Revue de presse française

À la Une : le coup d’accélérateur de la vaccination

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Un vaccin contre le Covid-19 (Photo d'illustration).
Un vaccin contre le Covid-19 (Photo d'illustration). © Sergei Supinsky/AFP

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« Vacciner, vacciner, vacciner », s’exclame Le Parisien : « C’est le mantra gouvernemental, tweeté par le président de la République Emmanuel Macron le 31 mars. À coups de seringue, il s’agit de gagner une course contre la montre engagée contre le Covid-19 et son variant britannique, qui a fait redémarrer l’épidémie. De la cadence des piqûres dépend la réouverture du pays, pointe le journal, espérée en mai. Depuis le début de la campagne de vaccination en France, 10 809 209 personnes ont reçu au moins une injection (soit 16,1 % de la population) et 3 721 019 personnes ont reçu deux injections (5,6 %). Parmi les leviers annoncés hier dimanche pour accélérer, l’espacement des deux doses de vaccin à ARN messager (Pfizer et Moderna) à 42 jours au lieu de 28, dès mercredi. »

Matière à espérer…

« Enfin ! », soupirent Les Dernières Nouvelles d’Alsace. « Après des mois douloureux, cahoteux et une série d’à-coups regrettables, la campagne de vaccination contre le Covid semble cette fois accélérer. Il n’est pas trop tard, mais il était largement temps. (…) Entre l’arrivée imminente du vaccin de Johnson et Johnson, l’ouverture de la campagne aux plus de 55 ans et l’allongement du délai d’administration entre les deux doses, il y a matière à espérer. À condition évidemment que l’intendance suive, autrement dit que les produits commandés aux laboratoires soient effectivement livrés en temps et en heure. »

Reste que « le gouvernement se retrouve toujours face au même défi, relèvent encore Les Dernières Nouvelles d’Alsace : convaincre l’opinion que les bénéfices de la vaccination sont infiniment supérieurs aux risques encourus. Y compris avec l’AstraZeneca, sans lequel il est aujourd’hui totalement illusoire d’imaginer garantir rapidement une immunité collective. Parce que l’efficacité d’un vaccin se mesure aussi à la confiance qu’il inspire et à l’adhésion de la population. Et que chaque degré de défiance supplémentaire se paye en vies perdues. »

Biden mieux que Roosevelt ?

Libération porte aux nues ce matin un certain Joe Biden…

« Joe Biden, un nouveau Roosevelt pour l’Amérique », lance Libération qui semble aduler le nouveau président américain autant qu’il a haï l’ancien. « Avec ses plans de relance aux montants astronomiques, Joe Biden reprend le flambeau du "New Deal" de Roosevelt et tourne le dos à des décennies de réduction de l’État-providence, constate Libération. Des choix guidés par le souvenir de la crise de 2008 et la peur de ne pas en faire assez. »

Au total, près de 5 000 milliards de dollars vont être mobilisés… « Les États-Unis pourraient, en quelques mois, déployer autant d’efforts que l’Amérique post-Grande Dépression de Roosevelt en a fait en dix ans et deux New Deals. Biden ne fait pas semblant, s’exclame encore Libération, et son plan de bataille dépasse une classique relance keynésienne : aux grandes infrastructures – notamment de transports – viennent ainsi s’ajouter des investissements en faveur de la transition énergétique, et surtout des aides directes dans les domaines du social. (…) Plus fort encore, poursuit Libération, le 46e président américain est en passe de réussir un tour de force politique : un grand écart machiavélique pour satisfaire dans un même élan ses laudateurs et contempteurs. À gauche, les pro-Sanders de l’aile sociale du Parti démocrate applaudissent. Les plus modestes de la base électorale républicaine voient, eux, dans les aides directes annoncées l’écho des promesses d’"America First" brandies par Trump pendant la campagne. Ce dont Donald rêvait, Joe le fait, à sa façon. »

La voix des plus pauvres inaudible ?

Retour en France avec La Croix qui entend bien défendre la parole des plus pauvres… Dans le cadre de la rénovation du Conseil économique et social, ses membres ont été réduits, passant de 233 à 175. Et « surprise et réprobation », s’exclame le quotidien catholique, l’organisation de défense des plus pauvres, ATD Quart Monde, se retrouve évincée du Conseil, « la troisième assemblée de la République, censée refléter la société civile… »

Et La Croix de clamer son désarroi : « Il est incompréhensible que l’enjeu de la lutte contre la pauvreté fasse les frais de cette réforme. D’autant plus incompréhensible que c’était précisément l’honneur de cette assemblée d’avoir abrité la parole du père Joseph Wresinski et celle de Geneviève de Gaulle-Anthonioz. Au nom d’ATD Quart Monde, ils ont fait avancer la lutte contre la pauvreté et donné une voix aux sans-voix. Ce combat-là n’est jamais terminé, tonne le quotidien catholique. La répartition des sièges au sein du Conseil économique, social et environnemental doit être modifiée. »

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