Revue de presse internationale

À la Une: Israël se prépare à une invasion terrestre de Gaza

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Vue aérienne de bâtiments détruits dans le nord de la bande Gaza par des frappes aériennes israéliennes, le 13 mai 2021.
Vue aérienne de bâtiments détruits dans le nord de la bande Gaza par des frappes aériennes israéliennes, le 13 mai 2021. © REUTERS/Mohamed Salem

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« Le nouveau cycle d’hostilités entre Israël et les militants palestiniens s’est intensifié à une vitesse effrayante », écrit le New York Times qui explique qu’au-delà de Gaza, « les combats se sont maintenant étendus aux rues d’Israël, dans une vague de violence collective entre Juifs et Arabes ». « Des synagogues incendiées, un arabe israélien lynché par des juifs d’extrême droite », souligne de son côté le Guardian qui évoque « le pire chaos depuis des années ». 

Et la surenchère guerrière se poursuit, « l’offensive terrestre israélienne est sur la table », titre le Jerusalem Post, alors que l’armée, Tsahal, a commencé à masser des milliers de soldats près de la clôture de sécurité qui sépare la bande de Gaza du territoire israélien laissant entrevoir une possible offensive terrestre comme ce fut le cas en 2014. « Les plans d’attaque seront soumis pour approbation, dans la journée aux chefs militaires », explique encore le Jerusalem Post « avant d’être présenté au gouvernement israélien ».

Biden sous pression d’une partie de sa majorité

Même si le président Biden a exprimé hier soir tout à la fois « le droit d’Israël à se défendre et son espoir que cela se termine rapidement », « Il n’a pas expliqué les raisons de son optimisme », note le Guardian qui souligne que le Premier ministre israélien Netanyahu lui martèle « qu’Israël ne se prépare pas à un cessez-le-feu », et qu’il n’y a « aucune date pour la fin de l’opération ».

Les États-Unis ont une nouvelle fois bloqué hier une déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU, « au grand dam de la France et du Royaume-Uni », note le Wall Street Journal qui explique que « Biden est également désormais pressé par sa propre majorité de prendre parti dans l’affrontement entre Palestiniens et Israéliens ». « Ce n’est pas le moment de faire des déclarations tièdes », assène le sénateur démocrate Van Hollen, cité par le Wall Street Journal. Sentiment partagé dans le Washington Post pour qui « toute une génération de jeunes démocrates met (désormais) la pression sur l’administration américaine pour qu’elle remette en question, l’orthodoxie pro-israélienne du parti ».

Liz Cheney évincée : le Parti républicain toujours à la main de Trump

« L’éviction de Liz Cheney prouve que les républicains ne pensent pas pouvoir gagner les élections de mi-mandat sans Trump », souligne le Guardian qui explique que « le gros mensonge » de l’ex-président (sur le fait qu’on lui aurait volé l’élection présidentielle) « est donc désormais la religion du parti républicain ». « Et c’est là que les choses deviennent dangereuses », estime le quotidien britannique à l’instar du Washington Post qui parle lui « de la défenestration politique de Liz Chenez », l’acte -selon lui « d’un parti qui a abandonné la vérité ».

Ce qui laisse craindre, souligne le Post, « que les législatures des États républicains continuent d’utiliser ces fausses allégations de fraude - pour justifier de nouvelles restrictions de vote qui affectent surtout les personnes de couleur ». Le Wall Street Journal de son côté estime que les leaders républicains sont mal partis avec Trump. « Certes ils ne peuvent pas gagner en 2022 sans ses électeurs, mais ils auront encore plus de mal à gagner si l’ancien président domine le parti ces 4 prochaines années et poursuit son combat sur l’élection de 2020 ».

Covid-19 : les pays riches appelés à donner « au plus vite » des vaccins au reste du monde

C’est l’une des recommandations pressantes de l’OMS et qui fait aujourd’hui la Une de la presse australienne. « Un milliard de vaccins doivent être donnés d’ici septembre aux pays en développement », titre ainsi The Age, « avant que de nouvelles variantes du virus ne se développent ».

Le quotidien de Melbourne précise que sur le milliard de doses déjà administrées dans le monde « la majorité l’a été dans les pays riches dont 263 millions aux États-Unis ». Et malgré le soutien de l’Australie à l’initiative Covax, note encore The Age « ce programme n’a distribué (pour l’instant) que 50 millions des 2 milliards de doses promises cette année ». 

« Une piqûre et une bière », pour tenter de convaincre les antivax aux États-Unis

153 millions d’Américains déjà vaccinés avec une première dose, mais le plus dur commence pour convaincre maintenant les réfractaires au vaccin. Et ils sont nombreux aux États-Unis, alors les gouverneurs américains rivalisent d’idées, expliquent le New York Times et le Guardian. « Billets de train et de métro offerts à New York pour aller se faire vacciner », dans le Maine on promet « des bons d’achat alimentaires ainsi que des permis de pêche et de chasse gratuits ».

Mac Donald et Uber viennent également de se joindre à cet effort vaccinal, mais ce qui semble marcher le mieux c’est l’opération « une piqûre et une bière », dans plusieurs États américains « avec des opérations brasserie ouverte » qui font le plein. Comme à Buffalo, explique le New York Times « où en 1 heure plus de gens ont été vaccinés qu’en 12h dans une clinique normale ».  

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