Revue de presse internationale

À la Une: le pari de la réconciliation en Espagne

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Dans son allocution, le Premier ministre Pedro Sanchez a annoncé à Barcelone la grâce des neuf indépendantistes catalans pour leur rôle dans la tentative de sécession en 2017.
Dans son allocution, le Premier ministre Pedro Sanchez a annoncé à Barcelone la grâce des neuf indépendantistes catalans pour leur rôle dans la tentative de sécession en 2017. © AP/Paul White

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« Nous pouvons recommencer », titre une grande partie de la presse espagnole, reprenant les mots du Premier ministre Pedro Sanchez qui a hier annoncé à Barcelone la grâce des 9 indépendantistes catalans pour leur rôle dans la tentative de sécession en 2017. Des grâces formellement « approuvées ce mardi en Conseil des ministres », « comme un message pour réconcilier la société catalane et le reste de l’Espagne », explique El Pais, le quotidien madrilène qui met en avant qu’en faisant sortir ces neuf personnes de prison, « Madrid fait un signe aux milliers de personnes qui les ont soutenus et qui se sentent solidaires », « c’est une manière de rétablir la coexistence ». 

« L’unité nationale en échange de la grâce des sécessionnistes », titre de son côté Le Temps, le quotidien suisse qui à l’instar d’El Pais et de la Vanguardia souligne qu’il s’agit d’un pari risqué alors que « ces grâces suscitent une forte opposition dans le reste de l’Espagne, notamment », note El Pais « parce que les partisans de l’indépendance n’ont exprimé aucune forme de repentance ». Reste à savoir si ces grâces vont permettre de faire avancer le dialogue en Catalogne - où le nouveau président régional indépendantiste Pere Aragonès « est un modéré », explique Le Temps.

« Ça ne va pas être facile », estiment la plupart des observateurs politiques et politologues dans la presse espagnole « alors que les indépendantistes exigent toujours un référendum d’auto-détermination dont Madrid ne veut absolument pas entendre parler ». Pour autant, la grâce des prisonniers devrait déjà permettre de lever un puissant « argument de mobilisation des séparatistes », note un politologue catalan « cela permet d’avancer et va forcer les indépendantistes à proposer autre chose ». Déjà note El Pais « les séparatistes ont fait un pas vers Sanchez en abandonnant l’idée d’une indépendance unilatérale ».

L’Occident renforce les sanctions contre la Biélorussie de Loukachenko

« C’est une pluie de sanctions qui s’abat sur la Biélorussie », titre Le Soir. Objectif « mettre le régime de Loukachenko à sec », explique de son côté le Guardian, qui souligne à l’instar du quotidien belge que « le détournement du vol Ryanair le mois dernier et l’arrestation du journaliste Protasevich ont changé la donne ». « L’Union européenne passe aux sanctions économiques pour frapper Minsk au portefeuille », écrit Le Soir, « et c’est un vrai tir groupé avec Washington, Londres, et Ottawa qui ont immédiatement emboîté le pas des Européens avec également de nouvelles sanctions ». Et ces sanctions « vont faire mal, très mal à l’économie biélorusse », estime le Guardian qui détaille « des sanctions visant à frapper les principales industries exportatrices du pays, notamment le pétrole, le tabac et la potasse afin d’étouffer le financement du régime de Loukachenko ».

« Combien de temps encore le Kremlin sera-t-il (alors) disposé à maintenir sous perfusion Loukachenko ? », s’interroge Le Soir qui estime que le dictateur « coûte à la Russie entre 2 et 3 milliards par an ». Somme qui pourrait atteindre 10 milliards avec les sévères sanctions de l’UE, note encore le quotidien belge qui explique que, « le Kremlin pourrait alors reconsidérer sa position et lâcher Loukachenko ou bien encore annexer la Biélorussie ».

Le retrait américain d’Afghanistan ralenti face à l’avancée des talibans

Annonce faite hier par le Pentagone et reprise dans l’ensemble de la presse américaine qui souligne que la « date butoir du 11 septembre », reste néanmoins inchangée. Et le New York Times de décrire « l’avancée (inexorable) des talibans et l’effondrement des bases des forces de sécurité au fur et à mesure du retrait des troupes américaines », qui poussent « certains Afghans à former leur propre armée », souligne le quotidien américain.

C’est le cas des Hazaras, une minorité persécutée en Afghanistan qui après plusieurs massacres commence à s’armer et s’organiser « en groupes d’autoprotection », qui laissent craindre selon le New York Times « de nouvelles guerres entre milices rivales ». De son côté, Pékin « exhorte ses concitoyens à quitter l’Afghanistan », rapporte le Global Times en raison de la « dégradation de la situation sécuritaire », « les Chinois sont invités à partir au plus vite », souligne le quotidien nationaliste chinois.

Les révélations stupéfiantes d’un nouveau livre sur la présidence Trump

Un livre signé par deux reporters du Washington Post -et intitulé « Le scénario du cauchemar », qui révèle qu’aux premiers jours de la pandémie l’an passé en février, Donald Trump aurait tout simplement proposé « d’expédier les Américains ayant contracté le Covid-19 à Guantanamo », dans la fameuse prison de Guantanamo Bay, cette partie de l’île cubaine où les Américains « hébergent sans procès des dizaines de suspects accusés de terrorisme », souligne le Guardian qui rapporte l’info. Tous les extraits de ce livre à retrouver également bien sûr dans le Washington Post

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