Revue de presse internationale

À la Une: À Madrid, l’heure du choix entre deux modèles de société

Un couple de personnes âgées vont voter en vue des élections régionales, le 4 mai 2021 à Madrid.
Un couple de personnes âgées vont voter en vue des élections régionales, le 4 mai 2021 à Madrid. © AP Photo/Bernat Armangue

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Élections régionales dans la capitale espagnole, 5 millions d’électeurs sont appelés à élire l’assemblée de la Communauté de Madrid et à déterminer, ainsi, qui sera son prochain dirigeant. En effet, « Madrid choisit entre deux modèles de société », nous dit El Pais. Et « toute l’Espagne regarde » ajoute El Mundo. Oui, « les Madrilènes signent aujourd’hui le futur de la politique nationale », estime ABC. Au-delà de l’Espagne, en Argentine, El Clarín voit bien lui aussi que cette « élection marque la politique espagnole », tout comme le Financial Times ou le Times.

Alors, pourquoi tant d’intérêt ? Pourquoi un tel enjeu ? Car « ces élections à Madrid deviennent un plébiscite qui peut mettre en échec [le Premier ministre socialiste] Pedro Sánchez et [et son allié de Podemos] Pablo Iglesias »explique El Mundo. Ce denier a quitté le gouvernement pour faire personnellement campagne, mais, face à lui il y a la sortante Isabel Diaz Ayuso, candidate du Partido Popular, le traditionnel parti de la droite conservatrice. Un personnage haut en couleur qui n’a pas peur de gouverner avec l’extrême droite.

En fin de mandat précédent, elle a déjà rompu une coalition avec le parti de centre droit Ciudadanos, pour en conclure une nouvelle avec le parti d’extrême droite Vox, justement. Aujourd’hui, ce qui inquiète, c’est qu’Isabel Diaz Ayuso est donné largement favorite, mais « le nombre de sièges octroyés par les différents sondages obligerait presque toujours Ayuso à conclure un nouvel accord avec Vox », relate El Mundo.

Une candidate comparée à Donald Trump

C’est « une Trumpista anti-confinement en passe de remporter la victoire », titre le Times, en reprenant les critiques adressées par ses détracteurs. Le Financial Times souligne qu’Isabel Diaz Ayuso a clairement surfé sur la « fatigue du confinement ». Elle a mené campagne sur le thème de la liberté, c’est l’une des rares dirigeantes européennes à se dresser contre les restrictions sanitaires, observe encore le Financial Times. Résultat, « les deux blocs », celui très droitier d’Ayuso et celui de gauche d’Iglesias, s’affrontent en tous points, estime El País : « Ils s’affrontent sur leur modèle de santé, de vie, de fiscalité ou d’éducation. »

« Polarisé » est un mot qui revient également beaucoup sous la plume des commentateurs. Ils ont vu une campagne « polarisée », car « les stratèges en communication politique, écrit El País, ont réduit ces élections au dilemme entre deux camps distillés d’une autre époque : “communisme ou liberté” contre “démocratie ou fascisme”. »

Une campagne pour le moins houleuse

En pratique, cela a donné une campagne pour le moins houleuse, « 15 jours de tensions » pour El País. « Deux semaines de fureur et de bruit », lit-on, une campagne marquée par des insultes et carrément des menaces de morts dirigées contre des candidats de gauche. Dernier signe en date de cette tension, à lire sur ABC, le président du centre de recherches sociologiques (CIS), un organisme public chargé de réaliser des sondages, le socialiste José Felix Tezanos est « sorti de son devoir de réserve ». Il compare lui aussi Ayuso à Trump, rapporte ABC, et la liberté prônée par la candidate de droite est pour lui une « liberté des tavernes », référence faite à son électorat.

Autre signe des tensions : les personnalités publiques sont, elles aussi, visées pour leur appartenance politique, nous dit La Razon. Exemple avec l’athlète Roberto Sotomayor. La Razon cite un de ses tweets et en une journée, affirme le sportif, au moins 17 personnes lui ont écrit en privé pour lui dire : « 1. Cochon communiste. 2. Rat. 3. Communiste (juste) 4. Merde rouge. 5. Et allez à Cuba ». Ambiance.

Trump et une nouvelle affaire d’espionnage

Dans la presse britannique, on parle également de Donald Trump, et d’espionnage. « Un ancien agent du MI6 [les services secrets britanniques] a produit un second dossier Trump pour le FBI », c’est en Une du Daily Telegraph. Cet ancien agent du MI6 n’est autre Christopher Steele, le même qui avait déjà « produit un dossier contenant des affirmations explosives sur la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016 et sur la Russie », rappelle le Daily Telegraph.

Information reprise par Business Insider aux États-Unis. Christopher Steel aurait donc produit pour le FBI un deuxième document sur Donald Trump et, cette fois, pendant la présidence de ce dernier. Un document qui contiendrait lui aussi des « allégations d’ingérence russe et des enregistrements sexuels », croit savoir le Daily Telegraph selon des sources qui restent anonymes évidemment.

Une histoire de bébé et d’avion

Une histoire de bébé et d’avion fait le tour monde. Une naissance survenue à bord d’un vol Salt Lake City-Honolulu, le 28 avril dernier. Histoire racontée d’abord par le Washington Post et les médias américains, désormais allègrement diffusée par les médias du monde entier. La Razon en Espagne, le Guardian en Grande-Bretagne, le New Zealand Herald en Nouvelle-Zélande, entre autres. Il faut dire que l’affaire est pour le moins cocasse....

Lavinia « Lavi » Mounga effectuait un voyage de famille, nous dit le Washington Post. Elle ignorait qu’elle était enceinte, mais voilà que le bébé a pointé le bout de son nez en plein vol. Fort heureusement, « au bon endroit au bon moment », dit La Razon, il y avait un médecin généraliste et trois infirmières spécialisées dans le même avion... De quoi faire l’accouchement : « ils ont utilisé des lacets pour couper et nouer le cordon ombilical et ont utilisé une montre intelligente pour mesurer la fréquence cardiaque du bébé ». Le médecin témoigne et, pour la petite histoire, le bébé est en outre un prématuré. La mère n’était qu’à 29 semaines de grossesses, mais il va bien, c’est un garçon et il s’appelle Raymond.

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