Revue de presse française

À la Une: vous prendrez bien une bière en terrasse ?

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Un pub ouvert à Londres, le 12 avril 2021.
Un pub ouvert à Londres, le 12 avril 2021. © Niklas Halle/AFP

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Une bière au pub, même en terrasse, un rêve pour beaucoup… Eh bien c’est possible au Royaume-Uni depuis hier…

« C’est ouvert ! », s’exclame Sud-Ouest. « Hier, les Anglais se sont se sont précipités sur les terrasses des pubs ou chez le coiffeur, enfin "libres" après la levée des restrictions qui duraient depuis le début de l’année. »

En effet, poursuit Sud-Ouest, « contaminations, hospitalisations et décès sont en chute libre (chez nos voisins) : la campagne de vaccination massive a déjà permis d’administrer une première dose à près de 60 % de la population adulte depuis début décembre et à la majeure partie des plus de 50 ans. »

Commentaire du journal : « Boris Johnson n’a peut-être pas gagné la guerre, mais il a remporté une sacrée bataille. Et, sans entonner le couplet du "Y avait qu’à, fallait qu’on", il est difficile d’échapper à la question que posent de nombreux médecins. Si Emmanuel Macron et le gouvernement avaient remis la France sous cloche une fois rangées les guirlandes de Noël et compostés les sapins, n’est-ce pas nous, Français, qui ferions un pied de nez au Covid avec une longueur d’avance sur l’Union Jack ? »

Mais Sud-Ouest tempère… « Plutôt que céder à une éventuelle et inutile éruption de rancœur ou de jalousie, réjouissons-nous au contraire pour nos frères ennemis anglais et espérons que, dans cinq semaines, ce sera à notre tour de retrouver le plaisir d’une terrasse, d’une exposition ou d’une salle obscure, comme l’a promis le chef de l’État. »

Régionales en juin : les maires disent oui !

À la Une également, les élections régionales : elles auront bien lieu en juin… Le Premier ministre, Jean Castex, défendra finalement le maintien du scrutin en juin au Parlement, ce mardi et demain mercredi. Jean Castex qui avait « semé le trouble, pointe Le Monde, en demandant directement aux maires de répondre, via les préfets avant lundi midi, par "oui" ou "non" à la question de savoir si les conditions préconisées par le comité scientifique leur semblaient réunies pour tenir les élections. Le gouvernement s’est attiré les foudres des associations d’élus et de l’opposition, qui l’ont soupçonné de vouloir reporter des élections a priori défavorables pour la majorité. »

Finalement, « la démocratie a eu le dernier mot. Quand même ! », s’exclame Le Figaro. Car « aucun motif impérieux ne pouvait expliquer pareille décision, souligne le journal. S’il était possible de reprendre le chemin de l’école fin avril et des cafés et restaurants mi-mai, l’ouverture des bureaux de vote les 13 et 20 juin semblait aller de soi. (…) Repousser l’opération à l’automne ne pouvait être que suspect. Cette fébrilité trahissait la peur d’une déroute électorale de la majorité présidentielle bien davantage que la crainte d’une propagation virale exceptionnelle le jour du vote. »

Le PSG dans le dernier carré ?

Tous les yeux seront braqués vers le Parc des Princes ce soir… « Un jardin à réenchanter », s’exclame L’Équipe en première page. En effet, le PSG devra confirmer en quart de finale retour de la Ligue des champions son succès de la semaine dernière face au Bayern Munich. Et pour ce faire, souligne le quotidien sportif, « il faudra dompter l’ogre. Le PSG sait qu’il a énervé le Bayern en s’imposant à l’aller. (…) Un Bayern blessé, vexé, outragé, qui n’entend pas rendre les armes. »

Et du côté du PSG, « on ne fanfaronne pas », relève L’Équipe, d’autant que les Parisiens devront « composer sans Marquinhos en défense, son phare, son leader, celui avec lequel le club de la capitale ne perd presque jamais. »

« Pour devenir grand », implore Le Parisien en Une. « En se qualifiant contre les Munichois ce soir en Ligue des champions, les Parisiens entreraient dans le cercle des géants du foot européen. (…) Se hisser dans le dernier carré de la compétition après une finale en 2020, permettrait à Paris de changer de statut. Encore plus avec l’identité du club éliminé, ce Bayern Munich épouvantail de l’épreuve, récemment vainqueur de la Coupe du monde des clubs. »

Attention, prévient pour sa part Le Monde, « le PSG redoute le retour de bâton. Malgré l’avantage acquis à l’aller (3-2), les Parisiens ont prouvé par le passé qu’ils ne savaient pas toujours finir le travail. (…) Même avec 95 % de chances d’accéder aux demi-finales, le passé et le passif récents laissent planer le doute sur la qualification des Parisiens.

La semaine dernière, Kylian Mbappé avait lâché à chaud cette évidence : "On n’est qu’à la mi-temps d’une grosse confrontation". »

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