Revue de presse internationale

À la Une: coup d'État militaire en Birmanie, Aung San Suu Kyi arrêtée

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La Première ministre birmane de facto Aung San Suu Kyi avec le commandant en chef de l'armée, le général Min Aung Hlaing, à Naypyidaw le 6 mai 2016. (Image d'illustration)
La Première ministre birmane de facto Aung San Suu Kyi avec le commandant en chef de l'armée, le général Min Aung Hlaing, à Naypyidaw le 6 mai 2016. (Image d'illustration) AP - Aung Shine Oo

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Ce coup d'État « marque un coup d'arrêt dans la transition du pays -du régime militaire à la démocratie- qui a commencé il y environ 10 ans », commente le Washington Post, qui souligne que la tension « était montée d'un cran ces derniers jours », à la veille de la réunion du Parlement pour sa 1ère session depuis l'élection de novembre dernier. Une élection remportée par le parti d'Aung San Suu Kyi, la dirigeante civile du pays, soutenue par les militaires. Mais les généraux -analyse Le Post- ont semble-t-il pris ombrage « de la persistance de sa popularité dans le pays, et ont visiblement commencé à perdre patience avec la façade de régime civil qu'ils ont eux -mêmes conçus ».

L'étoile pâlie d'Aung San Suu Kyi

 « L'ancienne icône de la démocratie », prix Nobel de la paix en 1991, qui avait passé 15 ans en résidence surveillée avant d'être libérée en 2010, a bien changé depuis que les militaires l'ont installée « comme dirigeante civile », note le New York Times. « Elle a, depuis, déçu tous ses vieux alliés occidentaux en défendant la Birmanie et ses militaires contre les accusations de génocide à l'encontre de la minorité Rohingya ». Des alliés qui exigent sa libération aujourd'hui et le respect du résultat des élections, sans cacher leurs inquiétudes. Et la presse américaine de publier le tweet très sombre, de l'historien et écrivain Birman Thant Myint-U pour qui « personne ne pourra contrôler la suite des évènements ». « La Birmanie, écrit-il, est un pays inondé d'armes, avec de profondes divisions entre les ethnies et les religions, et où des millions de personnes peuvent à peine se nourrir ».

Poutine à l’épreuve de la rue

Les photos de la répression brutale des manifestations de ce week-end, un peu partout en Russie, s'affichent cette semaine encore en Une de la presse internationale. « Plus de 5 000 manifestants arrêtés », titre le quotidien espagnol El Pais. « Le système rigide de Poutine est mis à l'épreuve », analyse de son côté le Suddeutsche Zeitung qui estime « que si les manifestations ne sont pas plus importantes que les années précédentes, les manifestants eux semblent aujourd'hui plus audacieux, plus déterminés », à combattre le régime de Vladimir Poutine. Même si « le Kremlin dispose d'amples ressources pour faire taire ces protestations,-ajoute le quotidien, il ne fera pas disparaître le ressentiment des gens », face à la corruption et aux bas salaires.

Die Welt, de son côté souligne « qu'il faut beaucoup de courage pour descendre dans la rue contre un dirigeant qui traite ses opposants politiques comme un chef de mafia ». Et le journal de Berlin d'appeler les gouvernements européens et notamment le gouvernement allemand à avoir autant, en « abandonnant le projet de gazoduc Nord Stream 2 » avec la Russie. « Il faut un signal clair, maintenant », ordonne Die Welt « Pas de pipeline, si les opposants en Russie perdent leur liberté ou leur vie ».

Vaccins : l’UE sous le feu de la critique

Le Financial Times rapporte en Une, que l'Union européenne s'est attirée les foudres du monde entier « en raison des restrictions qu'elle a imposé à l'exportation des vaccins ».

Le Canada, le Japon ont ainsi « fait part de leur préoccupation », souligne le FT, alors que la Corée du Sud met en garde les gouvernements qui « prennent plus de vaccins qu'il ne leur en faut ». Le Financial Times note justement que « Bruxelles a obtenu des commandes anticipées pour 2,3 milliards de doses de vaccins, soit une quantité suffisante pour vacciner plus du double des 446 millions d'habitants que compte l'UE ».

Une jeune femme à la tête du Conseil musulman de Grande-Bretagne

Elle s'appelle Zara Mohammed, elle a 29 ans, elle est consultante en développement à Glasgow et elle a été largement élue hier à la tête du Conseil musulman de Grande-Bretagne. Le Guardian salue une première historique, « une nouvelle formidable », s'est réjouit le maire de Londres Sadiq Khan. Zara Mohammed  espère que son élection inspirera « d'autres jeunes femmes à se présenter pour assumer des rôles de direction ». Le Guardian rapporte que sa première mission sera de s'atteler « aux conséquences de la pandémie dans la communauté musulmane, notamment à la promotion du programme de vaccination ».

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