Revue de presse internationale

À la Une: Trump ne sera pas destitué, à quoi bon alors un nouveau procès ?

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L'ex-président américain Donald Trump. (Image d'illustratrion)
L'ex-président américain Donald Trump. (Image d'illustratrion) AP - Evan Vucci

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C'est la grande question à la Une de nombreux quotidiens, « À qui va profiter ce procès ? » s'interroge ainsi La Repubblica, qui estime que Joe Biden a peut-être « des raisons de s'inquiéter ». « Car même si la grande majorité des démocrates sont convaincus qu'il faut sanctionner le comportement subversif de Trump », explique le quotidien italien, « d'un autre côté, cela finira par être la 2ème tentative de destitution ratée après celle de l'an passé, un double flop -analyse La Repubblica, que la droite utilisera pour affirmer qu'il s'agit d'une persécution partisane ».

« Pourquoi alors ce procès », se demande également l'éditorialiste du  Washington Post, qui souligne que la réponse « est clairement politique ». « La haine de Donald Trump  est le principe le plus fédérateur du parti démocrate », écrit-il « voilà pourquoi les Démocrates aimeraient le garder en échec le plus longtemps possible afin notamment de diviser les Républicains ». Ces derniers font face à un sérieux dilemme explique encore Le Post : « Si les sénateurs républicains votent pour la condamnation, ils devront faire face à la colère de Trump lors des prochaines campagnes électorales. S'ils votent (en revanche) pour l'acquittement, les Démocrates se présenteront contre eux en les accusant d'avoir fait l'apologie des émeutes au Capitole ».

Savoir ce qu'il s'est réellement passé le 6 janvier dernier

C’est l'analyse du New York Times qui s'inquiète « qu'un mois après les émeutes du Capitole, le choc se soit déjà dissipé ». L'éditorialiste du quotidien de New York insiste donc sur la nécessité que les sénateurs démocrates puissent au Sénat « raconter l'histoire complète de la tentative de Trump de voler l'élection et comment cette tentative s'est terminée par l'attaque meurtrière du Capitole ». Et si « l'issue de ce procès ne fait peut-être aucun doute », ajoute le New York Times, cela permettra au moins  « aux démocrates de montrer au pays précisément ce que les républicains tolèrent ».

L'UE prête à suivre l'exemple australien pour faire payer les Gafa

C’est une information du Financial Times qui assure que les législateurs européens qui supervisent la nouvelle réglementation numérique « veulent forcer les Gafa à payer pour les informations qu'ils reprennent » en s'inspirant des réformes australiennes. « Cette initiative porterait un coup sérieux à Google », ajoute le FT. Google « qui a menacé de quitter l'Australie pour protester contre un nouveau projet de loi qui l'obligerait à payer pour les informations des éditeurs de presse ». « Facebook a également averti qu'il empêcherait les utilisateurs australiens de partager des informations si la loi était adoptée sous sa forme actuelle » souligne encore le Financial Times qui explique néanmoins que « les députés européens restent encore très divisés sur la meilleure façon d'introduire de telles réformes ».

En Chine, les autorités bloquent l'application Clubhouse

« C’était l'une des rares applications non censurées qui avait attiré des milliers d'internautes chinois pour discuter de sujets tabous en Chine », explique le Japan Times qui cite  « la détention massive des Ouïghours, les manifestations pour la démocratie à Hong Kong et le concept d'indépendance de Taïwan ». « Ce fut un rare moment de dialogue transfrontalier avec les habitants de la Chine continentale », ajoute le New York Times, « avant que bien sûr l'inévitable ne se produise, les censeurs chinois sont entrés en scène ». Fin de la petite fenêtre de liberté. Le quotidien américain souligne que sous la direction de Xi Jinping « le gouvernement chinois a ainsi redoublé d'efforts pour exercer un contrôle numérique quasi-total sur ce que ses citoyens lisent et disent en ligne. »

Le Metropolitan Museum de New York pourrait vendre certaines de ses œuvres

« La faute au Covid », explique La Repubblica, « le Met doit combler un trou de 150 millions de dollars », faute de recettes durant les longs mois de fermeture pour cause de pandémie, souligne le quotidien italien. Le musée « qui emploie 2 200 personnes pourrait ainsi vendre des œuvres de sa collection pour couvrir les frais de fonctionnement ». « Les contacts avec les particuliers et les maisons de vente aux enchères sont déjà en cours », écrit La Repubblica « les conservateurs parcourent les entrepôts à la recherche  d'œuvres dont ils peuvent se séparer sans peine. Peut-être des doubles c’est-à-dire des copies d'époque ». Rien n'est encore décidé, note le quotidien. 

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