Revue de presse internationale

À la Une: Yoshiro Mori démissionne, les JO de Tokyo toujours incertains

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Un manifestant brandit une pancarte avec la légende «Éffacer le sexiste» et l'image de Yoshiro Mori devant le siège du Musée olympique de Tokyo, le 11 février 2021.
Un manifestant brandit une pancarte avec la légende «Éffacer le sexiste» et l'image de Yoshiro Mori devant le siège du Musée olympique de Tokyo, le 11 février 2021. © Philip Fong / AFP

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« Des commentaires épouvantables sur les femmes », trop bavardes à son goût, s'indigne le Japan Times qui se félicite bruyamment de la démission de Yoshiro Mori qui « aurait même dû intervenir beaucoup plus tôt », estime le quotidien nippon, « dans les heures qui ont suivi ses déclarations sexistes » la semaine passée. « Le public en a assez de ce manque de respect et de cette indifférence à l'égard des femmes », note encore le Japan Times qui dénonce « le soutien dont a bénéficié Yoshiro Mori au sein de l'élite japonaise », preuve selon le quotidien « du sexisme omniprésent au Japon, où la discrimination à l'égard des femmes est un problème structurel ». « L'indignation suscitée par ses propos s'est répandue à l'étranger et également parmi les sponsors olympiques », souligne de son côté L'Asahi Shimbun, « et ce au pire moment, ajoute le quotidien, alors que les doutes se faisaient jour sur la possibilité que les Jeux de Tokyo, déjà reportés puissent avoir lieu l'été prochain en pleine pandémie de coronavirus ».

Une nouvelle épine dans le pied des organisateurs des JO

« Son départ pourrait compliquer d'avantage l'organisation des Jeux », estime le New York Times, qui note qu'à cinq mois de la date prévue d'ouverture des JO le 23 juillet prochain, « 80% des japonais sont opposés à leur tenue cet été ». Il faut donc trouver un successeur à Yoshiro Mori, « à même de raviver un peu d'enthousiasme » pour l'évènement. Le New York Times évoque la possibilité que ce soit une femme, « Seiko Hashimoto, 56 ans, elle est membre du cabinet pour les Jeux olympiques ». « Une telle nomination fait valoir le quotidien américain, représenterait un changement de cap radical », après l'intention initiale du comité hier, qui avait envisagé de nommer un autre dirigeant octogénaire Saburo Kawabuchi qui a finalement décliné l'offre.

Trump doit rester à l’écart du pouvoir, à jamais

« Il reste un danger pour les années à venir », titre le Washington Post, « un danger pour la démocratie », note de son côté le New York Times, qui fait valoir « que les démocrates ne gagneront peut-être pas le procès au Sénat », mais qu'ils auront mis à profit cette procédure pour que « l'héritage politique de Trump ne se résume qu'à ces images brûlantes de destruction » lors de l'assaut du Capitole. Même le très conservateur Wall Street Journal souligne que « l'héritage de Trump sera à jamais entâché par cette violence ». Si Donald Trump n'est pas condamné, commente le New York Times, les dirigeants démocrates « veulent s'assurer qu'il reste politiquement radioactif, afin qu'il ne retrouve jamais la force qui a été la sienne, ni les soutiens des républicains traditionnels et de de leurs entreprises donatrices ». « À défaut de le disqualifier formellement de possibles futures fonctions, -conclut le New York Times, le Sénat souhaite que le public le fasse ». 

La Chine interdit la diffusion de la BBC World News

« Une restriction inacceptable de la liberté de la presse », a condamné le ministère des Affaires étrangères britannique. Mais pas véritablement une surprise, précise le Guardian qui à l'instar du South China Morning Post fait valoir qu'il s'agit « d'une mesure de rétorsion après la récente révocation de la licence de diffusion britannique de la chaîne publique chinoise CGTN ». « Cette interdiction de la BBC est un autre signe de la détérioration des relations entre Londres et Pékin », commente le Guardian qui explique « que ces relations se sont effondrées en raison de l'imposition des nouvelles lois chinoises sur la sécurité à Hong Kong et d'une répression plus large des dissidents ». De son côté, « la Chine fait preuve de tolérance zéro pour les fake news, les fausses nouvelles », se félicite le quotidien nationaliste Global Times. Le journal chinois accuse la BBC de « mener une croisade d'opinion publique contre la Chine, en diffusant des faux reportages sur les prétendues violences faites aux Ouïghours », des viols et des tortures que dément fermement Pékin.

Le Népal interdit de séjour trois alpinistes indiens qui avaient menti sur leur ascension de l'Everest

Histoire à lire dans le Guardian, qui explique que la fausse ascension, qui remonte à 2016, n'a été révélée qu'après que l'un des trois alpinistes indiens ait été nommé comme lauréat potentiel d'un prix national d'aventure. C'est là que des témoins d'autres expéditions se sont manifestés pour expliquer « que non seulement ils n'avaient jamais atteint le sommet, mais qu'ils avaient même dû être secourus par des sherpas pour cause d'engelures ». Les trois alpinistes indiens avaient fait valider leur exploit auprès du ministère népalais du Tourisme en photoshoppant leur image en haut de l'Everest. Ils sont désormais interdits d'alpinisme au Népal pour les six prochaines années.

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