.
Le président français Emmanuel Macron. © AFP/Olivier Hoslet
11 mn

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Le chef de l’État veut mettre fin à « l'incertitude » sur la crise sanitaire en la dissipant par de la « clarté » et un « cap », dit Emmanuel Macron au Journal du Dimanche, en prélude à son allocution sur le sujet attendue mardi soir, « rien n'est pire que l'incertitude et l'impression d'une morosité sans fin », estime le président dans cet hebdomadaire.

Pas question pour autant d'annoncer une fin du confinement, ajoute Olivier Véran, le ministre de la Santé, dans le JDD : « Aujourd'hui, le niveau de circulation du virus dans le pays est le même qu'au moment du couvre feu. Il n'est pas question de déconfiner ».

Dans ce même journal, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal confirme toutefois que des assouplissements au confinement se feront en « trois étapes », dit Gabriel Attal au JDD, « d’abord autour du 1er décembre, puis avant les congés de fin d’année, puis à partir de janvier 2021 ».

En tout cas, le confinement ne pèse pas sur la popularité d’Emmanuel Macron, au contraire. Selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche, la cote de popularité du président Emmanuel Macron progresse de trois points en novembre, passant de 38 à 41% d'opinions favorables sur son action, « son meilleur score depuis six mois », pointe Le JDD.

La Chine affirme s’être débarrassé du Covid-19

La Chine a « renoué avec la croissance économique », avec un rebond de 4,9 % de la richesse nationale au troisième trimestre (selon les statistiques nationales), souligne L’Express, sur place, « la confiance est revenue », même si « la peur d’une deuxième vague est dans tous les esprits », remarque cet hebdomadaire.

En France, c’est à partir de demain, et pendant trois semaines en principe, que l’ancien président français Nicolas Sarkozy doit comparaître devant le tribunal correctionnel pour corruption dans le procès de « l’affaire Bismuth ». Une première, sous la Ve République :

Sarko dans le box des accusés du 23 novembre au 10 décembre. Sauf report de ce procès, c’est ce qui est prévu au tribunal correctionnel de Paris. Et sa présence à son procès sera une première, car jamais un président français n’a été poursuivi pour des incriminations pénales aussi graves, et qui portent notamment sur des faits présumés de corruption. Pour Nicolas Sarkozy, cette première sera suivie, au printemps 2021, du procès dit « Bygmalion » pour les comptes de la campagne électorale lors de sa présidentielle en 2012.

Un président en correctionnelle sous la Ve République n’est pas une première

La fois précédente, en effet, c’était Jacques Chirac, condamné en correctionnel en 2011, à deux ans de prison avec sursis pour « détournement de fonds publics » et « abus de confiance » dans un des deux volets de l'affaire des emplois présumés fictifs de la Ville de Paris. Mais sa défense avait fourni un certificat médical. Résultat : pas la moindre photo d’un ancien chef de l’État dans le box sous la Ve République.

Nicolas Sarkozy craint-il le glaive de Thémis ? « Même pas peur, lance L’Obs. Et au lieu de se faire un sang d’encre, il prépare le tome 2 du "Temps des tempêtes" (son best seller)… et gagne beaucoup d’argent ».

Depuis son départ de l’Élysée, en 2012, l’ancien président s’est en effet reconverti dans les affaires

L’Obs, cette semaine, dresse l’inventaire des activités connues de conférencier de celui que « la Une » de cet hebdomadaire appelle « l’intrigant de la République » et celles de ses participations à des conseils d’administration de groupes privés.

Nicolas Sarkozy ? C’est « l’administrateur que tout le monde s’arrache, confie à L’Obs un grand patron. Lui permettant au passage d’arrondir joliment ses revenus, chaque nouveau poste lui rapportant entre 50 000 et 100 000 euros de jetons de présence par an (avant impôts) », alors qu’il est toujours « entretenu à grands frais par la République (866 000euros de dépenses l’an dernier, sans compter la pension annuelle de 75 000euros) ».

Mais pour ce magazine c’est « sans doute dans les activités d’avocat de l’ex-chef de l’État » que l’opacité est la plus grande

« Difficile de savoir avec quelle casquette il intervient quand il se rend en Afrique jouer les intercesseurs et les arbitres dans des litiges internationaux », énonce ce journal.

« Sarko, l’avocat ? En mars dernier, le cabinet d’avocat - dont Nicolas Sarkozy est l’associé-fondateur », rappelle le magazine Capital – « ont gommé toute référence à leur nom en le rebaptisant Realyze », note L’Obs. Ils ont aussi « décidé de s’étendre et d’acquérir un bien d’exception dans le VIIIe arrondissement parisien, à côté des Champs-Élysées, signale ce journal. À cette occasion, Nicolas Sarkozy et ses associés historiques (…), se sont associés à Jean Sarkozy, le fils. Ce dernier, qui a épousé une héritière Darty (tout comme Julien Balkany, demi-frère de Patrick), vient d’implanter en France une filiale de la holding belge de la famille, qu’il va piloter avec son cousin par alliance, Steven Darty », complète cet hebdomadaire.

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