Revue de presse française

À la Une : le sommet franco-allemand

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L'Équipe de France fait son entrée dans la compétition ce mardi contre l'Allemagne.
L'Équipe de France fait son entrée dans la compétition ce mardi contre l'Allemagne. © Franck Fife/AFP

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Un sommet sans Merkel ni Macron mais avec 11 joueurs de part et d’autre… C’est du football, bien sûr et c’est ce soir à Munich : Allemagne-France, premier match pour les deux équipes dans cet Euro.

« La première gorgée de bière… », titre judicieusement L’Equipe. « Entre les deux derniers champions du monde, il y aura probablement quelques étincelles », estime le quotidien sportif qui s’interroge : « Plus forts (les Bleus) avec Benzema ? Aussi forts qu’en 2018, assez solides derrière pour enchaîner deux titres majeurs comme la génération Zidane, en 98 et 2000 ? (…) Allemagne-France ne sera pas la réponse à tout dans cet Allianz Arena de Munich où les Bleus avaient sorti le Portugal en demi-finales de la Coupe du Monde 2006. Mais il sera, estime L’Equipe, le début de tout. »

« Prêts pour le sommet franco-allemand », lance pour sa part Le Parisien. Et « comme les temps changent, remarque le journal. Il n’y a pas si longtemps, affronter l’Allemagne dans une grande compétition internationale nous aurait pétrifié de peur. Les cuisants échecs de Séville en 82, de Guadalajara en 86 ou même de Rio en 2014 sont gravés dans nos mémoires. "À la fin, c’est toujours l’Allemagne qui gagne", disait-on. » Mais depuis, la peur a changé de camp, relève Le Parisien… « Le premier tournant est intervenu en 2016 lors de l’Euro en France. Les Bleus avaient enfin éliminé l’Allemagne en demi-finale. Ils ont enchaîné, gagnant la Coupe du monde en Russie, pendant que l’Allemagne disparaissait piteusement dès le premier tour. Ce soir, à Munich, ce sont nos adversaires, donc, qui auront peur. Cela ne préjuge en rien du résultat, mais c’est déjà ça de gagné. »

Un couvre-feu en forme de casse-tête…

Sur le plan sanitaire, « un autre match va se jouer », remarque L’Ardennais… En effet, sur le territoire français, « il n’y aura pas de dérogation ni de tolérance au couvre-feu. Les fans devront être chez eux à 23 h. Avec un match qui démarre à 21 h, cela complique la tâche des cafetiers et des restaurateurs. Ceux-ci pourront en effet diffuser la rencontre en extérieur ou en intérieur, le tout en respectant la jauge et en évitant les regroupements… Un vrai casse-tête. » Et beaucoup de questions, pointe L’Ardennais : « Peut-on mettre un écran géant sur la terrasse du bar ou pas ? A quelle heure arrêter de servir à boire pour espérer faire partir les clients au coup de sifflet final ? Partiront-ils facilement en cas de victoire de la France ? Les amendes vont-elles pleuvoir si le bar n’est pas clos à 23 h pile ? »

L’Opinion s’interroge : « Un fan de tennis compte-t-il davantage qu’un fan de foot ? » En effet, pointe le journal, « dans un pays à l’égalitarisme obsessionnel, la décision de se montrer accommodant sur le respect du couvre-feu à Roland-Garros, mais pas pour le match Allemagne-France, ne pouvait qu’attirer des commentaires amers. Ce fait du Prince nous ramène aux meilleurs moments du fameux sketch "essentiel/non essentiel" qui faisait un tabac il y a quelques semaines encore. »

Et L’Opinion de s’interroger une nouvelle fois : « Comment compter sur le sens des responsabilités des Français si les consignes semblent arbitraires et improvisées ? »

À quand la fin du masque ?

Parallèlement, autre question posée cette fois par Libération : les consignes sanitaires sur le port du masque vont-elles évoluer ?À quand la fin du port du masque ? Pourra-t-on être « à l’air libre dès juillet ? » Hier « lundi, le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, a évoqué la possibilité de ne plus devoir se couvrir le visage en extérieur dès début juillet. Chez les médecins, la nouvelle est diversement accueillie. (…) Du côté du ministère de la Santé, on prend garde à ne pas devancer l’appel. "Aucune décision n’a été prise concernant le port du masque en extérieur dans les prochaines semaines. Il reste donc la règle", insiste-t-on dans l’entourage d’Olivier Véran. Au moins pour quelques jours. Le Conseil de défense sanitaire qui se réunit demain mercredi à l’Élysée pourrait en décider autrement. »

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