Revue de presse française

À la Une: le troisième confinement annoncé par Le JDD

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Une photo prise le 18 mars 2020 montre le trottoir vide du centre commercial Galeries Lafayette à Paris, alors que le 2e confinement est entré en vigueur pour arrêter la propagation du Covid-19 dans le pays. (Illustration)
Une photo prise le 18 mars 2020 montre le trottoir vide du centre commercial Galeries Lafayette à Paris, alors que le 2e confinement est entré en vigueur pour arrêter la propagation du Covid-19 dans le pays. (Illustration) AFP - MARTIN BUREAU
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Rien d’officiel, mais bientôt une annonce, selon Le Journal du Dimanche. Pour lutter contre la propagation du coronavirus, le reconfinement de la France « n’est plus qu’une question de jours », clame en effet Le Journal du Dimanche. Selon cet hebdomadaire, c’est même « mercredi » qu’Emmanuel Macron devrait l’annoncer « en personne » aux Français, pour une entrée en vigueur du dispositif avant la fin de la semaine à venir, un ministre, que Le Journal du Dimanche qualifie d’« important » (les autres apprécierons), y précisant du reste que ce troisième confinement devrait être instauré pour « au moins pour trois semaines ».

Info ou intox ? Dans ce même hebdomadaire, cet important ministre qu’est celui de l’Éducation nationale soulignant qu’il entend garder les écoles ouvertes en cas de nouveau confinement, le lecteur, à bon droit, aurait de quoi en conclure que, cette fois-ci, si Jean-Michel Blanquer le dit… le troisième confinement, ce serait plutôt de l’info…

 D’autant que Le Journal du Dimanche annonce aussi une autre mesure imminente : la suspension « dans les prochains jours des vols avec des pays hors Union européenne très à risque, comme le Brésil ».

Le reconfinement, viendra – tel l’ennemi du Désert des Tartares - viendra pas – tel Godot, qu’on attend toujours ?.. Ce qui semble manifeste, en tout cas, est que ce vrai-faux suspense n’altère en rien la cote d’Emmanuel Macron, au contraire. Dans un sondage Ifop pour Le Journal du Dimanche, la popularité du président est en hausse de deux points en janvier, à 40% des sondés contents du président. C’est dix points de plus que la cote de Nicolas Sarkozy à pareil stade de son mandat, et seize de plus que celle de François Hollande. Carrément…

 Olivier Duhamel, l’étau se resserre

 Emmanuel Macron qui est passé à l’offensive hier contre un autre fléau : l’inceste. Le chef de l’État annonce une série de mesures à venir pour lutter contre les violences sexuelles sur les enfants. Dans un message vidéo, le président a assuré que le droit français serait « adapté » afin de protéger davantage les enfants victimes d’inceste et de violences sexuelles et pour ne laisser « aucun répit aux agresseurs ». Dès demain, le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti, à cet effet, « recevra les acteurs de la protection de l’enfance », et la question de « l’âge du consentement » sera au cœur des travaux, signale Le Parisien Dimanche.

 Dans son message, hier, Emmanuel Macron a salué « le courage d’une sœur qui n’en pouvait plus de se taire ». Sans la nommer, le président, dans cette vidéo, faisait ainsi référence à Camille Kouchner, fille de l’ancien ministre Bernard Kouchner, qui accuse, dans son livre autobiographique La familia grande, son beau-père, le politologue Olivier Duhamel, d’avoir, à la fin des années 1980, sexuellement agressé son frère jumeau, adolescent au moment des faits par elle allégués.

 Affaire qui prend encore de l’ampleur ce matin. Le Journal du Dimanche annonce en effet que, « dans les jours qui viennent, les deux enfants, aujourd’hui trentenaires, adoptés au Chili » par Olivier Duhamel et son épouse, doivent être entendus par « la Brigade de protection des mineurs ».

 Dans Le Parisien Dimanche, Julien, l’ainé de la fratrie Kouchner, après avoir rendu hommage au courage de ses frère et sœur, déclare que, selon lui, « il n’y a qu’un criminel », en s’insurgeant contre « les agissements de son beau-père » Olivier Duhamel.

 Claquements de portes au club Le Siècle

 Autre conséquence de l’affaire Olivier Duhamel : deux figures du très élitiste club parisien Le Siècle, qui était justement présidé par Olivier Duhamel, ont récemment démissionné. L’hebdomadaire Marianne révèle que l’ex-secrétaire général du gouvernement Marc Guillaume et l’avocat Jean Veil ont en effet démissionné du Siècle. « Un séisme par ricochet », formule ce magazine, en référence à ces deux démissions supplémentaires, sans précédent au sein de ce « club ultrasélect du Tout-Paris des affaires et de la politique ».

 Pour mesurer l’importance de cette information, il convient d’abord de signaler que Le Siècle est « un pur lieu de pouvoir. Un point de rencontre obligé pour ceux qui aspirent à diriger et ceux qui veulent continuer à le faire (…) Infiniment mieux qu’une légion d’honneur, être invité aux dîners du Siècle suffit à signifier une appartenance à cette nomenklatura satisfaite surtout d’elle-même », explique Marianne.

 Ce magazine signale donc que, « le 6 janvier, le conseil au grand complet (a) entériné sans sourciller la démission de son 25e président » Olivier Duhamel et, une semaine plus tard, celles de Marc Guillaume, qui fut vice-président du club, mais aussi, deux jours plus tard encore, « comme dans une cordée qui dévisse, (celle de) l’avocat Jean Veil, 23e président du club entre 2014 et 2016 » (étant rappelé que Jean Veil est l’un des fils de Simone Veil et qu’il fut avocat de Jacques Chirac).

 Comme le souligne Marianne, Jean Veil « admet avoir été « mis au courant entre 2008 et 2011 » des agissements incestueux présumés de son « ami d’enfance » Olivier Duhamel. Mais l’avocat assure à cet hebdomadaire qu’il se trouvait «  lié par le secret professionnel », un secret « strict », insiste-t-il, ajoutant donc que, dans l’affaire Olivier Duhamel, il n’a « strictement rien à (se) reprocher ». Comme disait Alfred de Musset, c’est ce qui s’appelle La Confession d’un enfant du… Siècle !

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