Revue de presse internationale

À la Une : les Birmans prêts à se battre jusqu’à la mort

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La police birmane fait usage de canons à eau contre les manifestations anti-coup d'État à Mandalay, le 9 février 2021.
La police birmane fait usage de canons à eau contre les manifestations anti-coup d'État à Mandalay, le 9 février 2021. AP

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C’est une lutte jusqu'à la mort, racontent les correspondants de nombreux quotidiens, alors que malgré la répression la mobilisation-pro démocratie ne faiblit pas en Birmanie, bien au contraire, « plutôt que de dissuader les manifestants - note ainsile Washington Post, la mort de 3 jeunes ce week-end les a galvanisés ». Illustration de cette détermination, ce manifestant de Yangon, cité par le Post qui explique que « les meurtres de manifestants peuvent se produire n'importe quand, mais nous devons continuer à faire ce que nous devons faire, même si les soldats sont prêts à nous tirer dessus ». Avec la grève observée dans tout le pays, « les manifestants espèrent envoyer le signal qu'ils n'accepteront pas le régime militaire, souligne encore le Washington Post, et sont même prêts à paralyser l'économie du pays et à risquer la mort pour atteindre leur objectif de démocratie ».

Près d'un demi-million d'Américains sont morts du Covid

« C'est un chiffre choquant, presque trop grand pour être appréhendé », titre en Une le Washington Post, qui à l'instar du New York Times souligne « qu'aucun autre pays n'a compté autant de morts de la pandémie. Plus d'Américains ont péri à cause du Covid que sur les champs de bataille de la 1ère et de 2e Guerres mondiales et de la guerre au Vietnam réunis ». « Le virus a tué environ un Américain sur 670 », note encore le New York Times qui dans ses pages intérieures publie un long article sur ces milliers de morts qui  « laissent toute une nation engourdie par le chagrin et la perte », « chaque décès a laissé un espace vide dans les communautés dans tout le pays », écrit le quotidien « un tabouret de barre où s'asseyait un habitué, un côté de lit où l'on ne dormait pas, des conjoints, des parents, des voisins, et des amis, les vivants se retrouvent seuls », et racontent donc le monde de peine et de solitude au New York Times.

Le Washington Post de son côté, a choisi de donner la parole aux parents dont les enfants sont morts du Covid. « Même si le nombre d'enfants tués reste relativement faible, note le quotidien, environ un millier d'entre eux ont péri laissant des parents inconsolables. Comme David qui a rapporté le virus à la maison après l'avoir attrapé au magasin de fourniture de piscine dans lequel il travaille à Jackson dans le Tennessee ». « Depuis il s'accuse d'avoir tué sa fille de 6 ans. Elle s'appelait Giggi ». Et son frère de 11 ans pense également que c'est de sa faute, raconte le Washington Post, « c'est lui qui a appelé les urgences quand il a vu que sa sœur ne bougeait plus; il se demande s'il n'aurait pas dû appeler plus tôt ». Des témoignages poignants à lire dans le Washington Post.

6e nuit d'émeutes en Catalogne après l'arrestation du rappeur Pablo Hasel

La colère ne retombe toujours pas notamment à Barcelone où « les manifestations ont viré à l'émeute, aux affrontements violents avec la police et au pillage des magasins », écrit El Pais. Des violences qui ont notamment renforcé les divergences au sein de la coalition gouvernementale -souligne le quotidien madrilène, entre les socialistes du président Sanchez qui dénoncent « du pur vandalisme » et le parti allié Podemos (la gauche populiste radicale), « qui elle soutient les manifestations au nom de la liberté d'expression ». De son côté Die Welt met en avant qu'en pleine pandémie, « le chômage des jeunes est de 40% en Espagne » et que « la colère des émeutiers est sans doute plus alimentée par la frustration que par la seule indignation sur la restriction de la liberté d'expression », estime le quotidien allemand.

Les Saoudiennes vont pouvoir entrer dans l'armée

Article à lire dans le South China Morning Post, qui reprend cette info de l'agence Arab News selon laquelle « les femmes vont pouvoir prendre les armes et servir comme soldats, caporaux ou bien encore sergents d'état-major ». « Seule condition avoir au moins un niveau d'études secondaires et ne pas être mariée à un étranger ». Le quotidien de Hong Kong note encore « que les Saoudiennes n'ont été autorisées à conduire qu'en 2018 », et que « l'extension de leurs droits professionnels intervient au moment même où les femmes militantes sont, elles, visées par la répression de la dissidence ».

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