Revue de presse française

À la Une: et si le coronavirus venait bien d’une fuite de laboratoire ?

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Personnel de sécurité devant le Wuhan Instity of Virology, lors de la visite de l'équipe de l'OMS, en février 2021.
Personnel de sécurité devant le Wuhan Instity of Virology, lors de la visite de l'équipe de l'OMS, en février 2021. © AP - Ng Han Guan

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En effet, « la piste d’une fuite de laboratoire ressurgit », s’exclame Le Figaro en première page.

« C’est une hypothèse qui avait été balayée d’un revers de la main au début de la pandémie : impensable que le virus ait pu s’échapper d’un laboratoire sécurisé de Wuhan. Mais si cette cathédrale de certitudes était construite sur des sables mouvants ? », s’interroge le journal.

En effet, pointe Le Figaro, « la piste de la fuite accidentelle se fait plus crédible à mesure que les éléments troublants, sans être toutefois accablants, s’accumulent. En coulisses, cela fait des mois que la controverse scientifique gagne du terrain. Cela s’est matérialisé par une série de lettres ouvertes à l’OMS publiées depuis le début de l’année par un groupe international de scientifiques (baptisé de manière informelle "groupe de Paris" car initié par des Français) qui appellent à une enquête rigoureuse, sans a priori et à une plus grande transparence de la Chine. »

Dans le collimateur : le Wuhan Institute of Virology

Et les soupçons de ce groupe de Paris se portent sur le Wuhan Institute of Virology, un institut de virologie reconnu comme l’un des plus importants centres de recherche au monde sur les coronavirus de chauve-souris.

On sait que des échantillons de virus provenant d’excréments de chauve-souris ont été étudiés dans ce laboratoire. Des échantillons provenant d’une mine où « six travailleurs avaient contracté en 2012 une pneumonie atypique (trois sont décédés). De nombreuses zones d’ombre entourent cet événement. Les autorités chinoises n’avaient pas alerté l’OMS à l’époque. »

Qui plus est, poursuit Le Figaro, « il est de notoriété publique que le Wuhan Institute of Virology menait des travaux dits de "gain de fonction" consistant à modifier le génome pour étudier la manière dont cela affecte les capacités du virus à infecter des cellules d’espèces différentes. Des recherches jugées suffisamment dangereuses pour que les États-Unis imposent un moratoire national sur ces pratiques en 2014, avant de le lever en 2017. »

Bref, « tant que les carnets et les données brutes des laboratoires de Wuhan ne seront pas passés au crible, le doute subsistera », affirme Le Figaro.

Le Figaro qui conclut : « un an et demi après avoir identifié le Sars-CoV-2, les chercheurs n’ont toujours pas déterminé son origine, une étape pourtant indispensable pour éviter une nouvelle pandémie. Et pour cause, déplore le journal : la République populaire, d’où est partie l’épidémie, fait tout pour l’empêcher. »

LR siphonné

À la Une de Libération, cette interrogation : « Que restera-t-il de la droite en 2022 ? »

« En région Paca, le retrait de LREM aux régionales au profit du sortant LR, Renaud Muselier, rebat les cartes, pointe Libé. Alors que les idées conservatrices sont plus populaires que jamais, le parti de Christian Jacob se retrouve siphonné par Emmanuel Macron et Marine Le Pen qui investissent le terrain sécuritaire. »

Et « le conseil stratégique de LR qui se tient ce mardi ne peut accoucher que d’une mauvaise solution, estime encore Libération. Un, le LR se dédit et finit par accepter cet accord, et c’est toute sa stratégie présidentielle qui tombe par terre. Deux, LR retire son investiture à Muselier et présente un candidat sous ses couleurs ; le risque est grand qu’il fasse de la figuration, et que cela fasse les affaires du RN. »

Jour J pour le PSG

Enfin, la Ligue des champions : demi-finale retour ce soir entre Manchester et le PSG. Malgré la défaite à l’aller, 2 à 1, Le Parisien reste optimiste… « Cinq raisons de croire à l’exploit, affirme le journal : un, Paris cartonne à l’extérieur ; deux, les parisiens marquent en moyenne plus de deux buts par match ; trois, Neymar a les crocs ; quatre, l’entraîneur Pochettino sait mettre le feu ; et cinq, Guardiola, l’entraîneur de Manchester a connu bien des déboires à ce stade de la compétition au Bayer et au Barça. »

Pour sa part, L’Équipe rappelle ces préceptes de l’ex-entraîneur du PSG, Gérard Houllier : « le talent, c’est le rebond, les grandes équipes ne perdent jamais deux fois de suite. » Et « les grands matches appartiennent aux grands joueurs. » Neymar et Mbappé sont prévenus…

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