Revue de presse internationale

À la Une: les déboires de Johnson & Johnson plombent la campagne de vaccination de l'UE

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Le vaccin Johnson&Johnson.
Le vaccin Johnson&Johnson. © Mary Altaffer/AP

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« C'est un nouveau revers pour la campagne de vaccination de l'Union européenne », estiment, avec ce même titre le Financial Times, le Guardian, Le Soir ou bien encore le New York Times qui à l'instar des autres journaux, souligne que la suspension du vaccin Johnson & Johnson, à la suite de quelques cas rarissimes de thromboses, va « assombrir son déploiement », juste au moment où « la campagne vaccinale européenne commençait enfin à prendre de l'ampleur, après des mois de pénurie et de problèmes logistiques ».

« Encore un nouveau bâton dans les roues », se désole le quotidien belge Le Soir qui met en avant « la similitude avec AstraZenaca », d'autant plus, note de son côté le Guardian que les deux vaccins utilisent « la même technologie de l'adénovirus ». Technologie aujourd'hui pointée du doigt, « c'est la même qui est utilisée par le vaccin russe Spoutnik », fait encore remarquer le quotidien britannique.

Et maintenant « quel impact sur le calendrier de vaccination ? », s'interroge Le Soir qui estime que « la hausse des livraisons de Pfizer sera à terme insuffisante pour compenser la suspension des deux vaccins ». « Johnson & Johnson s'était engagé à fournir au moins 200 millions de doses à l'UE cette année », précise le Guardian qui cite la grande inquiétude d'un diplomate européen pour qui « cela pourrait se terminer aussi mal qu'avec AstraZeneca », avec la même perte de confiance des citoyens européens.

Le retrait des troupes américaines d'Afghanistan, après 2 décennies de combat

Un retrait qui sonne la fin de la « plus longue guerre de l'Amérique », titre le New York Times qui  rappelle « que 2 400 soldats américains sont morts dans ce conflit qui a coûté près de 2 000 milliards de dollars ». Le retrait des 3 500 soldats encore sur place devrait débuter très rapidement « début mai », estime la presse américaine et s'achèvera très symboliquement le « 11 septembre prochain », écrit le New York Times « date du 20e anniversaire des attentats qui ont lancé les États-Unis dans la guerre ».

« Biden a donc ignoré les avertissements de ses conseillers militaires selon lesquels ce départ pourrait provoquer une résurgence de la violence terroriste », souligne encore le quotidien, « parce qu'il souhaite s'orienter vers nouveaux défis stratégiques ». Il veut « redéfinir l'agenda mondial de l'Amérique », explique de son côté le Washington Post. « Biden considère que la guerre contre les talibans freine la nécessité de faire face à des menaces plus importantes comme la Chine, le changement climatique ou bien encore la pandémie de Covid ». Et avec le départ des Américains, c'est « un retrait ordonné » qui s'annonce également pour les quelque 7 000 soldats de l'Otan, note le Suddeustche Zeitung.

À 100 jours des JO de Tokyo, la pandémie continue d'alimenter les craintes

La défiance, sinon l'hostilité des Japonais restent au plus haut alors que les cas d'infection continuent d'augmenter dans tout le pays. Selon un sondage publié ce matin dans l'Asahi Shimbun, « près de 70% des Japonais souhaitent que les Jeux soient à nouveau reportés – ou bien tout simplement annulés ». Dans la presse sportive nippone, le président de l'association médicale de Tokyo estime de son côté « qu'il sera très difficile d'organiser les Jeux cet été dans leur forme actuelle avec des athlètes venant de tous les pays ».

« Le spectacle doit-il vraiment continuer ? », s'interroge l'éditorialiste du Guardian qui note « qu'à 100 jours de l'échéance la fameuse promesse des organisateurs pour qui ces Jeux devaient permettre de célébrer la victoire de l'humanité sur le Covid s'est avérée carrément fausse », écrit-il en invitant les organisateurs à regarder « au-delà des pertes financières qu'entraîneraient l'annulation des Jeux », pour considérer « les vies qui pourraient être perdues ».

Des pizzas livrées par des robots

Ça se passe bien sûr aux États-Unis, à Houston au Texas où dès cette semaine, la célèbre enseigne Domino's pizza va lancer un service de livraison complètement automatisé avec « des petites voitures robots joliment baptisées R2 », souligne CNN. Cela ressemble à des petites voiturettes de golf sans chauffeur, avec de chaque côté un couvercle d'ouverture comme un chauffe-plat, dans lequel sera conservé votre pizza.

« Le but est de satisfaire les commandes en ligne de plus en plus nombreuses pendant la pandémie », rapporte le Guardian qui précise que ce n’est pas totalement gagné alors que « Houston a l'un des taux de mortalité routière les plus élevés du pays ». Pas de quoi décourager Domino's qui avait déjà tenté en 2013 « la livraison de pizza par drones », rappelle CNN.

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