Revue de presse française

À la Une: quarantaine obligatoire pour les voyageurs du Brésil, d'Argentine, du Chili et d'Afrique du Sud

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Ici, à l'aéroport Roissy-Charles De Gaulle, le 2 avril 2021.
Ici, à l'aéroport Roissy-Charles De Gaulle, le 2 avril 2021. © REUTERS - CHRISTIAN HARTMANN

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En France, une quarantaine obligatoire, ainsi que d'autres restrictions vont être imposées aux voyageurs en provenance du Brésil, d'Argentine, du Chili et d'Afrique du Sud et de Guyane, pour tenter de contenir des variants du coronavirus. 

Après avoir signalé « la prorogation (…) de la suspension pour une semaine supplémentaire des vols partant du Brésil », Le Journal du Dimanche annonce qu’« à partir de mardi (…) une quarantaine sera imposée pour les passagers en provenance de deux autres pays d'Amérique latine - le Chili et l'Argentine - et d'Afrique du Sud. Cette quarantaine sera également obligatoire pour les voyageurs venant du Brésil et de Guyane à partir de samedi prochain ».

Dans le détail, cet hebdomadaire précise que les passagers venus du Brésil, d'Argentine, du Chili et d'Afrique du Sud devront « s'isoler pour une durée de dix jours à l'adresse unique qu'ils indiqueront. Les contrôles au domicile seraient effectués par la police et la gendarmerie ».  Le JDD annonce aussi que « les tests PCR de moins de soixante-douze heures avant de monter à bord devraient passer à moins de trente-six heures ou se doubler d'un test antigénique au départ comme à l'arrivée ». 

Sujet clivant s’il en est en France, la laïcité aura ses États généraux 

La ministre déléguée à la Citoyenneté le dit au Journal du Dimanche, ces États généraux de la laïcité débuteront après-demain, mardi, au Conservatoire national des arts et métiers à Paris, où se tiendra une conférence entre intellectuels « de toutes sensibilités », assure Marlène Schiappa. Après quoi, les mois suivants, « des tables rondes et des groupes de travail sur la liberté d'expression la recherche, la jeunesse, l'intégration citoyenne » seront organisées, ajoute-t-elle dans Le JDD. Le tout complété par une vaste consultation « auprès de 50.000 jeunes » sur ce sujet « de passion », dit encore Marlène Schiappa, dont l'idée est de dire : « parlons-en ensemble et écoutons-nous ».

Le dialogue se poursuit à gauche 

Le dialogue va se poursuivre entre dirigeants de gauche en vue d’un projet commun et d’une candidature commune à l’élection présidentielle de 2022 en France. Une nouvelle rencontre est prévue pour fin mai. 

À l’issue de celle d’hier à Paris, la gauche a affiché une note d’espoir d’entente. Dans Le Parisien Dimanche, le député socialiste Guillaume Garot le formule : « la réunion n’a pas débouché sur des portes qui claquent mais sur des portes qui s’ouvrent ». Même si rien n’est encore acté, dans ce même journal, le député écologiste européen Yannick Jadot assure que cette réunion a « incontestablement » fait bouger les lignes et il espère « qu’à la fin nous convergerons », dit-il au Parisien Dimanche, en parlant des dirigeants de la gauche française.

En Côte d'Ivoire, le retour annoncé de Laurent Gbagbo

L’ex-président ivoirien est annoncé dans sa Côte d’Ivoire natale, qu’il présida une dizaine années après son élection en l’an 2000. Avec un regard sur l’horizon politique. 

Cette semaine, c’est surtout le magazine L’Express qui s’est en effet penché sur les conséquences politiques de l’acquittement définitif, le 31 mars dernier, de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé par la Cour pénale internationale, via un article intitulé « Le retour de Laurent Gbagbo, le "boulanger d'Abidjan" », en référence au mot « boulanger », mot, en bon français, plus encenseur que censeur, et qui est censé se référer à la propension d’une personne à rouler ses adversaires dans la farine.

Sans attendre, L’Express se demande si « le match » de l’élection présidentielle de 2010 « se rejouera » en 2025. Etant par ce magazine rappelé que Laurent Gbagbo aura alors 79 ans et son supposé futur rival dans les urnes Alassane Ouattara 83, Bernard Houdin, son conseiller spécial, malicieusement remarque Laurent Gbagbo « est le benjamin ! ».

Certes, souligne L’Express, « la tâche s'annonce ardue pour le "boulanger d'Abidjan" (…) tout reste à reconstruire, et la figure tutélaire de "Papa Gbagbo" pourrait y aider ».

Dans cet hebdomadaire, le politologue Ousmane Zina explique que « ses partisans veulent capitaliser sur son retour pour remobiliser la base aux élections locales de 2023 et, à terme, reconquérir le sommet de l'État ». Rappelant qu’il y a trois ans, « l'Union africaine avait soutenu un retrait collectif de ses Etats membres » de la CPI, L’Express n’a pas résisté à trouver que c’était-là « pain bénit pour Gbagbo ». Pour un boulanger, il faut dire, cette facétie était tentante.

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