Revue de presse internationale

À la Une: la chancelière Merkel fait ses adieux à Joe Biden à la Maison Blanche

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Sur cette photo d'archives du 1er février 2013, la chancelière allemande Angela Merkel, à droite, et le président américain Joe Biden marchent à la chancellerie à Berlin, en Allemagne.
Sur cette photo d'archives du 1er février 2013, la chancelière allemande Angela Merkel, à droite, et le président américain Joe Biden marchent à la chancellerie à Berlin, en Allemagne. AP - Markus Schreiber

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Après le Royaume-Uni, la tournée des adieux d'Angela Merkel se poursuit aux États-Unis, où elle sera reçue par Joe Biden aujourd’hui à la Maison Blanche. Une visite partagée entre les hommages qui seront rendus à la chancelière et les discussions politiques sur les sujets qui fâchent

Même si c'est la dernière visite aux États-Unis d'Angela Merkel en tant que chancelière, il ne s'agit pas seulement « d'une tournée d'adieu émotionnelle », explique le Tagesspiegel. « Oui Angela Merkel recevra un autre doctorat honorifique, et oui avec son mari Joachim Sauer elle est invitée à dîner chez les Biden », mais c'est également et surtout une « visite de travail », insiste le quotidien allemand pour qui il s'agit de tourner la page désastreuse des « quatre années de Donald Trump ». Le président Biden « veut s'attaquer à des problèmes pressants », souligne le Tagesspiegel  et il a « besoin de l'aide de l'Allemagne ».

« Il reste une foule de questions économiques et de politique étrangère en suspens », acquiesce de son côté le Washington Post qui estime néanmoins qu'il y a « peu de chances qu'aucune d'entre elles ne soient réglées » durant cette visite. Ce voyage, explique encore le Post « sera plutôt l'occasion de réaffirmer les liens bilatéraux étroits et la continuité et l'importance de la relation », alors qu'Angela Merkel s'apprête à quitter le pouvoir en septembre après 16 ans de mandat.

La grande question est de savoir ce qui va se passer « après le départ de Merkel », note de son côté le New York Times qui estime que sur les dossiers qui fâchent « le gazoduc Nord Stream 2 qui passe directement de la Russie à l'Allemagne », et l'engagement de Berlin avec la Chine, ces tensions « ne disparaîtront pas avec la fin du leadership de Merkel ». « La relation américano-allemande ne s'est pas encore totalement remise des effets néfastes de l'ère Trump », estime encore le quotidien pour qui au-delà des hommages qui seront rendus à la chancelière, « c'est avec celui ou celle qui lui succédera que le président Biden devra tenter de dissiper le scepticisme allemand à l'égard du leadership des États-Unis ».

Bolsonaro hospitalisé pour une occlusion intestinale après 10 jours de hoquet

Un hoquet persistant que rien « ne semble pouvoir arrêter », d'où une batterie d'examens en cours à l'hôpital explique le correspondant du Washington Post à Brasilia qui note que le président brésilien a connu toute une série de problèmes de santé « qu'il a failli mourir après avoir été poignardé en 2018, qu'il a ensuite attrapé le Covid et qu'il a été pendant sa convalescence mordu par un oiseau géant ressemblant à un émeu ».

Cette nouvelle hospitalisation intervient en tout cas « en pleine crise politique et alors que les appels à sa destitution  s'intensifient », note de son côté le Wall Street Journal. De là à en faire une opportunité, Bolsonaro n'a pas hésité : il a posté une photo de lui sur Instagram, rapporte le New York Times, sur « laquelle on le voit allongé torse nu sur un lit d'hôpital avec une sonde nasale et une perfusion dans le bras ». C'est cette même photo qui fait la Une de l'ensemble de la presse brésilienne, et qui déclenche la colère de la Fohla de Sao Paulo pour qui il est clair « que « Bolsonaro profite de son hospitalisation pour se poser en martyr face à Lula », l'ancien président et icône de la gauche « donné gagnant de la présidentielle l'an prochain », estime le quotidien brésilien.

Le Covid met à mal les espoirs diplomatiques du Japon pendant les JO

Le Premier ministre Suga qui comptait mener « une diplomatie active avec l'accueil d'une centaine de dirigeants étrangers pendant les Jeux », écrit le Japon Times, voit ses espoirs se réduire drastiquement « alors que le pays est placé sous état d'urgence sanitaire ». Les présidents chinois et américain ne viendront pas, la Corée du Nord a déjà retiré toute son équipe d'athlètes et la visite du président sud-coréen est encore en cours de finalisation, souligne le quotidien japonais qui met en avant qu'« Emmanuel Macron sera le seul grand dirigeant mondial présent à la cérémonie d'ouverture le 26 juillet prochain ». Mais en partie parce que la France « accueillera les Jeux de 2024 », précise le Japan Times.

Côté sportif, la Chine est prête à faire le plein de médailles à Tokyo

La Chine va envoyer à Tokyo « 777 personnes, sa plus grande délégation pour des JO à l'étranger », souligne le South China Morning Post. Parmi elles, 431 athlètes qui forment la « Team Dragon » – c'est le nom de l'équipe chinoise, qui tentera de gagner des médailles dans 225 épreuves – dont des médailles d'or espère la Chine « en tennis de table, badminton, gymnastique, haltérophilie, tir et en plongeon ».

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