Revue de presse française

À la Une: la fin du rêve californien

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Le gouverneur de Californie Gavin Newson à Los Angeles le 15 juin 2021 (illustration)
Le gouverneur de Californie Gavin Newson à Los Angeles le 15 juin 2021 (illustration) AP - Ringo H.W. Chiu

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« La fin du rêve californien » : c’est le grand titre de La Croix. La Californie… Un nom, un État américain, presque un pays à lui seul, qui a fait rêver des générations, de la ruée vers l’or au XIXe siècle à l’émergence de la Silicon Valley à la fin du XXe. Mais désormais, la Californie n’a plus la cote.

En effet, « malgré son soleil et ses start-up, la Californie a perdu de son pouvoir d’attraction, relève La Croix. Chassés par les prix exorbitants de l’immobilier, des Américains la quittent, alimentant le thème d’un "exode californien". […] Malgré la pandémie, les prix de l’immobilier, déjà particulièrement élevés, ont continué à flamber, repoussant de plus en plus de familles en lointaine banlieue, voire hors des frontières de l’État : en 2020, la Californie a vu sa population diminuer – une première depuis le début de l’établissement de ces statistiques, en 1900. »

Un nouveau gouverneur… républicain ?

Qui plus est, souligne encore La Croix, « ce nouveau mal-être est au cœur d’une campagne électorale surprenante qui pourrait coûter son poste au gouverneur démocrate, dans l’État pourtant le plus à gauche des États-Unis. »

En effet, demain mardi 14 septembre, « la Californie pourrait se choisir un gouverneur républicain. Impensable il y a peu, ce scénario est jugé suffisamment crédible pour que les ténors du Parti démocrate – dont la vice-présidente Kamala Harris – se mobilisent en faveur de Gavin Newsom, le chef de l’exécutif local. Élu confortablement en 2018 avec près de 62 % des voix, Gavin Newsom fait face à une procédure de destitution. Les Californiens ont en effet la possibilité d’abréger le mandat de leur gouverneur à condition de recueillir suffisamment de signatures, puis, dans un deuxième temps, suffisamment de voix. […] Lancée par un militant républicain, la campagne de signatures, qui patinait, a d’abord été dopée par le Covid-19. Gavin Newsom a pris des mesures fortes, suscitant l’ire des anti-masque, et commis des fautes politiques, comme ce dîner sans respect du protocole sanitaire qu’il a lui-même édicté. Mais une fois les signatures recueillies, le débat a pris une autre tournure, le gouverneur se retrouvant accusé de tous les maux auxquels la Californie est confrontée (crise immobilière, taxes, incendies, etc…). »

Proche de Donald Trump…

« Alors, pointe La Croix, si, ce mardi, plus de 50% des électeurs votent en faveur de sa révocation, Gavin Newsom cédera son poste au candidat qui, parmi les quelque 40 prétendants à sa succession, aura reçu le plus de suffrages. Plus étonnant encore, le favori du peloton est un animateur de radio ultra-conservateur, proche de Donald Trump sur de nombreux sujets, et aux antipodes des valeurs de la Californie d’aujourd’hui. Si les derniers sondages indiquent une remobilisation des électeurs démocrates, cette procédure a mis en lumière le malaise de l’État de la côte Ouest, et l’épuisement de son modèle. Le rêve californien, conclut La Croix, est devenu un produit de luxe. »

Présidentielle : Le Pen et Hidalgo en piste

À la Une également, en France, deux candidates à la présidentielle. Marine Le Pen a lancé sa campagne ce dimanche 12 septembre : « C’est en avocate des "libertés", pointe Le Monde, que la présidente du Rassemblement national s’est présentée, hier, lors de son discours de rentrée à Fréjus. Une défense des libertés qui s’inscrit aussi, selon elle, dans le cadre du passe sanitaire, qui est, dit-elle, "une atteinte disproportionnée à la liberté". »

Et puis déclaration de candidature aussi pour Anne Hidalgo : « des atouts, de l’ambition », la maire de Paris n’en manque pas, affirme Libération. Mais « la pente qui l’attend est plus que raide. Même s’il s’est un peu réveillé lors des municipales et des régionales, le désir de gauche ne saute pas aux yeux. »

Parmi les propositions d’Anne Hidalgo : doubler le salaire des professeurs d’ici 2027. Réaction de Jean-Michel Blanquer, interrogé par Le Parisien : « Cette mesure aurait un coût cumulé de 150 milliards à la fin du quinquennat. L’élection présidentielle ne peut pas être une Foire du Trône de la démagogie. Bien sûr, affirme encore le ministre de l’Éducation, nous devons fortement augmenter la rémunération des professeurs, et c’est ce que nous avons entamé. »

Covid-19 : vacciner les plus fragiles !

Enfin, le Covid-19. « Vaccination, l’enjeu crucial des personnes à risques » : le Figaro s’inquiète du nombre important de non-vaccinés parmi les personnes âgés ou porteuses de comorbidités. Au total, 750 000 personnes. « Le défi est de taille mais doit impérativement être relevé, affirme le journal. Aussi longtemps que cette partie de la population ne sera pas couverte, la guerre contre le Covid-19 ne sera pas gagnée. »

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