Revue de presse française

À la Une : ouvrir la vaccination !

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Un centre de vaccination à Paris, le 16 mars 2021.
Un centre de vaccination à Paris, le 16 mars 2021. © Benoît Tessier/REUTERS

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« Depuis quelques jours, colère et incompréhensions grondent autour d’une problématique troublante, constate Libération : après des mois de critiques sur le manque de créneaux et de flux tendu sur les doses, certains centres de vaccination se retrouvent avec une myriade de créneaux disponibles… qui ne trouvent pas tous preneurs. » En effet, pointe le journal, « plus de 300 000 créneaux hier cherchaient toujours des volontaires répondant aux critères gouvernementaux, et plus de la moitié de ces précieuses doses risquent d’être périmées dans les dix jours à venir. »

Alors « dans ce moment périlleux, le gouvernement doit rapidement réviser sa stratégie, s’exclame Libération et ouvrir la vaccination à d’autres catégories avant qu’il ne soit trop tard. L’ouverture de la vaccination aux enseignants et autres professions exposées au virus paraît comme la solution évidente. (…) Il est maintenant grand temps de passer à la vitesse supérieure et de mettre immédiatement en place cette stratégie. »

Engorgement ?

Pour l’instant, le gouvernement temporise. « L’exécutif veut d’abord, au moins pour quelques jours, aller chercher les retardataires éligibles, note Le Parisien. Le site leader de la prise de rendez-vous, Doctolib, a lui aussi suivi la ligne gouvernementale, par la voix de son patron, Stanislas Niox-Château, tout en laissant entendre que la bascule pourrait s’opérer la semaine prochaine : "Si on l’ouvre tous azimuts maintenant, affirme le patron de Doctolib, il va y avoir un engorgement et il n’y aura plus de rendez-vous pendant deux semaines. La semaine prochaine, on sera à plus de 70% des plus de 60 ans vaccinés, ce sera le bon moment". »

Déconfinement : quel calendrier ?

Pour ce qui est du déconfinement, « Emmanuel Macron cherche le bon tempo », pointe Le Figaro. « Le chef de l’État va détailler demain vendredi, dans une interview à la presse quotidienne régionale, la levée progressive des mesures de restriction à partir de début mai. Cette levée sera progressive et étalée dans le temps jusqu’à la fin juin, voire plus, en fonction de l’évolution de l’épidémie et du déploiement de la campagne de vaccination. »

L’Humanité s’insurge contre cette « parole présidentielle » qu’elle qualifie de « fait du prince » : « Piégé après avoir annoncé le grand soir pour la mi-mai, le président va devoir ruser pour ne pas avoir à se déjuger, estime le quotidien communiste. La menace des variants brésilien et sud-africain, qui représentent déjà 9% des contaminations en Ile-de-France, a changé la donne. Les réanimations restent saturées, les soignants épuisés. Déconfiner trop vite, trop fort, condamnerait à un nouveau retour en arrière dans quelques semaines et reporterait toujours plus loin le bout du tunnel tant attendu. »

PSG : du rêve au cauchemar

La désillusion pour le PSG. Battu mercredi soir par Manchester City deux buts à un, « Paris est passé du rêve au cauchemar », peste Le Parisien. « Que ce sera dur pour les Parisiens mardi prochain sur le terrain de Manchester City. Battus en demi-finale aller, après avoir pourtant ouvert le score, les joueurs de Pochettino se sont effondrés après la pause, perdant même Gueye, expulsé pour un vilain geste. (…) Il reste un match, un renversement possible, c’est même la nature même de ce jeu d’en proposer. Souvent même. L’espoir existe, mais le réel aussi. La tâche est immense et la possibilité d’y arriver aussi facile que de passer du premier coup le fil dans le chas de l’aiguille. »

Mbappé et Neymar aux abonnés absents

« Ce fut une drôle de soirée pour les attaquants de la capitale, soupire L’Équipe, à l’image de Mbappé, pour qui la déception fut à la hauteur des attentes nées de ses récents exploits. Le champion du monde n’a jamais été dans les bons coups et il a mal négocié les rares ballons qu’il a eus sous les crampons. (…) La rencontre fut tout aussi frustrante pour Neymar. Finalement, le plus en vue du trio fut Di Maria, relève le quotidien sportif. Comme au retour contre le Bayern, l’Argentin – chargé de fermer le couloir sur les phases défensives, autant dire une bonne partie du temps – fut admirable de dévouement et d’implication. »

De plus, souligne encore L’Équipe : « Il a parfaitement placé le corner de l’ouverture du score pour Marquinhos. Un défenseur buteur : un juste symbole de l’impuissance de l’attaque parisienne. Dans cinq jours, le trio aura une seconde chance. »

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