Revue de presse française

À la Une: la nuit des étoiles

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Ce soir, la demi-finale aller de la Ligue des champions se joue entre le PSG et Manchester City. « Mbappé et Neymar qui n’ont jamais paru chacun aussi fort et aussi forts ensemble », assure  le quotidien Le Parisien.
Ce soir, la demi-finale aller de la Ligue des champions se joue entre le PSG et Manchester City. « Mbappé et Neymar qui n’ont jamais paru chacun aussi fort et aussi forts ensemble », assure le quotidien Le Parisien. © AP - Thibault Camus

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« Elles sont venues, elles sont toutes là, lance Le Parisien. La nuit des étoiles commence ce soir au Parc des Princes (à 21 heures) et la bonne nouvelle, c’est qu’il n’est nul besoin de lunette astronomique pour observer cette voie lactée, peuplée des nouveaux galactiques du football. »

En demi-finale aller de la Ligue des champions, le PSG accueille donc les Anglais de Manchester City. « Un match de stars, de constellations à chaque coin du terrain, insiste Le Parisien (…) : Mbappé et Neymar qui n’ont jamais paru chacun aussi fort et aussi forts ensemble. En face, le Belge de Bruyne et l’Anglais Foden, entre autres, peuvent rêver d’une première finale européenne et d’un destin qui bascule. »

Et puis face à face, deux entraîneurs aux méthodes radicalement opposées… En effet, pointe Libération, « une opposition entre deux philosophies » : d’un côté, Pep Guardiola, « à la tête d’un capital XXL rhabillé en collectivisme poussé quasi soviétique », et de l’autre, Mauricio Pochettino, avec une « vision toute zidanienne, indexant la valeur d’une équipe sur la superpuissance et les initiatives de ses joueurs. »

Un peu plus qu’un match de foot

En tout cas, « cette demi-finale de Ligue des champions entre le PSG et Manchester City soulève une excitation formidable », affirme L’Équipe. « Paris vient d’éliminer le Barça et le Bayern, 11 Ligue des champions à eux deux, et voilà qu’il doit renverser un nouveau riche, comme lui, pour espérer défier le Real Madrid ou Chelsea en finale le 29 mai. Ce serait un exploit énorme. »

D’autant, souligne le quotidien sportif, que ce PSG-Manchester « est un peu plus qu’un match de foot. Ce sont deux voisins du Moyen-Orient, propriétaires de ces clubs, qui s’affrontent sur fond de rivalité géopolitique, ou encore deux managers qui ont chacun au moins une revanche à prendre sur l’autre. Mais c’est aussi, peut-être, un billet pour le prochain Ballon d’Or, pointe encore L’Équipe, pour lequel Mbappé et De Bruyne font, pour l’heure, figure de favoris. Tant d’enjeux pour une seule soirée : elle s’annonce explosive. »

Biden, un nouveau Roosevelt ?

À la Une également dans les journaux ce mercredi : les 100 jours de Joe Biden. 

« Surprise ! », s’exclame Le Figaro. « Joe Biden ne devait être qu’un président de transition, autant dire de passage. Un vieux monsieur sans doute sympathique, mais gaffeur et déconnecté, dont on pouvait tout juste espérer qu’il ramène le calme dans une Amérique laissée au bord de la guerre civile par l’ouragan Donald Trump. En aucun cas on ne devait s’attendre à un réformateur, encore moins à un visionnaire. »

Et pourtant, c’est donc le cas. « Certains le comparent à Franklin Roosevelt », pointent Les Dernières Nouvelles d’Alsace. « Biden a fait le choix d’aider les familles pauvres et les classes moyennes, d’investir dans les infrastructures, la santé, le social et la transition énergétique. Et de financer en grande partie cet effort de la nation par une taxation des hauts revenus et des entreprises. Les Républicains crient au bolchevisme, Biden passe. Lui a fait le pari de la hardiesse, celui que n’avait pas osé ou su ou pu faire Obama, après la crise de 2008. Biden, le libéral convaincu a fendu l’armure et s’est affranchi des dogmes. À 78 ans, il est devenu le président le plus surprenant de l’ère moderne. »

Une fiscalité plus équitable

Pour La Croix, la mesure la plus spectaculaire de Biden, c’est la hausse des impôts pour les plus riches et pour les entreprises. Certes, « l’impact de la pandémie sur l’économie nécessite de trouver de nouvelles recettes pour restaurer l’activité. » Mais il y a aussi une raison structurelle, pointe le quotidien catholique : « la baisse continue des impôts a conduit à un spectaculaire accroissement des inégalités aux États-Unis et dans bien d’autres pays. Ce à quoi la présidence Obama ne s’était guère attaquée, laissant le champ libre à la démagogie populiste de Donald Trump. En mettant en priorité les intérêts des couches intermédiaires et inférieures de la société, Joe Biden change la donne fiscale à l’échelle mondiale. »

Francophonie : une gestion opaque

Enfin à lire cette enquête deLibération sur l’OIF, l’Organisation internationale de la francophonie. Le journal « a eu accès à de nombreux documents internes, rapports d’audit, bilans comptables et notes juridiques qui font état de graves défaillances au sein de l’organisation : recrutements discrétionnaires, manque de transparence, dépenses et frais de représentations exorbitants, opérations financières suspectes, la liste est longue. Et l’arrivée d’une nouvelle équipe à la tête de l’organisation, pointe encore Libération, ne semble pas avoir mis fin à ces dérives. »

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