Revue de presse internationale

À la Une: le G7 lance une campagne de vaccination mondiale contre le Covid-19

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Les dirigeants du G7 s’engagent à fournir 1 milliard de doses de vaccin aux pays les plus pauvres.
Les dirigeants du G7 s’engagent à fournir 1 milliard de doses de vaccin aux pays les plus pauvres. © REUTERS/Lucy Nicholson

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C’est le grand dossier à l’ordre du jour aujourd’hui en Cornouailles, où s’ouvre le sommet des leaders des pays riches, « les dirigeants du G7 s’engagent à fournir 1 milliard de doses de vaccin aux pays les plus pauvres », titre le Financial Times qui souligne que cette « initiative est une réponse aux critiques selon lesquelles les nations riches ont accaparé la majeure partie des doses de vaccins ».

« C’est une étape historique dans la lutte contre la pandémie », fait valoir de son côté le Japan Times qui reprend ainsi les mots du président Biden, le quotidien japonais qui détaille « les 500 millions de doses promises par les États-Unis auxquels s’ajoutent 100 millions offertes par le Royaume-Uni », les autres pays du G7 devraient compléter cette offre pour atteindre le milliard de doses « et ainsi couvrir 80 % de la population adulte mondiale ». C’est en tous cas l’objectif.

Une générosité vaccinale encore insuffisante

Pour les organisations humanitaires et les défenseurs des droits de l’homme « le compte n’y est pas », explique le Guardian qui met en avant que ce milliard de doses est bienvenu, mais « ne répond pas aux problèmes structurels auxquels sont confrontés les pays à faible revenu pour assurer un approvisionnement régulier en vaccin », il faudrait, selon ces organisations, au moins « 11 milliards de vaccins », pour répondre aux besoins. Le quotidien britannique qui met également en avant que, selon l’OMS, « seuls 2 % des Africains ont reçu une dose, sur une population de 1,3 milliard » et ce, ajoute de son côté le New York Times « alors que certaines nations riches ont déjà vacciné la majorité de leur population ».

Un constat partagé par le Washington Post qui explique « l’aide américaine et les 500 millions de doses promises » est « un signe d’empathie bien nécessaire pour les millions de personnes menacées par la pandémie », mais que c’est également « un acompte important versé par Biden, explique le Post pour restaurer le leadership américain dans un monde qui en doute ».

Un premier sommet extraordinaire, en présentiel depuis la pandémie

« Un sommet extraordinaire à bien des égards », explique le Guardian qui révèle les « règles sanitaires drastiques », qui doivent être observées au cours des trois prochains jours. Notamment l’obligation pour tous, -dit le quotidien « du plus petit fonctionnaire aux chefs d’État de passer des tests quotidiens de dépistage du Covid-19, de porter des masques en réunion ou bien encore de ne pas être plus de 6 à table pour les repas »... Un vrai souci pour un sommet à 7 mais le Cabinet Office est formel, précise le Guardian « les règles seront suivies ».

À table justement, où les hôtes britanniques serviront à leurs invités « le meilleur de leur gastronomie », écrit The Age, le quotidien australien qui détaille « des coquilles Saint-Jacques de l’aloyau grillé et homards aux poireaux caramélisés », pour le dîner de samedi avec également des guimauves grillées sur un feu de camp sur la plage de Carbis Bay. Le tout arrosé de « Shiraz australien », s’enorgueillit The Age, qui souligne que cela est également un acte de solidarité politique contre la Chine qui a banni les vins australiens.

Au Japon, le gouvernement rectifie le tir sur le traçage des journalistes

Une nouvelle qui avait causé quelque émoi parmi les délégations étrangères, le gouvernement japonais a donc du préciser sa pensée « les journalistes, les athlètes et les officiels étrangers seront bien tracés le GPS de leur téléphone », mais« pas en temps réel », souligne le Japan Times « pas question de surveiller les allées et venues des étrangers mais de retracer leurs mouvements rétroactivement au cas où des infections au Covid-19 seraient confirmées ».

Interrogations sur l’état de santé de de Kim Jong-un

Des interrogations soulevées par des photos récentes publiées par l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, où l’on aperçoit un leader nord-coréen aminci, loin de l’image replète qu’on lui connaît habituellement, explique le Guardian qui à l’instar de nombreux quotidiens s’interrogent sur cette perte de poids, en relevant que Kim 37 ans, est un gros fumeur, que son poids l’an passé flirtait avec les quelque 140 kilos.

« Peut-être qu’il a décidé de perdre du poids pour améliorer sa position dans le pays, qui est confronté à des pénuries alimentaires ? », s’interroge un média sud-coréen. Le Guardian rappelle que la santé de Kim est une source fréquente de spéculation, et qu’il disparaît souvent « comme au printemps dernier », avant de réapparaître « apparemment en bonne santé ». 

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