Revue de presse internationale

À la Une: la virulente riposte chinoise, après les sanctions occidentales

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Des manifestants ouïghours devant l'embassade de Chine à Londres, en janvier 2020.
Des manifestants ouïghours devant l'embassade de Chine à Londres, en janvier 2020. David Cliff/SOPA Images/LightRocket via Getty Images

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Les sanctions sont américaines, canadiennes, et européennes, mais la presse chinoise tire à boulets rouges principalement contre l'Union européenne. 

Dénonçant des « sanctions symboliques mais vicieuses par nature », et qui démontrent, selon le Global Times « l'arrogance morale de l'UE et son intention de s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine ». Et le quotidien nationaliste, d'exhorter les européens à prendre leur distance par rapport aux États-Unis qui n'ont selon lui, comme seule ambition que « de présenter la Chine comme l'ennemi du monde occidental ». L'éditorialiste du Global Times n'y va pas par quatre chemins pour menacer l'Europe de rétorsion économique et commerciale , citant « l'Allemagne et la France et certains pays de taille moyenne qui, souligne-t'il « vont revenir en rampant pour réparer les relations avec la Chine après avoir appris leurs leçons en jouant la carte des droits de l'homme ».

« C'est la 1ère fois en 30 ans que le Royaume-Uni et l'Europe sanctionnent la Chine pour des violations des droits de l'homme », souligne de son côté le Guardian qui admet qu'elles vont devoir toutes deux maintenant « s'efforcer de contenir les éventuelles retombées politiques et économiques de cette décision ». Alors que la Chine a déjà riposté en mettant sur liste noire des « députés européens, des diplomates et des groupes de réflexions ». La presse allemande est de son côté plus partagée. Le Tageszeitung estime que « les sanctions sont discutables car elles produisent souvent l'effet inverse », note le quotidien qui met en garde contre une « dangereuse spirale » dans laquelle s'engouffre l'Europe, qui à la fin ne fera « que des perdants ». À l'inverse, l'éditorialiste de Die Welt se félicite que les Européens mettent enfin en avant « la dignité humaine et la liberté », et appelle à aller plus loin en sanctionnant  maintenant les « dirigeants communistes de Hong Kong ».

Grogne en Allemagne, à nouveau placée sous cloche

« L'Allemagne reste en mode verrouillage, même pour Pâques », grogne la presse allemande qui à l'instar du Mitteldeutsche Zeitung souligne les incohérences de ces nouvelles restrictions. « Les allemands peuvent s'envoler pour Majorque en Espagne mais ne sont pas censés partir en vacances en Allemagne. C'est absurde », raille le quotidien même si la Chancelière Merkel conseille une nouvelle fois aux allemands « de ne pas voyager cette année ». Une situation qui suscite également « beaucoup d'incompréhension », côté espagnol rapporte El Pais qui souligne le même paradoxe, alors que la population espagnole est soumise à des « restrictions de mobilité à l'intérieur du pays »,  « les arrivées de touristes européens, elles, sont autorisées ».  Même si le ministère du tourisme espagnol met en avant l'obligation pour les touristes d'arriver avec un test PCR négatif, les frontières restent ouvertes, note El Pais.

La région de Sydney en Australie, noyée sous des pluies diluviennes

Les images impressionnantes de maisons, de villages noyés sous des mètres d'eau, des voitures et même du bétail à la dérive, s'affichent à la Une de la presse australienne. « Des inondations catastrophiques », titre The Age,  « Un désastre à 2 milliards de dollars », ajoute The Australian qui souligne que la facture  va continuer à augmenter « alors que les pluies torrentielles se poursuivent en Nouvelle-Galles du Sud ». Les crues ont déjà contraint 18 000 personnes à quitter leur domicile, et 15 000 autres sont susceptibles de devoir être évacuées dans les prochaines heures note la presse australienne. « Ces inondations sont une nouvelle épreuve douloureuse pour une communauté déjà dévastée par les feux de brousse  l'été dernier », explique de son côté le correspondant du Guardian, alors que la polémique commence à monter dans la presse australienne sur «l a mauvaise conception des habitations, les infrastructures inadéquates et une expansion urbaine incontrôlée » qui, souligne The Australian ont aggravé « un phénomène météo récurrent, même s'il n'est pas totalement prévisible ».

Brexit : les exportations de produits alimentaires britanniques vers l'UE s'effondrent

Une perte de plus de 40% en janvier, « la plus forte baisse en 20 ans », rapporte le Guardian qui souligne que les principaux touchés sont  « les producteurs de whisky, de fromage et de chocolat » britanniques dont les exportations ont chuté de manière vertigineuse, 68% de baisse par exemple pour le chocolat , les exportations de boeuf et de saumon sont quant à elles « totalement arrêtées », souligne le Guardian qui précise que le gouvernement britannique met en avant « l'effondrement des échanges dû au Brexit, mais également une demande plus faible en Europe, où les restaurants et les hôtels restent fermés ». 

 

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