Revue de presse internationale

À la Une: le G7 et les reproches adressés à Pékin

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Le sommet du G7 s'est achevé le 13 juin 2021 en Cornouailles.
Le sommet du G7 s'est achevé le 13 juin 2021 en Cornouailles. © AP/Patrick Semansky

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Le président américain Joe Biden a appelé les démocraties à s’unir, et à se rallier à son panache blanc, disons-le, pour s’opposer aux autocraties. La Russie, bien sûr, et on en reparlera mercredi à l’occasion de sa rencontre avec Vladimir Poutine à Genève, mais aussi la Chine. Le New York Times et le Washington Post détaillent les reproches adressés à Pékin dans le communiqué final. Il y a la répression contre les musulmans ouïgours au Xinjiang et les attaques contre les militants pro-démocraties de Hong Kong, mais il y a aussi l’agressivité chinoise dans l’espace maritime proche ou plus éloigné. À ce titre, le Japan Times souligne que le G7 a réaffirmé son soutien à la vision japonaise sur la question de Taïwan, toujours considérée à Pékin comme une partie de la Chine, laquelle n’exclut pas l’usage de la force pour faire rentrer l’île nationaliste dans le rang.

Dans la même veine, le quotidien australien The Australian affirme que le G7 sur ces questions, s’est carrément rallié au discours du Premier ministre australien Scott Morrison, même s’il reconnaît quelques différences, notamment avec les pays comme la France ou l’Allemagne, qui ont moins d’intérêts dans la zone indo-pacifique et des relations commerciales plus serrées avec la Chine.

Des critiques venues de Chine

Le South China Morning Post souligne lui aussi ces nuances entre pays du G7 et sans surprise, le quotidien de Hong Kong reprend à son compte les critiques formulées par le gouvernement chinois. « Le temps où un petit groupe de pays dirigeait le monde est révolu depuis longtemps », peut-on notamment lire.

Le journal insiste notamment sur le plan du G7 pour les infrastructures, l’un des dossiers prioritaires de Joe Biden en politique intérieure et qu’il pousse aussi au plan international. Le but avoué, c’est de contrer l’initiative chinoise dite des nouvelles routes de la soie. Le South China Morning Post se plaît à souligner que le plan du G7 inspiré par Joe Biden reste assez nébuleux, notamment en termes de projets concrets et surtout de montant d’investissement avancé, affirmant, non sans raison, que ce projet est bien moins avancé que celui proposé par Xi Jinping.

Poursuite du marathon diplomatique de Joe Biden à Bruxelles

Le sommet des dirigeants de l’Otan se tient ce lundi, avant une journée de demain consacrée à une rencontre avec les dirigeants de l’Union européenne. Le quotidien belge Le Soir fait la liste des sites sensibles à éviter dans la capitale belge, où Joe Biden est arrivé hier soir pour une visite qui va durer 42 heures.

Mais c’est surtout le journal suisse Le Temps qui détaille les enjeux de ce sommet de l’Alliance atlantique. Une mise au point paraît nécessaire. Le dernier document stratégique date de 2010 et il s’est passé beaucoup de choses depuis. D’abord, Donald Trump, obsédé par le fait que les Européens paient leur juste part dans leur défense, avait aussi qualifié l’Alliance d’obsolète et manifestement s’en est désintéressé. C’est entre autres ce qui a fait dire ensuite à Emmanuel Macron que l’Otan était en état de « mort cérébrale », poussant notamment à repenser la stratégie dans un projet à l’horizon 2030 sur lequel va s’appuyer le secrétaire général Jens Stoltenberg.

Pour Joe Biden, la question est en effet moins économique, même si cette dimension est importance, que géopolitique. Pour le quotidien suisse, l’articulation de la défense de l’Europe entre l’Otan et donc les États-Unis et une défense européenne appelée de leurs vœux par certains dirigeants européens est cruciale au moment où les sujets de friction avec la Russie se multiplient, notamment sur la question ukrainienne.

Naftali Bennett, nouveau Premier ministre israélien

Naftali Bennett, 49 ans et qui a vécu aux États-Unis avant de se lancer dans les affaires puis en politique, est à la tête d’un petit parti de droite nationaliste. Son portait et son parcours pour le moins sinueux est longuement dressé par le quotidien de centre gauche israélien Haaretz.

Naftali Bennett se retrouve à la tête d’une coalition hétéroclite de huit formations politiques parmi lesquelles un parti islamiste représentants les Arabes israéliens, des formations d’extrême droite et le parti plutôt centriste de Yaïr Lapid, Premier ministre d’alternance avant la formation du gouvernement de Naftali Bennett, auquel il doit succéder dans deux ans.

Un attelage qualifié d’improbable par le quotidien britannique le Guardian, qui explique que cette coalition met fin à 12 ans de règne de Benyamin Netanyahu, dont les deux dernières années ont été marquées par la crise politique sur fond d’inculpation pour corruption. À 71 ans, celui-ci ne s’avoue pas vaincu et il s’assoit désormais dans le fauteuil de chef de l’opposition avec la ferme intention de revenir le plus vite possible aux affaires.

Euro de football : une frayeur et des départs en flèche

Après l’effroi du malaise et du sauvetage du Danois Christian Eriksen, c’est le bilan d’un premier week-end de compétition à l’Euro 2021. Plusieurs quotidiens se félicitent de l’entrée en lice de leur équipe nationale avec une certaine confiance. L’équipe d’Angleterre fait la Une de tous les journaux du pays après sa victoire face à la Croatie dans son premier match.

Les journaux parlent de « Flying start », un départ en flèche. Confiance aussi en Belgique. Après la victoire convaincante des Diables rouges contre la Russie à Saint-Pétersbourg, Le Soir voit la sélection sur du velours d’ici à la fin du premier tour.

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