Revue de presse internationale

Brexit: 5 ans après le coup de tonnerre du référendum, les Britanniques toujours aussi divisés

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Entre Londres et Bruxelles, le divorce est bel et bien consommé.
Entre Londres et Bruxelles, le divorce est bel et bien consommé. AFP/File

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Cinq ans après, « tout a changé et pourtant rien n’a changé », explique Le Soir, le quotidien belge qui souligne que si le divorce est désormais bel et bien consommé entre Londres et Bruxelles, la question du Brexit « continue à faire débat chez les Britanniques », toujours très divisés sur cette sortie de l’Union européenne. « Quatre Britanniques sur cinq disent qu’ils voteraient de la même manière », explique de son côté le Financial Times, même si les sondages révèlent « qu’ils sont beaucoup moins enthousiastes en revanche sur l’accord commercial passé avec l’UE ». Un autre sondage indique que « 51 % des Britanniques voteraient pour rester dans l’Union si le vote avait lieu maintenant, et 49 % pour la quitter ». Bref, 5 ans après, la fracture persiste alors que les « inquiétudes montent sur les conséquences économiques de ce divorce », souligne encore Le Soir.

« L’accord conclu en 2020 entre Londres et Bruxelles a (certes) permis d’éviter les droits de douane et les quotas sur les marchandises », explique de son côté le New York Times mais « les nouvelles formalités administratives et les retards qu’elles entraînent ont parfois conduit à la pourriture des cargaisons », note le quotidien américain qui émet des doutes également sur l’optimisme et l’ambition de Boris Johnson de créer « une Grande-Bretagne globale », « plus agile, avec des liens plus forts avec les États-Unis ou bien encore l’Inde ou l’Australie ». « Ce plan n’est qu’à ses balbutiements », juge le New York Times pour qui « les risques liés à la nouvelle donne sont déjà évidents, qu’il s’agisse du petit sandwich au jambon confisqué au chauffeur routier à l’affrontement naval dans la Manche ».

Tollé après la décision de l’UEFA d’interdire à Munich d’illuminer son stade aux couleurs de l’arc-en-ciel

La polémique fait le tour de la presse mondiale et annonce un match de l’Euro de football tendu ce soir entre l’Allemagne et la Hongrie. « Honteux », titre le Guardian qui reprend ainsi les mots de colère du maire de Munich face aux dirigeants du foot européen qui ont donc jugé « que cette illumination du stade pour soutenir les droits des LGBT et protester contre la législation hongroise qui discrimine les homosexuels », était « contraire à ses règles de neutralité politique et religieuse ».

Une décision de l’UEFA que « regrettent les dirigeants européens, qui fustigent la nouvelle loi hongroise », souligne le quotidien suisse Le Temps. En signe de protestation, « d’autres villes allemandes comme Cologne, Francfort et Berlin ont décidé d’éclairer leurs stades aux couleurs de l’arc-en-ciel pendant le match », note de son côté le Washington Post, alors que la presse allemande pointe néanmoins une forme « d’hypocrisie » dans cette levée de boucliers contre l’UEFA « pointé du doigt comme un bouc émissaire », estime le Frankfurter Allgemeine Zeitung, qui à l’instar du Tageszeitung juge que la question de tolérance devrait être posée à tous, à commencer par l’Allemagne, un pays où, souligne la TAZ, « un footballeur qui révèle son homosexualité voit sa valeur marchande immédiatement réduite de 90% ».

Covid-19 : crainte d’une troisième vague aux États-Unis face à la propagation du variant delta

C’est à la Une du Wall Street Journal, qui tire la sonnette d’alarme face à la « propagation rapide de l’ultra-contagieux variant delta », citant une étude selon laquelle « ce variant pourrait devenir la souche dominante aux États-Unis d’ici 2 à 3 semaines ».

Situation d’autant plus préoccupante qu’une partie de la population, notamment les jeunes 18-26 ans, « reste réfractaire à la vaccination », note le New York Times, qui à l’instar de l’ensemble de la presse américaine souligne également que la Maison Blanche a reconnu qu’elle manquera de peu son objectif de vacciner « 70 % de la population d’ici le 4 juillet ». « 45 % de la population, soit 150 millions d’Américains, ont déjà reçu leurs deux doses, 178 millions la première », note encore le Wall Street Journal.  

Les assassins saoudiens de Khashoggi formés aux États-Unis

Révélation du New York Times. Les quatre Saoudiens qui ont participé au meurtre du journaliste « ont été formés, un an plus tôt par la société de sécurité Tier 1 group, en Arkansas, dans le cadre d’un contrat approuvé par le département d’État », révèle le quotidien américain, qui souligne « que rien ne prouve que les responsables américains savaient que les Saoudiens étaient impliqués dans l’entreprise de répression ordonnée par le prince héritier ben Salman contre les dissidents ».

Le New York Times pointe néanmoins « les dangers de ces partenariats militaires avec des gouvernements répressifs » qui, déplore-t-il, « font l’objet d’aucune surveillance après leur retour au pays ».

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